Test : WWE 2K18


WWE 2K18
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Note des joueurs :
4.5/5 - 11 notes
Note des platineurs :
5/5 - 1 note

WWE 2K18

ps4


52 trophées au total
25 trophées cachés

329 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 16 joueurs (5 %)
100% par : 16 joueurs (5 %)
Note du jeu
13/20
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Test du jeu
WWE 2K18

  • Test rédigé par Crocdeloup le 11-11-2017 - Modifié le 11-11-2017


Introduction


En plein dans le mille pour le nouveau WWE 2K ?
La licence WWE de l’éditeur 2K Games, et plus précisément de sa branche 2K Sports, ne lésine jamais sur la promotion, si bien qu’elle est attendue chaque année par ses fans et résonne même vaguement auprès des indifférents.
Paresse ? Manque de moyens ? Quoi qu’il en soit, la série de catch accuse depuis longtemps un retard graphique et un manque cruel de renouveau, pourtant réclamé haut et fort par sa communauté.

L’épisode de cette année 2017-2018 (intitulé WWE 2K18) fut ainsi présenté comme la rupture tant espérée dans cette monotonie, surtout après un opus 2016 très apprécié et un 2017 en comparaison très moyen. En réponse, les développeurs Yuke’s et Visual Concepts ont apporté leur traditionnel lot d’améliorations techniques mais également tenté de faire quelque chose d’inédit en refondant intégralement le mode carrière. Désormais connu sous le nom de « Mon Joueur » et fer de lance de cette édition, il se divise en deux progressions : « Ma Carrière » pour le solo et « Road to Glory » pour le multijoueur.

Mais est-ce suffisant pour gagner la faveur du public et pourquoi pas monter la barre aussi haut que son grand-frère NBA 2K, dont il est fortement inspiré ?

Contenu du jeu


174 façons de distribuer des mandales !
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L’accent a clairement été mis sur l’authenticité dans cette édition et c’est tout à fait réussi. Le roster constitue le plus étendu à ce jour avec 174 combattants inter-générationnels dont 30 Superstars féminines. Les 26 restants sur les 200 annoncés concernent les différentes tenues des plus fameux.

Fidèles au rendez-vous se trouvent le mode Exhibition, la gestion avec l'Univers WWE, les Créations et les rencontres En Ligne. Outre ces classiques, WWE 2K18 rassemble son propre lot de nouveautés, véritable critère décisionnaire pour l’achat. En voici le relevé :

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L’Univers s’étend en effet à de nouvelles possibilités et intrigues, auto-générées ou choisies, et la Création se targue d’un nombre incroyable de détails, que ce soit pour les Superstars, la ceinture, etc… Tout est réussi et convaincant à l’exception de la Carrière qui n’en demeure pas moins longue et complète. Le joueur sera véritablement en mesure de gérer et d'inventer ce dont il a envie avec toujours plus d’implication pour une immersion encore meilleure. Seule la ferveur de son amour pour le catch définira le nombre d’heures passées sur le titre tant il y a de choses à faire et l’envie de les faire.

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Le Road to Glory propose un système de loot de coffres permettant de débloquer des objets de personnalisation, des coups, des VC (la monnaie du jeu) et des bonus temporaires pour les matchs (plus de puissance, une meilleure robustesse, etc.). Le principe, bien que peu original, se prête idéalement au contexte. Cette restreinte se limite heureusement au contenu Mon Joueur.

Là où l’éditeur est plus malin, c’est sur la monnaie du jeu. Elle peut être acquise dans n’importe quel mode mais reste nécessaire à la fois en Carrière pour améliorer votre Superstar et dans la boutique in-game pour débloquer presque 1/3 du roster… Il est toutefois possible de profiter tranquillement du titre sans débourser un seul euro, surtout que 30 000 crédits sont offerts initialement. Il faudra juste être plus stratégique pour la chasse des trophées.

Les DLC demeurent quant à eux des boosts de progression totalement optionnels. Les Créations de la Communauté permettent de retrouver des catcheurs soit manquant au roster comme CM Punk et Cody Rhodes, soit disponibles en contenu additionnel à l’image de Jeff Hardy. Une alternative très agréable et une option d'importation d'images permettant d'obtenir une fidélité bluffante.

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Note : 5/5

Aspect technique du jeu


Ne pas faire son Show sans pouvoir assurer...
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Il suffit d’un coup d’œil aux versions précédentes pour réaliser l’effort visuel apporté à cette édition 2018. La modélisation des personnages prend une bonne dose de réalisme, offrant un roster qui a enfin du muscle, du vrai ! Les effets d’ombre et de lumière sont très bien gérés et les angles de caméra collent parfaitement à la retranscription télévisée. Les entrées des Superstars sur le ring bénéficient d'une énergie et d'une authenticité jouissive. Il n’y a pas matière à parler de refonte graphique mais l’évolution est bien là. Cette fois, WWE 2K n’a pas à pâlir de ses superstars ni de ses mises en scène.

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Sur la scène, tout baigne. Par contre derrière le rideau, c’est une autre histoire qui se raconte étonnamment en silence… Les promos, où les catcheurs choisissent de se battre à coup de verve plutôt que de poings, disponibles dans l’Univers et la Carrière, demeurent muettes. Déjà souligné l’année passée, ce problème casse l’ambiance. Il est certes compliqué de restituer la voix de tout le roster mais il est surtout risible de voir les catcheurs trépigner de rage sans un bruit. Par contre, pour le Joueur créé de toute pièce, une voix seule aurait suffi à égayer le mode Carrière, qui, si ce n’est les matchs, se déroule intégralement en sourdine.

Côté musique, la playlist sélectionnée par Dwayne « The Rock » Johnson fait mouche. Mais le monsieur ou l’éditeur semble avoir été un peu avare puisque seulement 11 titres la composent. On tourne vite en rond, surtout quand il est possible de passer des heures d’affilée rien que dans la Création.

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WWE 2K18 s’apparente à cette rose sublime pourvue d’une fragrance savoureuse qui pique sournoisement dès qu’on la saisit. Et des épines, il y en a pléthore dans cette édition 2018. Concentrés sur les modes Univers et Carrière, les bugs touchent essentiellement au système. Des matchs qui ne peuvent être gagnés une fois lancés faute de condition de victoire, des quêtes secondaires qui ne se valident pas, des promos créées par le joueur et qui font planter le jeu au moment du lancement, des freezes en Carrière, des plantages aléatoires dans la création de personnages, etc. En comparaison, l’I.A. qui s'entête parfois à avancer contre le tablier du ring ou un mur, ça fait plutôt sourire.

Et c’est sans compter sur les incohérences scénaristiques qui ponctuent l’Univers et dont la Carrière regorge. Valider une quête auprès d’une superstar différente de celle qui l’a donnée, entrer en rivalité, se faire battre ou voir se faire tabasser un combattant apparu comme par magie sur le ring, c’est le nouveau show WTF de la WWE. Bien que les développeurs aient intégré quelques patchs correctifs, il reste encore beaucoup de problèmes à régler.

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Note : 2/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Il le fallait.
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Heureusement, avec les quelques patchs ayant déjà amélioré l’expérience sauf en Carrière, les bugs n’entachent pas le plaisir de jouer au point d’être frustré. Avec un tel roster et un tel degré de personnalisation, l’éclate est totale. Les créations de la communauté rajoutent une grande dose de fun et accordent à chacun l’expression libre et le partage de ses délires, comme créer un show rassemblant des personnages de comics (ça c'est bibi !).

Avec les améliorations graphiques et le rythme des combats, l’immersion est assurée. L’intensité des affrontements se traduit par une véritable satisfaction lors des victoires et une grogne lors des défaites, mais qu’importe le résultat puisque le spectacle est assuré du début à la fin. Le système des contres (R2), l’élément le plus stratégique, peut définir l’issue des combats et il faudra vite l’assimiler pour espérer renverser la partie. Il donne lieu à des schémas de matchs très fidèles aux émissions, où il est quasiment impossible de brutalement écraser l’adversaire sans user de mauvais coups, à moins d’être bon et d’avoir un personnage aux statistiques significativement supérieures. À part les montées et sorties du ring (L1) un peu pénalisantes en TAG car confuses, ce sport technique et complexe bénéficie d’une bonne retranscription dont il est dur de se lasser.

Si certains pourront s’en sentir frustré, il porte toutefois la licence à un cran supérieur de la simulation sportive. Le nouveau mode de portée influe également en ce sens, permettant au joueur de choisir avec toujours plus de précisions quels coups et prises effectuer, et soulevant bien mieux le challenge de réaliser les plus difficiles et spectaculaires (et aussi les plus efficaces).

Le seul bémol, c’est le manque de tutoriels. L’interface de combat et les touches sont assez compliquées et excepté les nouveautés, rien n’est expliqué. Le jeu se contente de nous renvoyer sur le site pour davantage d’explications, ce qui est loin d’être suffisant en matière de service. La sensation de ne pouvoir exploiter pleinement le gameplay plane parfois au-dessus du ring.

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Le mode Mon Joueur, pourtant inédit, est également exempt de toute information. Pour comprendre comment fonctionnent la Carrière et le Road to Glory, une fois le personnage créé, c’est de la débrouillardise. Si le deuxième s’en sort avec les honneurs, le premier est une catastrophe.

Saccadé, décousu, buggué, il ne tient qu’à la volonté d’obtenir les trophées dédiés pour le mener à bout. Le personnage passe plus de temps à courir dans les couloirs à la recherche désespérée de ces fameuses quêtes secondaires, interviews et personnages d’intérêts dont on lui signale la disponibilité mais jamais la présence. Il y a comme une impression d’être un vulgaire pigeon voyageur auquel on accorde par pitié un match jouable intégralement de temps en temps. Les dialogues prolifèrent et malheureusement tous sont silencieux, la moitié inutile et la plupart incohérents. Disons qu'il est regrettable d'avoir vendu le seul mode où on s'amuse difficilement, quand c'est si facile de se laisser entraîner par le reste.

À ce sujet, le Road to Glory introduit un multijoueur addictif et compétitif rendu plaisant par un équilibre dans la recherche d’adversaires et une diversité de gameplay. Chaque jour les conditions de victoire et l’arène changent. Qui plus est, le mode suit les événements de l’entreprise WWE en temps réel, intégrant les Royal Rumble, Payback, Summerslam et Wrestlemania le même jour que cette dernière. Le personnage créé, seul combattant ici jouable, ne peut améliorer ses statistiques (robustesse, vitesse, puissance, prises, etc.) qu’en passant par le mode Carrière où les conditions d’obtention de points d’attribut, si ce n’est la progression, demeurent obscures. Décidément, le titre s’entête à appuyer sur son point le plus négatif.

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Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Le Road to Glory demandera le plus d'acharnement.
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La liste de WWE 2K18 se divise en deux catégories et la première concerne des actions précises à réaliser. Constituant la majeure partie des trophées cachés, ces dernières feront explorer le roster et les différents types de match avec intérêt. Certaines s’accompliront naturellement, d’autres méritent concentration et effort. Une diversité bienvenue qui instaure un sentiment de progression dans sa carrière de chasseur.

Les développeurs amènent ainsi le joueur à incarner les mal-aimés les plus dévastateurs et faire preuve de technique, ce qui nécessitera en effet plusieurs tentatives. En cela, les trophées font découvrir le jeu en collant parfaitement à la mentalité du domaine : s’amuser et s’entraîner.

Sans savoir s’ils servent sciemment de guides ou si leurs créateurs ont véritablement jugé bon de laisser le joueur se débrouiller pour réaliser ces actions en combat, la liste des commandes étant loin d’être exhaustive et les tutoriels manquant à l’appel, les moins aguerris seront certainement tentés d’aller chercher de l’aide pour éviter une inutile frustration. Mais quand on voit l’I.A. effectuer des mouvements dont on n’a pas connaissance, ça rend l’impuissance moins acceptable.

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Une fois tout ceci accompli, on se dirige vers le mode Mon Joueur. Là encore, c’est un constat en demi-teinte. Le Road to Glory représente le véritable challenge de cette liste. Il requerra une dose d’acharnement avec de belles prouesses à réaliser lors des événements mensuels et ses 100 combats à remporter, mais reste accessible avec son grand nombre de joueurs bas niveaux (du moins pour l’instant). Il mise donc davantage sur la durée et l’investissement que sur la difficulté.

Bien sûr, il aurait été un poil plus facile si la progression du Joueur n’était pas liée à la Carrière, puisqu’il faudra soit beaucoup de talent, soit de bonnes statistiques pour triompher du Main Event en ligne.

Parlons justement de la dose de trophées qui forcera le joueur à exploiter ce mode solo on ne peut plus terne et répétitif, où les bugs impactent justement la progression des trophées, la rendant deux voire trois fois plus longue que nécessaire. Quel dommage de finir sur une note salée, ça partait bien pourtant.

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Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
13/20

Avec son contenu titanesque et une personnalisation poussée à l’extrême, cet opus figure parmi les plus immersifs et jouissifs qui soient. Il constitue un bon jeu de catch certes, mais ses défauts et surtout ses bugs sont impossibles à ignorer. Si les graphismes sont bien mieux, ses nouveautés sont trop inégales pour marquer la renaissance du genre tant attendue. L'éditeur reste cependant sur la bonne voie. On lui demande juste plus d'efforts et une meilleure finition. Encore.

Je recommande ce jeu :
Aux spécialistes du genre, Aux fans de la série