Test : Yoku's Island Express


Yoku's Island Express
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Note des joueurs :
4.5/5 - 2 notes
Pas de note
des platineurs

Yoku's Island Express

ps4


32 trophées au total
21 trophées cachés

33 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 17 joueurs (52 %)
100% par : 17 joueurs (52 %)
Note du jeu
14/20
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Test du jeu
Yoku's Island Express

  • Test rédigé par yuutsu le 11-06-2018 - Modifié le 11-06-2018


Introduction


Développé par Villa Gorilla qui signe là son premier jeu, Yoku's Island Express est édité par Team 17, studio connu principalement pour la licence de Worms. Sous sa couche de jeu se rangeant dans la catégorie aventure et plate-formes, Yoku's Island Express distille tout un gameplay reprenant le concept du flipper. On s'éloigne drastiquement des Pinball avec ici, non pas un énième jeu d'arcade, mais tout un petit univers.

Vous commencez votre périple en échouant sur une île où votre boule de flipper est accompagnée d'un bousier qui (le pauvre) se fera trimballer de partout car même si c'est le scarabée qui pousse la boule, c'est bien lui qui subit les pics de vitesse et les acrobaties. Un pari osé donc que nous propose Villa Gorilla qui pourra déplaire aux puristes du flipper mais permet de sortir des sentiers battus d'un genre qui, jusqu'ici, ne se renouvelait qu'en permettant aux joueurs de tester des machines avec de nouveaux thèmes et licences greffées dessus.

Contenu du jeu


Ne cherchez pas de multijoueur ou même de mode de score comme on pourrait en voir dans nombre de jeux de flipper : Yoku's Island Express n'en possède aucun. L'expérience du jeu se déroule dans une aventure résolument menée en solitaire où Yoku, le bousier, devient, par un coup de sort, postier. Vous devez aller donner leurs lettres et colis à divers personnages (lapins, yétis, chouettes, etc.) en traversant une île dont l'environnement rendrait vert de jalousie n'importe quelle région de l'univers de Pokémon. Le microcosme est foisonnant, vous envoyant vous perdre dans une jungle tropicale, traverser des montagnes enneigées pour mieux vous reposer au sein d'une succession de collines verdoyantes. La carte de l'île se dévoile d'ailleurs, petit à petit, sous votre progression. Couverte de brume, cette dernière s'étiole pour montrer une région dès que vous y avez déposé vos petites pattes. Votre bousier acquiert des capacités tout au long de son périple pour vous aider : plonger dans l'eau, aspirer des limaces avec un arrosoir, utiliser des ruches d'abeilles pour se propulser d'une région à une autre...

Le périple de Yoku postier n'est qu'un prétexte pour mieux plonger dans un récit périlleux où s'engage la fin même de l'île sur laquelle vous êtes ainsi que celle de tous ses habitants. Magie et divinité sont au rendez-vous et votre travail sera relégué au second plan. Votre odyssée est ponctuée de sous-quêtes afin de vous pousser davantage à fouiner au sein des lieux que votre bousier traverse : de quoi donner un plus à la durée de vie du jeu.

Comptez environ une quinzaine d'heures pour réaliser l'histoire de bout en bout. Vous en obtiendrez le double en accomplissant tout ce que vous propose le jeu ainsi que la chasse aux trophées. Une durée de vie qui se loge dans la moyenne des jeux actuels et qui demeure tout à fait honorable pour le premier jeu d'un studio, qui plus est un jeu se basant sur la mécanique du flipper.

 

Note : 3/5

Aspect technique du jeu


Que vous soyez un joueur chevronné ou novice, Yoku's Island Express ne s’embarrasse guère de complexité. La prise en main se fait en quelques minutes. Les touches (L2) et (R2) vous permettent d'activer les plate-formes vous propulsant dans des galeries. Le sifflet, utilisable avec (croix) vous permet d’interagir avec l'environnement que ce soit pour briser des éléments du décor ou appeler des alliés à l'aide. Des capacités viennent s'ajouter à votre champ d'action, chacune intronisée par un petit tutoriel afin de vous aider à manipuler cette nouvelle donnée. Ces capacités s'actionnent avec les mêmes touches mentionnées précédemment à savoir (croix), (R2) et (L2). Autant dire que vous ne risquez pas de vous perdre dans la manipulation qui se restreint à quelques touches et se fait intuitivement.

Côté graphisme on est loin des jeux triple A à l'image de Detroit : Become Human ou God of War. Mais force est de constater que l'aspect très coloré et mignon de Yoku's Island Express saura charmer même ceux ayant peu d'attrait pour les bousiers. Les personnages parlent dans un dialecte gazouillant rappelant les personnages de Ōkami que les sous-titres nous traduisent obligeamment. Le monde où se balade Yoku, le scarabée bousier, est enchanteur sans plonger dans la niaiserie. Ses couleurs aquarelles dépeignent une île où se côtoient des créatures de tout genre (sauf humain) vivant en harmonie. De quoi plaire à un public aussi bien enfantin que plus adulte qui appréciera quant à lui le second degré distillé. On sent que le studio a voulu se faire plaisir et proposer un jeu sans prise de tête. En revanche, ne salivez pas trop sur les fruits juteux glanés par votre bousier représentant la monnaie de l'île : ils ne sont pas réels.

La bande-son marque les esprits dès l'écran de menu dont la chanson vous restera longtemps en tête : guillerette, elle est pleine de pep et de joie de vivre nous plongeant directement dans l'ambiance bucolique et chatoyante de l'île. Chaque niveau possède son propre thème accompagné même d'éléments sonores tels que la pluie. La composition musicale de Yoku's Island Express n'est rien de moins qu'une plongée dans la nature, une bouffée d'air frais.

Concernant l'IA, on ne peut guère véritablement épiloguer dessus. La plupart des PNJ sont positionnés sur la carte à un emplacement précis et leurs rôles consistent à valider ou donner une quête. Ce qui n'empêche pas la présence de boss qui, même s'ils peuvent être sympathiques au regard (sauf l'araignée) représentent un challenge, certes pas insurmontable, mais qui dévoile que le jeu ne se fait pas si facilement que l'on pourrait le croire au premier abord.

À l'heure où nombre de jeux doivent s'accompagner de patchs peu de temps après la sortie pour être totalement opérationnels, Yoku's Island Express démontre qu'on peut sortir une version 1.0 et ne souffrir d'aucun bug. Le jeu est fluide, votre boule de flipper file comme un boulet de canon et je n'ai jamais eu aucun problème que ce soit pour les sauvegardes ou les combats. Un petit plus qui prouve que Villa Gorilla a soigné sa création.

 

Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Yoku's Island Express s'adresse résolument à tous. La prise en main se fait en quelques minutes avec trois touches en tout et pour tout pour déclencher les différentes actions, que ce soit les plate-formes pour propulser votre sphère ou les capacités que votre bousier acquiert tout au long de son périple. Chaque nouveauté apportée dans votre progression est expliquée : le jeu vous tient par la main et vous avez peu de chance de vous perdre dans ses méandres au point d'aller quêter un secours sur Internet.

Une facilité qui participe grandement à l'immersion. L'ambiance légère régnant sur l'île plaira à ceux et celles recherchant un endroit où se détendre après une rude journée de travail ou même passer un bon moment en famille vu que Yoku's Island Express peut clairement s'adresser à un public jeune. Vous risquez même de ne pas voir le temps passer, plongé que vous serez dans les événements secouant ce microcosme. On peut se retrouver bloqué entre deux sous-quêtes demandant une capacité liée à l'avancée dans l'histoire, mais rien d'insurmontable en soi. Le jeu ne fait que pousser le joueur à revenir à la trame principale, de temps à autre, comme tant d'autres jeux.

Après avoir vaincu le boss final, l'île reste ouverte à vos investigations afin de mener à bien tous vos objectifs. La chasse aux trophées pourra tout autant vous motiver à relancer le jeu après la première partie terminée histoire de retourner, de fond en comble, Yoku's Island Express et de devenir le meilleur postier qui soit.

Même si l'on a fini le jeu une fois, l'alchimie est telle qu'un joueur pourra retourner auprès de Yoku histoire de s'accorder un temps de pause entre deux blockbusters. Yoku's Island Express se permet même un prix de vente guère onéreux pour l'expérience qu'il propose : comptez 19,99 € pour une petite virée avec Yoku.

 

Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


La plupart des trophées de Yoku's Island Express étant liés à l'histoire, une grande partie de la chasse se fera sans aucune prise de tête simplement en découvrant le jeu à son rythme. Pour mener à bien l'obtention du platine, réussir toutes les sous-quêtes ne sera pas un luxe : de quoi pousser le joueur à en découvrir davantage sur l'île et ses habitants. Ainsi (Argent) Propagation de sphores vous demande de voyager d'une zone à une autre afin de faire connaître à Yoku l'atmosphère brûlante d'un volcan pour mieux plonger dans le froid de la montagne enneigée.

(Or) La fin promet un épilogue probablement riche en révélations, il ne demande rien de moins que découvrir tous les oisillons dispersés au sein de l’îlot, se recoupant ainsi avec (Argent) Roi des oisillons. Vous serez aidé dans cette tâche d'une carte vous donnant la localisation de chacun de ces animaux : de quoi rassurer des joueurs allergiques aux collectibles quasi introuvables. Là encore, le jeu prouve qu'il est là pour vous aider à prendre du bon temps. À l'inverse (Argent) Perfectionniste pourra se révéler ardu, voire casse-pieds, pour d'autres : trouver des scarabées dissimulés dans des phases de puzzle n'est pas forcément la partie la plus distrayante de Yoku's Island Express.

On peut aussi se demander l'utilité du trophée (Bronze) Ça suffit ! qui requiert d'utiliser le siffler mille fois. Un trophée guère difficile en soi puisque vous pouvez spammer (croix) jusqu'à son obtention... et rendre chèvre toute autre personne présente dans la pièce si vous n'avez pas éteint le son. D'autant plus que (Bronze) Que la fête commence ! et (Bronze) Toute la nuit ! demandent déjà d'user du sifflet respectivement une et cent fois : des scores plus raisonnables qu'on obtient en menant simplement l'histoire.

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
14/20

Villa Gorilla nous offre là un petit jeu vraiment attachant dans lequel on se plonge très facilement, nous donnant rendez-vous avec un jeu de flipper bien différent dont on a l'habitude. La prise de risque paye bien pour le petit studio. Plus de petits jeux de ce genre seraient vraiment les bienvenus car ils sont bien trop souvent délaissés au profit des triple A. On aurait presque l'impression de partir en vacances en se plongeant dans le jeu et sa bande-son juste enivrante et addictive.

Je recommande ce jeu :
À tous, Aux enfants, Aux curieux