Test : Weeping Doll


Weeping Doll
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Note des joueurs :
3/5 - 1 note
Note des 100% :
3/5 - 1 note

Weeping Doll

ps4


14 trophées au total
0 trophée caché

46 joueurs possèdent ce jeu

100% par : 28 joueurs (61 %)
Note du jeu
8/20
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Test du jeu
Weeping Doll

  • Test rédigé par yuutsu le 22-08-2018 - Modifié le 22-08-2018


Introduction


Les pleurs de la poupée ou l'histoire d'une enfance brisée
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Avec la possibilité d'immersion que propose le VR, il n'est guère étonnant de voir fleurir des jeux dont l'ambiance horrifique peut être décuplée par les capacités de la machine. Resident Evil VII s'est ainsi permis un portage sur la réalité virtuelle de Sony, tout comme Until Dawn proposait deux spin-offs à sa saga avec The Inpatient et Until Dawn : Rush of Blood afin de faire frissonner les joueurs, les plongeant littéralement dans l'angoisse.

Weeping Doll entre clairement dans ce mouvement. Édité par Oasis Games, connu déjà pour Dying Reborn, un escape game horrifique, le jeu nous plonge dans la demeure d'une riche famille nippone. Vous incarnez la domestique des lieux et, aujourd'hui, un silence angoissant plane sur la maison. Personne ne vous accueille hormis l'appel téléphonique de votre maîtresse, complètement paniquée. Que s'est-il bien passé durant votre absence ?

Contenu du jeu


Une des quelques énigmes qui se montreront à vous
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À l'image de Gone Home, Weeping Doll vous amène à fouiller l'ensemble d'une maison laissée à l'abandon. Il vous faut observer, ouvrir les portes, dénicher les clés afin d'avancer dans les profondeurs de la demeure et en apprendre davantage sur ses secrets. Toute action avec un objet se déclenche par une simple pression du bouton (L2). Toucher une photographie pourra, ainsi, vous plonger dans un flash-back vous permettant d'en apprendre plus sur la famille, de vous remémorer une conversation passée.

Quelques énigmes jalonnent votre progression consistant aussi bien à assembler des poupées pour ouvrir une trappe secrète que déverrouiller une porte pour vous échapper d'une pièce où vous avez été enfermée. Ces mystères ne présentent guère de grande difficulté demandant simplement un peu de réflexion et d'observation. On est loin de puzzles complexes sans compter que jamais le temps ne vous fera défaut : vous avez toute latitude pour fouiner et résoudre le mystère.

Il est même possible de passer à côté de la plupart des interactions disponibles tout en terminant l'histoire. Heureusement la maison vous demeure à jamais ouverte vous permettant de peaufiner l'exploration (et la chasse aux trophées) en toute quiétude.

On peut regretter une trop grande facilité de progression (comptez une heure et demi au maximum pour tout découvrir) ainsi qu'une fin semblant inachevée. Sans l'affichage des crédits et l'apparition du trophée scellant votre parcours, on aurait pu croire qu'on avait manqué le final.

Malgré une ambiance jouant clairement sur l'appréhension, le titre ne se targue d'aucun jumpscare, ni de scène choquante. Tout se fait dans l'allusion de la narration, des éléments dénichés durant la fouille. Weeping Doll présente surtout une ambiance de malaise accrue par la présence de multiples poupées aux yeux vides. Quant au seul personnage vivant se présentant à vous, il intrigue davantage qu'il n'effraie.

 

Note : 2/5

Aspect technique du jeu


Un jeu du chat et de la souris plus intriguant qu'effrayant
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Doublé en anglais, le titre ne possède pas même un sous-titrage. La mise en scène permet de comprendre le récit aux plus néophytes de la langue, néanmoins on aurait aimé au moins un sous-titrage même anglophone afin de mieux apprécier le récit, cœur central du jeu.

Weeping Doll est un jeu à la visibilité floue : sûrement voulue pour accroître l'ambiance, elle peut toutefois gêner les utilisateurs du VR et perturber quelques joueurs qui pourront avoir du mal à bien percevoir les éléments du décor. Chaque pièce possède sa propre identité permettant au joueur de définir la fonction de chacune (chambre des parents, atelier, cuisine, etc) afin de ne pas se perdre au sein des couloirs. Les textures accusent un défaut de rendu en particulier sur les dessins d'enfants.

La musique est quasiment absente laissant place aux sons d'ambiance tels que le craquement du plancher sous vos pas, les bruits des portes s'ouvrant et se fermant, le couinement d'une maison vivant dans le silence de l'absence de ses habitants. Si musique il y a, elle ne se déclenche qu'en actionnant une radio ou un gramophone laissant place à une comptine à la fois infantile et angoissante. Une note bienvenue mais bien trop rare pour installer un malaise ambiant.

Quant à la maniabilité, la prise en main se montre très particulière au début au sujet des déplacements. Loin de véritablement marcher, à proprement parler, vous projetez un double de vous-même pour indiquer où vous souhaitez vous rendre pour, par la suite, tourner sur vous-même afin de focaliser votre attention quelque part. Ce déplacement, hasardeux au premier abord, permet d'éviter tout malaise dû à l'immersion et se montre pratique pour traverser rapidement une pièce.

 

Note : 2/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Train miniature, chapeau, plateau : chaque objet recèle un secret
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Le titre terminé, il est difficile de trouver une raison de retourner dans la demeure abandonnée. D'autant plus que, la fin obtenue, la maison vous demeure accessible pour finir de fouiller chaque pièce. Weeping Doll reste plaisant à accomplir une première fois, l'attrait de la découverte poussant à tout observer, à en apprendre davantage sur le récit et ce qui a bien pu se passer dans la demeure.

L'absence de sous-titres pourra gêner plus d'un joueur qui devra se focaliser sur l'écoute et l'observation pour comprendre l'histoire. La durée de vie, très courte, ainsi que la fin rapidement expédiée laisse un profond goût d'inachevé. Au vu de l'expérience proposée, l'idée aurait mérité davantage d'être exploitée à l'image de Layers of Fear qui a su rendre attrayant l'exploration d'une demeure et la découverte d'un récit via des éléments dispersés dans différentes pièces.

 

Note : 2/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Des pièces vides de présence, vides de challenge
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La chasse aux trophées se révèle une véritable promenade de santé constituant en de simples actions à accomplir dans la demeure comme actionner certains éléments ou visiter des pièces. La plupart des trophées seront vôtres sans même que vous y prêtiez attention si vous cherchez à fouiner chaque salle mise à votre disposition.

Seul (Argent) Let's Play Hide 'N Seek vient gâcher l'ambiance. Unique trophée manquable du jeu, il implique que vous vous rendiez dans une pièce précise à un moment bien particulier du récit, sans quoi l'action n'est plus possible. Et ce même si la demeure reste libre d'être explorée. Ce seul trophée peut vous obliger à relancer une nouvelle partie ce qui est très dommageable d'autant plus que, sans consulter la liste de trophées au préalable, rien dans le jeu ne vous pousse à ouvrir cette porte à cet instant de l'histoire.

La facilité presque déconcertante des trophées n'opposera aucun challenge même à un chasseur de trophées novice. Une simplicité qui réjouira ceux recherchant un 100% sans prise de tête et poussera les plus véloces des chasseurs à lancer le jeu malgré ses défauts.

 

Note : 2/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
8/20

Weeping Doll n'est clairement ni le jeu le plus original, ni le plus beau que propose le VR. Son faible prix compense sa courte durée de vie et poussera les plus curieux à tenter l'expérience. Si vous recherchez plus abouti dans le même style de narration, penchez-vous vers d'autres jeux comme Layers of Fear.

Je recommande ce jeu :
Aux habitués des 100%, Aux curieux