Test : Yonder : The Cloud Catcher Chronicles


Yonder : The Cloud Catcher Chronicles
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Note des joueurs :
4.5/5 - 4 notes
Note des platineurs :
5/5 - 1 note

Yonder : The Cloud Catcher Chronicles

ps4


39 trophées au total
2 trophées cachés

87 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 25 joueurs (29 %)
100% par : 25 joueurs (29 %)
Note du jeu
14/20
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Test du jeu
Yonder : The Cloud Catcher Chronicles

  • Test rédigé par maitrebabar le 04-08-2017 - Modifié le 04-08-2017


Introduction


The Legend of Géméa

Sorti le 18 juillet 2017, Yonder : The Cloud Catcher Chronicles nous propose un voyage à la recherche de vos origines. Pour cela, il faudra explorer Géméa, une île mystérieuse menacée par une étrange forme de corruption.

Le titre est développé par Prideful Sloth, un petit studio australien composé de 3 anciens d’Activision et Rocksteady notamment, qui se sont inspirés de titres comme The Elder Scrolls, Zelda, Harvest Moon, Destiny et Bastion pour élaborer leur première création. Mais la question qui nous intéresse ici est de savoir si le nom du studio, qui se traduirait dans notre langue en Fière paresse, est malheureusement représentatif de la qualité du jeu, ou s’il ne s’agit que de la répercussion d’une passion pour le paresseux, qui sert de logo au studio…

Contenu du jeu


La quête principale du jeu vous conduira à dissiper cet étrange nuage.
What a Yonderful World

Yonder : The Cloud Catcher Chronicles est un jeu exclusivement solo, qui ne propose qu’un mode histoire. Suite à un écran de personnalisation du personnage assez minimaliste, qui ne permet de modifier que le sexe, la corpulence et la couleur de peau, de cheveux et des yeux, le scénario est présenté en quelques lignes de texte. (Oui c'est bien ça, vous ne trouverez aucune cinématique. D'ailleurs sans spoiler quoi que ce soit, toute la trame narrative principale du jeu sera présentée de cette manière, sa conclusion comprise.) On y apprend ainsi qu’après avoir été envoyé loin de chez lui par ses parents afin de le protéger des ténèbres qui rongent son île d'origine, Géméa, le héros anonyme que vous incarnerez y revient en quête de réponses. Assez classique, succinct, mais efficace dans la mesure où vous aurez envie d’en savoir plus.

La progression est rythmée par des missions, principales et optionnelles, qui seront soit obtenues automatiquement après en avoir terminé une autre, soit en parlant aux PNJ qui peuplent l'île. Les premières missions sont d’abord l'occasion de se familiariser avec les principales occupations disponibles, avant que le journal de quêtes du jeu ne se remplisse. Vous obtiendrez ainsi très vite les outils indispensables du parfait explorateur, que sont la masse et la hache, puis la faucille, la pioche et la canne à pêche. Pas d’épée ? Pas de bouclier ? Non, malgré les fréquentes comparaisons avec la série Zelda, Yonder est un jeu complètement pacifique, dans lequel vous ne trouverez donc aucune arme. Mais alors que faire s’il n’y a nul monstre à occire, ni aucun méchant à anéantir ?

Le jeu est essentiellement basé sur l’exploration, et de ce côté-là il y a de quoi faire. Géméa est un terrain de jeu plutôt vaste comprenant 8 régions qui possèdent une faune et une flore spécifiques, avec des paysages allant de la plaine à la montagne, avec également un désert, des forêts… De plus, tout ceci est accessible dès le début, à quelques exceptions près, ce qui donne une grande liberté d’exploration. En outre, un cycle jour/nuit ainsi qu’un système de saisons sont présents dans le jeu, influençant notamment la faune, mais aussi les paysages, surtout en hiver.
En explorant l’île, il sera possible de récupérer de nombreux matériaux, tels que du bois, des pierres, des lianes ou du fourrage, et bien d'autres. Certains matériaux pourront aussi être obtenus auprès des marchands présents sur l’île. Contrairement à la plupart des jeux, ceux-ci fonctionnent via un système de troc et non avec une monnaie. Vous devrez donc avoir des ressources à échanger avec eux pour obtenir leurs marchandises. De plus, un système simplifié de fluctuation des prix est également présent, permettant de réaliser quelques jolis bénéfices. Enfin, vous pourrez construire et gérer des fermes, afin d’y planter des graines, d’adopter des animaux parmi les 9 espèces présentes, puis de transformer vos récoltes pour produire du fromage par exemple.

Tous ces éléments vont ensuite servir à la fabrication. Cet aspect du jeu occupe une place importante puisqu'il sera souvent nécessaire de fabriquer tel ou tel objet pour progresser dans les missions. Pour apprendre les différentes recettes, il faudra intégrer chacune des 6 guildes (charpentiers, tailleurs, horlogers...) en terminant une petite mission. En ayant suffisamment utilisé les recettes d'une guilde, il est ensuite possible d'atteindre le rang de maître de la guilde, ce qui donnera accès à davantage d'options de fabrication. Au total, ce sont plus de 170 objets différents qui pourront être fabriqués.

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


La modélisation des personnages n'est pas le point fort de Yonder.
A Link to the Past

Yonder ne s'illustre pas vraiment par sa réalisation graphique. La modélisation des personnages illustre parfaitement ce point, ceux-ci présentant un niveau de détails particulièrement faible pouvant faire penser aux Mii, les célèbres personnages Nintendo introduits avec la Wii. En revanche, contrairement à certains jeux où la modélisation des PNJ est plus poussée (comme The Witcher 3 pour ne pas le citer), on ne retrouve pas uniquement 4 ou 5 personnages modélisés qui seraient dupliqués un peu partout dans le jeu. Ce faible niveau de détails est également présent pour les décors, qui affichent, de plus, des textures assez minimalistes.
Dans l'ensemble, on peut imaginer que le jeu pourrait tourner sans grande difficulté sur des consoles de la précédente génération. Toutefois, si le rendu visuel n'est clairement pas celui d'un AAA, l'exploration de Géméa reste un plaisir grâce à de jolis panoramas et des environnements réussis et variés. De plus, la grande distance d'affichage du jeu participe également à un rendu visuel satisfaisant, certains points de vue permettant ainsi de contempler l'île dans sa quasi-intégralité.

Afin de rendre votre découverte plus agréable encore, Prideful Sloth a intégré une BO qui vous accompagnera tout au long de votre aventure. Et si on regrette un peu leur nombre restreint, c'est essentiellement parce que les thèmes musicaux proposés sont très bons et s'intègrent parfaitement à l'univers. Et le travail sur l'ambiance sonore ne s'arrête pas là puisque les différents bruitages sont également réussis et contribuent pleinement à l'immersion.

Le contrôle du personnage est bien adapté au jeune public, qui est une cible évidente du jeu, puisque sa prise en main se fait de manière très rapide, grâce à une configuration des touches assez intuitive. Les déplacements sont par contre un peu lourds, ce qui a tendance à compliquer les quelques passages de plateforme qui demandent un peu de précision.
Même si ça ne m'est arrivé qu'une seule fois en une vingtaine d'heures de jeu, il peut également arriver de se retrouver coincé dans le décor, avec pour seule solution de recharger une sauvegarde précédente. Quelques ralentissements sont également de la partie, mais ils sont relativement peu gênants étant donné la nature calme du jeu.

 

Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


L'exploration de l'île de Géméa se révèle être très plaisante.
Géméa la folie... ou pas du tout ?

Comme indiqué dans le paragraphe précédent, Yonder s'adresse en partie aux plus jeunes. Ainsi, en plus du fait qu'il soit complètement dépourvu de la moindre forme de violence, la prise en main est intuitive et la progression ne comporte aucun pic de difficulté. L'aventure se traverse donc sans risque de blocage, ce qui ne l'empêche pas de proposer une durée de vie très satisfaisante, a fortiori pour un jeu indépendant. En effet, si la fin du jeu peut être atteinte en une petite dizaine d'heures, il faudra environ le double pour en faire réellement le tour, c'est-à-dire pour terminer l'ensemble des missions secondaires, compléter ses collections, restaurer les 8 régions, faire évoluer ses fermes... et obtenir le trophée de platine.

Vous l'aurez déjà compris en lisant les paragraphes précédents, il est très agréable de découvrir Géméa. Le fait que Yonder soit un jeu pacifique, contrairement à la grande majorité des autres production vidéoludiques que l'on peut trouver sur notre console, ainsi que la grande liberté donnée par la possibilité de visiter l'intégralité de l'île dès le début, donne un aspect très relaxant à l'aventure.
Cependant, bien que les activités proposées sont assez variées, la pêche et l'élevage s'ajoutant à l'exploration et aux missions à compléter, l'aventure peut s'avérer un peu ennuyeuse au bout d'un moment.

Effectivement, une fois que vous aurez visité l'intégralité de l'île, vous pourriez avoir le sentiment que le voyage s'allonge de manière quelque peu artificielle. Ceci est dû à quelques maladresses qui rendent les déplacements un peu pénibles. Tout d'abord, bien qu'il existe un système de portails de téléportation, par l'intermédiaire des Pierres de sages à activer, leur utilisation est finalement assez peu pratique, notamment en raison de leur localisation. Ceci nous pousse donc à réaliser intégralement les trajets, dont de nombreux allers-retours imposés par les missions. Malheureusement, ceci n'est pas non plus facilité par l'impossibilité de placer manuellement un repère sur la carte (afin qu'il s'affiche ensuite en jeu), ni par le fait qu'il faille quelques heures avant de commencer à se repérer sur l'île, si tant est que vous y arriviez, en raison de zones qui peuvent manquer de repères ou sont un peu labyrinthiques.

Il est également à noter que le jeu ne vous mettra jamais face à un choix, ce qui réduit à néant l'intérêt de faire une seconde partie si vous avez déjà fait le tour du jeu.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Terminer les collections sera nécessaire pour débloquer le trophée de platine, mais cela vous prendra un bon moment.
L'Obstacle des Saisons

Yonder : The Cloud Catcher Chronicles propose une liste complète de 39 trophées, dont un (Platine) trophée de platine. Celui-ci, intitulé Fastoche, ne pourrait pas mieux porter son nom. En effet, le jeu étant basé sur l'exploration et ne comportant ni combats, ni phases de plateformes, il n'oppose aucune résistance lors de votre progression. Seules quelques (toutes) petites énigmes seront à résoudre, mais leurs solutions sont déjà trouvables sur Youtube.
Un unique trophée, (Bronze) L'important, c'est de... gagner !, qui s'obtient en réussissant un défi demandant de pêcher 7 poissons en moins de 3 minutes, nécessite un peu de technique et constitue ainsi la seule difficulté dans la quête du trophée de platine.
Si la difficulté d'obtention du platine serait sans conteste de 1/10 sans ce trophée, Yonder reste un jeu facilement "platinable" pour la grande majorité des joueurs...

...A condition d'être patient.
La majorité des trophées de Yonder s'obtient naturellement en explorant les diverses possibilités proposées par le jeu. Cependant, celui-ci étant grandement basé sur l'exploration et le ramassage, il semblait assez peu probable d'éviter les habituels collectibles. Parmi ce que vous ramasserez durant votre aventure, certains éléments serviront en effet à compléter des collections, que vous trouverez dans le menu du jeu. Il existe un total de 5 collections à terminer afin d'obtenir le trophée de platine. Vous devrez ainsi adopter un spécimen de chacune des 9 espèces d'animaux, pêcher chacune des 17 espèces de poissons, récupérer l'intégralité des 26 esprits, ramasser 55 chats parmi la soixantaine disponible, et activer les 5 constellations.
Mais si les développeurs ont intégré des collectibles comme dans presque tous les jeux actuels, ils ont tout de même réussi à se démarquer avec une petite particularité qui rend leur collecte encore plus pénible. Effectivement, l'apparition de ces éléments est liée à divers paramètres tels que la saison et l'heure, voire le climat, le plan d'eau (pour les poissons) ou une combinaison de plusieurs de ces paramètres. Autant dire que sans un guide, il est très compliqué de tous les trouver.
Enfin, un trophée demandant de ramasser 100 bouses dans les fermes nécessitera de laisser tourner le jeu en fin de partie, à moins de s'y être intéressé dès que possible, afin que vos animaux en "produisent" suffisamment.

Globalement, l'obtention du trophée de platine de Yonder ne sera qu'une formalité, mais il faudra y consacrer une vingtaine d'heures environ, dont une partie consistera en la tâche peu trépidante d'obtenir les différents trophées de collectibles.

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
14/20

Havre de paix dans un monde vidéoludique empli de violence, Yonder : The Cloud Catcher Chronicles saura assurément plaire à ceux qui souhaitent profiter d'un voyage paisible agrémenté de promenades dans des environnements dépaysants, tandis que les joueurs avides d'action risquent de grandement s'y ennuyer.
Si le scénario reste basique et que les activités peuvent finir par lasser une fois le plaisir de la découverte de l'île passé, c'est-à-dire au bout d'une quinzaine d'heures, il n'en demeure pas moins un très bon jeu, proposé à un tarif raisonnable.

Je recommande ce jeu :
À tous, Aux enfants, Aux curieux