Test : Yakuza 6 : The Song of Life


Yakuza 6 : The Song of Life
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Note des joueurs :
4.7/5 - 3 notes
Note des platineurs :
4.7/5 - 3 notes

Yakuza 6 : The Song of Life

ps4


59 trophées au total
8 trophées cachés

111 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 18 joueurs (16 %)
100% par : 18 joueurs (16 %)
Note du jeu
17/20
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Test du jeu
Yakuza 6 : The Song of Life

  • Test rédigé par Aelon le 20-04-2018 - Modifié le 20-04-2018


Introduction


Un dernier tour de piste s'impose pour Kiryu Kazuma, la légende parmi les Yakuza, afin de protéger celle qui compte le plus pour lui mais aussi son bébé
Depuis plus de 10 ans, une licence devenue culte au Japon et au succès ayant parvenu à en dépasser les frontières n'a de cesse de produire des OVNI dans l'univers des jeux uniques. Étant totalement dévouée à dépeindre le pays du soleil levant sous un angle romanesque à travers les aventures d'un homme plongé au cœur de la mafia japonaise, les Yakuzas, cette série est appelée Ryū ga Gotoku au Japon et sobrement traduite par Yakuza dans le reste du monde. Acclamée pour son respect du Japon et l'angle choisi pour conter ce qui relève plus d'une légende que d'une histoire réaliste, il s'agit d'un récit portant sur diverses valeurs traditionnelles mais ô combien précieuses, l'honneur en tête. Et ce mois-ci, la licence délivre le final du personnage principal, Kiryu Kazuma.

Après avoir traversé tant d'épreuves aux côtés de sa fille adoptive Haruka Sawamura, Kiryu se voit contraint et forcé d'aller en prison pour expier ses fautes et revenir vers ses proches la tête haute. Après son incarcération et de retour chez lui, l'ex-yakuza réalise que Haruka est partie et a disparu. Bien vite, Kiryu apprend qu'elle a été impliquée dans un accident et est en état critique mais surtout qu'elle protégeait... son bébé.

Commence alors une quête de réponse et de vengeance, le Dragon de Dojima décidant de partir une dernière fois au combat pour ceux qu'il aime.

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Contenu du jeu


Parmi les nouveautés, les combats de clan rajoutent un mini-jeu très sympathique mais avec un aspect bien plus tactique qu'il n'y paraît, surtout avec la possibilité de se battre face aux clans d'autres joueurs
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Célèbre pour son contenu riche, la licence ne déroge une fois de plus à la règle avec Yakuza 6. Plusieurs mini-jeux ont été supprimés par rapport aux anciens opus, mais d'autres font leur arrivée.

Tout d'abord, l'histoire principale est découpée en 14 chapitres (en comptant le prologue) et surtout en combats face à divers ennemis tous prêts à en découdre avec le Dragon de Dojima. Le jeu dispose de 2 zones de jeu entre lesquelles Kiryu fera régulièrement des allers-retours en raison de l'histoire. Le quartier chaud fictif de Tokyo, Kamurocho, est de retour pour dépeindre une zone inondée par le monde (de nuit notamment) et toujours en mouvement, tandis que la ville portuaire d'Onomichi offre un calme et un rythme bien plus posé. Chaque zone contient quelques éléments communs, mais elles s'avèrent surtout extrêmement différentes dans le contenu qu'elles proposent. Vous aurez réellement l'impression de changer de lieu et d'atmosphère (et non juste changer l'aspect).

Si 3 difficultés sont initialement disponibles, la difficulté maximale est débloquée en terminant le jeu la première fois. De plus, vous avez la possibilité de passer en nouvelle partie + pour un second tour.

Aucune arme n'est disponible ici, seuls les poings de Kiryu feront le travail. Il est toutefois possible d'acheter des objets à équiper afin de booster certaines statistiques ou apporter des bonus, mais ils sont plus ou moins dispensables. Le plus important dans Yakuza réside dans l'améliorations des 5 statistiques de votre héros ainsi que l'achat de compétences. Grâce à ces dernières, vous pourrez disposer de plus d'attaques ou en améliorer certaines et rendre Kiryu globalement plus fort. Toutefois, le jeu débloque au fur et à mesure les meilleures compétences afin d'éviter que les joueurs abusant de certaines fonctionnalités d'être trop vite imbattables : le jeu cherche à maintenir un niveau de challenge correct intelligemment.

En dehors de l'histoire principale, 51 missions secondaires sont disponibles dans Yakuza 6, intégralement scénarisées et sur lesquelles nous reviendrons en temps voulu, ainsi que les missions que nous appellerons les Problèmes, à savoir des combats de rue où l'issue rapporte plus que la norme et avec quelques petits dialogues. Une liste d'objectifs est également de la partie, celle-ci vous proposant un peu moins de 300 défis rapportant systématiquement de l'expérience et venant pimenter quelques mini-jeux qui seraient bien moins intéressants sans elle.

Enfin, les mini-jeux. Avec notamment l'arrivée du système de clan, offrant un Tower Defense inversé (ce sont vos forces qui vont combattre la défense) mais dans lequel vous pouvez utiliser des pouvoirs spéciaux pour renverser les combats, le jeu regorge d'activités annexes. Certains mini-jeux loufoques comme le Live Chat ou la drague d'hôtesses d'un club pour adultes sont également disponibles, mais la plupart restent classiques sans que cela soit un défaut. Il y a même un Rail Shooter avec le mini-jeu de pêche, autre moyen de subitement changer la façon de jouer.


Si cela n'était pas déjà clair, le contenu de Yakuza 6 est dense et extrêmement varié, offrant énormément de façons de jouer au sein d'un seul et même jeu.

 

Note : 5/5

Aspect technique du jeu


Kamurocho, quartier basé sur un vrai quartier de Tokyo, est plus vivant que jamais et contraste parfaitement avec le calme qui se dégage de l'autre ville disponible, Onomichi
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Tout d'abord, commençons par ce qui fait défaut au jeu : ses graphismes. En dépit d'une amélioration par rapport aux précédents Yakuza, les graphismes restent tout de même quelque peu décevants sans être catastrophiques. Fort heureusement, cela est à modérer, puisque la modélisation des visages est excellente durant les cinématiques, le rendu des 2 villes est bluffant et donne vraiment l'impression de les explorer vous-même. Enfin, les jeux de lumière sont très bons. Exprimant tout leur potentiel de nuit, ce sont eux qui parviennent à faire oublier les graphismes. En effet, Kamurocho de nuit est vivante et brille de mille feux. Entre les panneaux publicitaires, la lumière des restaurants ou magasins éclairant la voie piétonne... Tout y est pour offrir le meilleur rendu visuel malgré les quelques faiblesses du soft.

Le jeu propose un mode première personne afin d'encore plus profiter de l'atmosphère, car le level design laisse dégager une vraie atmosphère qui change entre Kamurocho et Onomichi.

Cette atmosphère et véritable identité visuelle ne serait rien sans le son. Car nous entrons désormais dans les points forts et commençons par le meilleur. Petite précision : le jeu est intégralement doublé en japonais et n'est disponible qu'en sous-titrage anglais. Les hermétiques à la langue de Shakespeare auront ainsi du mal, mais les dialogues restent assez faciles à comprendre. Mais dieu merci, le doublage reste japonais, et qu'il est bon. Le doubleur de Kiryu est simplement parfait, mais tous les protagonistes, notamment les nouveaux, sont impeccables. Un monstre sacré du Japon, Beat Takechi, apporte sa patte à Yakuza en incarnant le patriarche d'un clan de yakuzas d'Onomichi, et si vous avez déjà vu l'un de ses films (ne serait-ce que le premier Battle Royal), vous savez à quel point les doublages seront excellents.

Mais assez loués les doublages, car la bande son est également au niveau. Lorsque vous vous baladez tranquillement dans l'une des zones, ce sont les sons environnementaux qui apporteront la touche qui rendra réaliste le lieu que vous explorez, avec annonces lointaines d'un produit dans Kamurocho, son de la mer à Onomichi, passants aux téléphones parlant à leurs proches, etc. Le jeu regorge de détails sonores discrets mais bien présents qui subliment l'ambiance acoustique. Enfin, en combat ou durant certaines situations tendues, les superbes musiques du jeu jouées sont systématiquement appropriées. Certains ennemis majeurs disposent mêmes de leur propre thème. Quelle que soit l'action que vous réalisez, le son saura toujours apporter la touche nécessaire sans trop entrer dans la surenchère.

Comme évoqué précédemment, le gameplay est uniquement basé sur le corps-à-corps. Kiryu assène coup de poing après coup de poing et ne lésine pas sur quelques coups de pieds, mais différents combos permettent d'empêcher l'installation d'un gameplay trop rigide. Mais ce qui offre énormément de richesse et de profondeur à ce gameplay, c'est le mode Chaleur Extrême (Extreme Heat Mode en anglais). Au fil d'un combat, vous remplirez des orbes de chaleur que vous pourrez utiliser pour entrer temporairement dans un état de surpuissance, ou bien les consommer afin d'activer des coups surpuissants. Selon vos combos et la situation, il vous incombera de choisir la meilleure option entre les 2, et ce simple choix offre bel et bien énormément de possibilités.

Enfin, petit point sur l'IA. Assez inégale dans les combats de rue, vous affronterez des ennemis plutôt hésitants à vous cogner tandis que d'autres vous enchaîneront sans retenue, mais ce sera surtout dans les combats de boss qu'elle sera très satisfaisante. Plus vous avancez dans l'histoire et plus vous affronterez des ennemis puissants, plus ces derniers utiliseront l'esquive, la défense voire le contre.

Sur mes quelques 50 heures de jeu, je n'ai rencontré aucun bug, ce qui conclue joliment un tableau déjà très positif.


En dépit de graphismes légèrement faibles, l'aspect technique de Yakuza 6 est excellent, et son principal défaut est même vite oublié par les autres composants visuels qui parviennent à porter vers le haut les graphismes.

 

Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


En dépit d'une narration épique pour l'histoire principale, le jeu s'exprime complètement différemment dans les missions secondaires et brise le ton du jeu pour apporter de la légèreté bien dosée
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Yakuza propose une expérience unique dans l'horizon des jeux Action-Aventure. Plutôt qu'opter systématiquement pour un ton sérieux à l'instar d'un GTA ou pour un ton burlesque comme un Saints Row, le jeu choisit d'associer les deux et parvient à maintenir un équilibre parfait.

L'histoire principale est portée par une narration excellente, qui met quelque temps à pleinement démarrer afin de poser toutes les bases nécessaires et de fournir le meilleur attachement possible, puis d'ensuite complètement exploser. Tous les personnages disposent d'une profondeur bienvenue, avec des évolutions parfois très importantes. Le soin apporté à la mise en scène, le ton sérieux appliqué ainsi que la quasi-sacralisation des personnages sont des immenses points forts, car Yakuza met plus en avant des personnages issus de mythes que d'une histoire réelle.

Oubliez les situations où un combat n'aurait pas lieu puisque l'ennemi a complètement le dessus et pourrait abattre d'une balle le héros, ici, tout se règle à l'honneur à la force des poings. Si le processus pourrait paraître risible, il donne pourtant un rendu très impressionnant. Sans trop rentrer dans les détails, l'histoire dépasse bien évidemment la simple quête de réponse vis-à-vis de l'accident d'Haruka. Pour ceux qui n'auraient jamais joué à un seul jeu Yakuza auparavant (ce qui fut mon cas), sachez que le jeu a la bonne idée de proposer un récapitulatif, jeu par jeu, de toute l'histoire. Ainsi, vous pourrez en quelques minutes rattraper tout ce que vous avez loupé et vite comprendre qui sont les protagonistes. De plus, le tout début du jeu propose également une séquence où Kiryu explique ses relations avec les personnages majeurs des jeux précédents, les développeurs ayant pensé aux joueurs qui n'auraient pas pris le temps de consulter l'histoire des jeux précédents. Que vous ayez joué ou non aux précédentes itérations, le scénario de Yakuza 6 ainsi que la mise en scène sauront vous parler et vous faire vivre l'histoire, notamment le final.

Comptez environ 35 heures afin de venir à bout de l'histoire principale si vous avancez le plus vite possible, cette durée pouvant varier selon la difficulté choisie.

Si l'histoire principale prend un angle très sérieux pour coller à l'univers des yakuzas ainsi qu'à la gravité des situations dans lesquelles Kiryu se retrouve, il en va autrement pour les missions secondaires. Ces dernières jouissent en effet d'un ton bien plus léger, souvent décalé voire déjanté, afin de totalement se dissocier du sérieux ambiant de la quête principale. Entre incarner la mascotte d'une ville portuaire, infiltrer une secte, résoudre les problèmes d'un accro aux clics... Yakuza 6 aborde des sujets plus fous pour proposer une expérience radicalement différente mais toujours aussi grisante. Le jeu ne manque pas de profiter du caractère sérieux, direct et franc de Kiryu afin de le jeter dans des situations pitoyables, offrant des situations carrément burlesques mais faisant systématiquement mouche. Le jeu compte 51 missions secondaires, et chacune d'entre elle est intégralement scénarisée.

Il faut également reparler des mini-jeux, offrant à eux seuls tant de plaisir de jeu. Le système de combat de clan peut tout simplement constituer un petit jeu indé, puisque la profondeur de son gameplay ainsi que la possibilité de combattre face à des équipes concoctées par les joueurs du monde entier le rendent infini. En dehors du clan, vous pourrez draguer comme bon vous semble, profiter d'une madeleine de Proust avec 6 jeux SEGA d'anthologie, jouer à un Rail Shooter avec la pêche, gérer une équipe de baseball, etc. Le jeu regorge d'activités secondaires très sympathiques qui pourraient vous faire passer des heures sans jamais retourner à l'aventure principale, et ce grâce (une fois de plus) au soin et à la mise en scène appliqués.

Enfin, Yakuza 6 intègre à nouveau un système de défis, à savoir des petits challenges à réussir contre de l'expérience. Cela va de la simple complétion d'un mini-jeu à la réalisation d'un score parfait dans ce dernier. Ces défis s'avèrent plus ou moins corsés et apportent un vrai plus à certains mini-jeux qu'on aurait autrement joué une ou 2 fois, à cause d'un manque d'intérêt.

Si la jouabilité est déjà excellente, le jeu propose de profiter d'une nouvelle partie + avec déblocage de la difficulté ultime afin de replonger dans l'histoire en maintenant un niveau dans les combats soutenu.


Fun, long et diversifié, Yakuza 6 propose une excellente expérience de jeu avec d'un côté une histoire sérieuse et romanesque, et de l'autre des moments de pure rigolade avec des quêtes annexes déjantées mais toujours justes.

 

Note : 5/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


La plupart des trophées vous poussent à des actions loufoques, mais quelques-uns demandent quelques répétitions, mais aucun exige l'impossible. Cerise sur le gâteau, le vrai 100% du jeu devient ici un vrai bonus, une sensation de complétion basée sur le volontariat et non la nécessité
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En dehors des trophées liés à votre avancée dans l'histoire, 80% des récompenses du jeu découlent d'une simple découverte des fonctionnalités. Vous obtiendrez ainsi tout naturellement énormément de trophées, étant donné que vous chercherez à rester au niveau pour appréhender sereinement chaque affrontement de l'histoire, mais que vous jouerez sans aucun doute aux mini-jeux, aux missions secondaires que vous croiserez, etc. Il est ainsi difficile de pleinement développer les trophées, puisque ces derniers n'en demandent globalement pas beaucoup.

Il vous faudra notamment finir le jeu en difficulté maximale ainsi que toutes les missions secondaires du jeu. Ces deux trophées vous feront forcément obtenir la quasi-totalité des trophées du jeu, puisque les missions secondaires incluent absolument toutes les fonctionnalités du jeu (combats de clan, pêche, drague, etc.).

Le seul vrai bémol qui pénalise la notation, c'est que le jeu vous oblige à abuser quelque peu du système, la faute à quelques trophées demandant un peu trop. Il vous faudra notamment maximiser le niveau d'un chef de clan, acheter toutes les compétences et améliorer toutes les statistiques de Kiryu. Ces trois trophées obligent à amasser une quantité faramineuse d'expérience, et cela ne se fera sans doute pas honnêtement, à moins d'y passer énormément de temps. Quelques astuces existent afin d'amasser de l'expérience massivement en peu de temps, mais il s'agit de manipulations lourdes et répétitives qui, hélas, viennent entacher un plaisir à chasser les trophées jusque-là irréprochable. Rassurez-vous, ce n'est pas la mer à boire, mais c'est tout de même dommage.

Pour finir sur une note positive, la liste de défis du jeu présentée précédemment est bien évidemment mise à l'honneur dans les trophées. En revanche, à la différence des anciens jeux Yakuza, il ne vous faudra ici réussir que 100 des quelques 285 défis disponibles. Cela se fait sans aucune difficulté, et cette liste de défis est donc un bonus total. Les chasseurs de trophées n'ont ici pas besoin de s'épuiser à atteindre un 100% qui n'en est plus un à cause de trophées, et ce fameux 100% devient purement un pur plaisir à faire, quelque chose que les joueurs feront de leur plein gré et pour une sensation d'accomplissement total et non de nécessité. Merci beaucoup Yakuza 6.


Sans être parfaite, seule la répétitivité imposée par quelques trophées pénalise la note de cette section, sans quoi le platine du jeu serait un pur plaisir à chasser, invitant en prime les joueurs qui le souhaiteraient à s'attarder sur le vrai 100% du jeu.

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
17/20

Aussi bien pensé pour les fans que pour les nouveaux venus, Yakuza 6 signe un final parfait pour clore le récit de Kiryu Kazuma. Maîtrisant parfaitement un équilibre pourtant si difficile entre épique et burlesque, le jeu propose un contenu très complet et très varié. Avec des combats dynamiques orientés sur le corps-à-corps et des mini-jeux tous plus fous les uns que les autres, seule la quête du platine peut quelque peu écorcher le si beau résultat, mais ce serait bien dommage de passer à côté d'un jeu vidéo qui a tant à offrir.

Je recommande ce jeu :
Aux fans de la série, Aux curieux