Test : Victor Vran


Victor Vran
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Note des joueurs :
4.8/5 - 4 notes
Note des platineurs :
5/5 - 2 notes

Victor Vran

ps4


71 trophées au total
13 trophées cachés 2 DLC's

76 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 2 joueurs (3 %)
100% par : 0 joueur (0 %)
Note du jeu
15/20
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Test du jeu
Victor Vran

  • Test rédigé par Sizzurp le 29-07-2017 - Modifié le 29-07-2017


Introduction


Bienvenue chez vous !
Studio Bulgare connu pour ses nombreux jeux de stratégies (Grand Ages, Tropico 3 à 5 et Omerta), Haemimont Games nous gratifie d'un essai dans le segment du Hack & Slash en la présence de VICTOR VRAN, genre pourtant très peu exploité sur console de salon nouvelle génération, et globalement associé au mastodonte Diablo. Initialement sorti sur PC en 2015 et plutôt bien accueilli par la critique, le jeu débarque dans sa version augmentée, une OVERKILL EDITION agrémentée de deux gros DLC dont la première se nomme Les mondes fracturés, offrant de tout nouveaux niveaux et le second, nommé Motörhead, qui vise tout particulièrement les plus grands fans de métal.

Coté pitch, Victor débarque en Zagoravie dans une ville maudite pleine de monstres à la recherche de son unique ami Adrian. Ce dernier lui fit parvenir une missive lui intimant de venir le rejoindre et c'est ainsi que commence votre aventure sous la sujétion de ce chasseur. Bien vite on vous narre que les autorités sont dépassées par les événements actuels, et que la reine Katarina compte sur vous pour faire un peu de ménage et rendre de la quiétude en Zagoravie.
Vous allez donc avoir beaucoup de travail pour éradiquer la menace démoniaque qui plane sur les 3 mondes présents, à trame scénaristique pondéré où le gameplay prend une place beaucoup plus importante.

Contenu du jeu


Votre inventaire se remplira tout au long de l'aventure.
La Zagoravie, lieu principal du jeu, offre dans sa globalité un terrain de chasse vaste et varié qui vous demandera de très nombreuses explorations afin d'annihiler complètement les hordes démoniaques en place. A La croisée, HUB central servant de lieu de repos et de préparation, vous trouverez de nombreux marchands, un coffre pour stocker vos loots et d'autres personnages importants à votre avancée. Vous trouverez également une map monde vous permettant de vous téléporter vers les différents niveaux du soft. La Croisée est accessible d’une simple pression d'un bouton dans le menu du jeu, cela aura pour effet de réinitialiser la zone de tout ennemi tué mais vous garantissant un brin de répit.
A l'inverse des productions déjà disponible, le jeu ne propose pas de classe, pas d’arbre de compétences ni de points d’attributs. En revanche vous aurez accès à tout un tas de types d'armes, de celle à distance à la plus basique au corps à corps, offrant chacune 3 sorts bien distincts dont une basique et deux beaucoup plus puissantes, mais avec un cooldown à chaque utilisation. Deux armes peuvent être équipées simultanément, avec la possibilité de switcher entre elles pour une meilleur adaptabilité du terrain. Il est à noter la présence de pouvoirs supplémentaires sous forme de drops, que vous pouvez combiner afin d’accroître leur puissance et conférant une compétence passive, une attaque spéciale ou une aura. Les cartes de destinées offrent une variation de gameplay judicieuse et permettent d'équiper bon nombre de bonus de types dégâts, immunités, ou d'augmenter les chances de s'octroyer des objets rares, et il est même possible de combiner tous ces effets en débloquant des slots selon le niveau de votre personnage, de quoi améliorer les capacités de notre chasseur émérite. A ceci vient s’ajouter un système classique d’états (brûlure, effrayé, concentration ...) qui va modifier le comportement des monstres ou du personnage pendant le combat.

Bien que le jeu soit disponible à un prix modéré, son contenu lui, est extrêmement généreux. La jouabilité à la manette est remarquable et la campagne est d’une durée tout à fait incroyable. Si le challenge n'est pas assez retorse, vous pourrez affiner la difficulté du jeu à n'importe quel moment, ce qui aura un effet positif sur votre progression et vos loots, mais aussi la possibilité d'actionner jusqu’à cinq maléfices mettant à l'épreuve vos talents de chasseur, augmentant de manière exponentielle les dégâts reçus, des monstres ayant plus de vie et une fréquentation plus importante d'ennemis de niveau élite. Si ce n'est toujours pas suffisant à votre gout, chaque map offre plusieurs défis à réaliser, vous récompensant au travers de l'xp, de l'or ou des objets de qualité supérieure, ce qui nécessite de relancer plusieurs fois le niveau afin de tous les accomplir.
Le jeu possède aussi un système de contrats et de chasse au trésor assez bien pensé, objets que l’on peut amasser et partager avec les autres joueurs afin de chasser en communauté et récupérer une récompense de haut niveau. La présence de crafting ajoute un plus non négligeable pour le peu que passiez votre temps à rassembler les éléments nécessaires à l'amélioration d'armes, pouvoirs et cartes de destinée. Il y a de quoi s'occuper c'est le moins que l'on puisse dire.

Le mode multijoueur vous permettra de composer avec 3 autres joueurs, même si l'on ressent l'envie des développeurs de pousser le joueur à avancer seul. Il y a très peu de synergie entre les différents personnages, les causes et effets de ne pas avoir de classe distinctes. A ma connaissance on ne peut pas échanger d'objets en les jetant au sol ; impossible donc de partager vos éléments légendaires avec vos amis.
Une fois que vous aurez fait le tour du monde principal de Zagoravie, à vous les joies des deux contenus additionnels présents dans cette édition. A commencer à mon sens par la plus intéressante, Motorhead, qui se compose de 3 nouveaux mondes, 3 nouveaux costumes, 20 nouvelles cartes de destinée, ainsi que de nouveaux boss et de nouveaux ennemis. Concernant Les mondes fracturés, le joueur devra avancer dans un donjon sans fin nommé La Fracture. Il s'agit d'un labyrinthe dont la difficulté augmente au fur et à mesure de votre progression. Sans omettre la possibilité de passer du niveau 51 à 60 si vous aviez déjà atteint le palier maximal dans l’aventure de base. Votre progression dans chacun des 3 mondes est sauvegardée automatiquement pour que vous puissiez reprendre votre partie là où vous en étiez avant de quitter. Il est possible de parcourir tout le contenu proposé par cette Overkill Edition à deux en multi local, ou à 4 en mutlijoueur en ligne.
Le scénario lui, est sans équivoque le point faible de victor Vran. Il se laisse suivre mais parait plat et d'un classicisme sans précédent, et il n'est pas rare que vous fassiez l'impasse sur les récits narrés.

 

Note : 5/5

Aspect technique du jeu


Chaque zone dispose de différents défis à réaliser
Malgré son scénario falot, l’expérience est rattrapée par des cut-scènes visiblement travaillées à la main de toute beauté, nous rappelant celles présentes dans un certain Van helsing, et pour le peu que vous lisiez un minimum les dialogues, ils présentent un réel intérêt de part un cynisme fin et où l’humour règne sans commune mesure. Aussi parce que Victor Vran possède deux atouts de poids incomparables dans sa manche ; la narration doublée en anglais de très bonne facture premièrement, mais la seconde et non des moindres, est qu'un certain comédien répondant au doux nom de Doug Cockle, prête sa voix au personnage. Qui est-ce me direz vous ? C'est tout bonnement le doubleur en VO de Geralt de Riv, célèbre et charismatique personnage fictif de la saga The Witcher, et le moins que l'on puisse dire c'est que l'effet de surprise est garanti.

Coté visuel, bien que ce ne soit pas la force première du titre, et même s’il s’avère réussi et détaillé, le titre fait malheureusement un peu trop générique face à la direction empruntée par un certain Diablo 3, bien que le coté gothique procure un charme avéré. Les effets par contre, sont nettement plus travaillés avec des explosions de-ci de-là, des particules en pagaille et une fluidité convaincante pour une meilleure lisibilité de l’action. Les éclairages sont très jolis même si ils ne sont pas dynamiques, les décors fourmillent de détails et sont en partie destructibles. Les différents personnages et les ennemis sont bien modélisés, quoique peu originaux et avec peu de variation au point où l'on se retrouve souvent face aux mêmes monstres. A noter que sur la Playstation 4 classique, il est possible que vous subissiez un certain nombre de freezes, en partie dus à l'accumulation d'effets et de pouvoirs affichés à l'écran, chose non relevée sur Ps4 pro.

Dans son approche, Victor Vran ne se démarque guère de la concurrence, la maniabilité au pad, bien qu'irréprochable, offre une linéarité importante, et vous allez surement martelez de nombreuses heures les mêmes touches à vous éreinter les doigts pour trouver LE COMBO dévastateur. Le saut est présent et offre une feature intéressante et rafraîchissante. Par le biais d'une simple pression sur la touche X, vous pourrez rebondir contre les murs, jouer à saute moutons afin d'écarter le risque de vous faire toucher par une horde de mobs. Cela s’avérera aussi utile lorsque vous aurez décidé de fouiller les environnements et de compléter les défis (coffres au trésor) dans des maps au level-design bien pensé. Seulement, le nombre important d'ennemis implique souvent l'utilisation du saut ou de l'esquive et fait ressortir le coté revêche du titre dans sa difficulté la plus élevée, maléfices activés.

Les pistes audio constituent à elles seules une franche réussite, et notamment dans l’extension Motörhead, contenu additionnel consacré au groupe de métal mythique du même nom. Il s'agit présentement d'un bel hommage au groupe de Lemmy Kilmister et à leur album, permettant d'occire des succubes et cabots de l'enfer enragés, de supprimer des boss issus des pochettes d'albums, tout ceci étayé par 13 morceaux épiques... un parti extrêmement jouissif.

 

Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Le bestaire fait dans le classicisme absolu.
Je dois avouer que j’ai pris du plaisir à parcourir le monde de Victor Vran, et même dans sa difficulté maximale, avec les maléfices. Déjà parce que le challenge est bel et bien présent et aussi parce que le jeu récompense le joueur qui ose prendre des risques via des loots bien particuliers, ce qui ravira les fans de farm et d'équipements. L'action est omniprésente, l'exploration quand à elle dévoile la map au fur et à mesure forçant le joueur à fouiller à 100% les zones pour ne rien manquer. En outre, il bénéficie d'une rejouabilité importante de par ses défis nombreux, ou juste pour parcourir les donjons générés aléatoirement en endgame un peu comme les donjons calices du célèbre Bloodborne.

Il propose des subtilités de gameplay plutôt fun que je ne ressentais pas sur Diablo avec la possibilité de sauter mais aussi de pouvoir utiliser deux armes simultanément en switchant. Petit soucis qui pourrait finalement ne pas en être un, j'ai éprouvé une grande difficulté à lire les descriptions affichées à l'écran. Que ce soit moi ou non, j'ai du me rapprocher de ma TV à de très nombreuses reprises pour discerner certains mots. Autant dire que pour en voir le bout il faut un sacré paquet d’heures : entre les étoiles, les 205 défis de l'aventure principale, les secrets, les tenues et quêtes annexes déblocables, le craft/transmutation et les deux autres modes de jeu, et pour le prix affiché, je pense qu'il serait très bête de s'en priver.

Coté négatif, les esprits étriqués diront que le jeu est un couloir gigantesque que vous devrez arpenter d'un point A à un point B, mais ce constat est plus ou moins le même pour tous les titres qui prennent cette direction de Hack & slash, ce à quoi les moins exigeants répondront qu'il s'agit de couloirs tellement larges que l'exploration reste tout de même de mise. Malgré tout, il y a un manque de caractère notable dans le bestiaire, les monstres étant partiellement les mêmes du début à la fin, à quelques variations près. J'aurais aimé un peu plus de folie de ce côté avec autre chose que des squelettes à désosser. Et oui autant le dire de suite, le gameplay bien que varié, est affublé d'une certaine austérité inhérente au genre : le martelage de touches. Une fois que vous aurez trouvé le mappage parfait vous permettant de faire flancher vos ennemis, vous allez certainement utiliser la même combinaison encore et toujours.
Ce qui en soit n'est pas problématique mais pourrait à la longue vous faire ressentir de la redondance. C'est la raison pour laquelle je recommande chaudement des sessions de jeux enchevêtrées de pauses.
Et c'est avec le temps qu'arrive le premier gros constat. Certains diront que le loot n'est pas assez conséquent, d'autres diront que celui ci l'est beaucoup trop, mais de mon côté la question a été tout autre : dois-je absolument rester dans une difficulté avancée pour obtenir des objets intéressants ? Et bien justement non. Haemimont pense aussi à l'utilisateur ordinaire, celui qui aime parcourir le jeu sans trop canoter et qui aimerait revêtir un équipement de haut prestige. Outre l'achat possible à n'importe quel moment auprès des marchands, vous rencontrerez tout de même des ennemis de niveau élite, ce qui garantira une récompense majeure. Et pour le peu qu'elle ne vous plaise pas, vous pourrez relancer immédiatement le niveau pour tenter d'en obtenir une meilleure.

Vous l'aurez compris, le jeu fait quasiment un sans faute, il n’est peut-être pas le hack’n’slash le plus spectaculaire, mais il s’agit d’un titre consistant et très agréable à prendre en main. Il conviendra tout aussi bien aux néophytes qu’aux habitués.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Après l'aventure de base, place au contenu additionnel !
Dans sa globalité, et si vous vous attelez à terminer les niveaux à 100%, la majorité des trophées tomberont sans que vous ne fassiez attention. Peu d'actions fastidieuses comme ce fut le cas dans Diablo vous seront demandées. Ici, terminer le jeu vous octroiera ceux liés aux boss et ennemis. Quelques actions spécifiques sont à réaliser avec armes et pouvoirs et servent directement le joueur, dans le sens même où cela vous permettra de tester la majorité du contenu proposé.

Une fois débarrassé des trophées cités, ne restera plus qu'à jeter un œil aux autres actions à réaliser. En l’occurrence, des petits défis à compléter dans différents endroits de Zagoravie qui ne poseront que très peu de problèmes dans la logique même ou vous pourrez relancer n'importe quel niveau à n'importe quel moment. C'est d'ailleurs à ce moment précis que vous vous rendrez compte que vous avez compléter les 3/4 des trophées, et sans réellement avoir forcé sur leur obtention. Un réel plaisir car ils ne forcent pas le joueur à chercher guides et astuces ici et là, tout devrait être à portée de main.

Finalement les derniers trophées restants concernent la difficulté du jeu, et c'est là où vous allez devoir donner de votre personne. Qu'il s'agisse de vaincre le boss final dans la difficulté difficile, y arriver sans ne jamais être mort (vous pourrez néanmoins aller jusqu'au boss en facile, le tuer, puis changer la difficulté pour le vaincre de nouveau) et même vaincre plus de 15 000 ennemis avec 5 maléfices activés (ils ne sont d’ailleurs pas activables en mode facile), le challenge se veut présent, sans pour autant vous rendre acariâtre. Tout est possible dans la mesure où vous mettez de l'ordre dans votre avancée, auquel cas vous devrez recommencer une partie, ce qui m'est arrivé.

En définitive, la partie la plus difficile sera de finir les défis épiques de Zagoravie, défis grandement améliorés qui mettront vos capacités de chasseur à l'épreuve. Mais ici encore rien de bien insurmontable et à ce niveau vous devriez maîtriser le jeu, le temps d'obtention occupant une place plus importante que la difficulté en elle-même. Du côté du contenu additionnel, les trophées sont dans la lignée du jeu de base et demande au joueur d'explorer un maximum et de terminer les défis. Une très bonne pioche ici encore.

 

Note : 4/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
15/20

A l'heure où tous les hack & slash sont qualifiés de Diablo Like, Haemimont nous propose avec Victor Vran une expérience rafraîchissante et bien pensée qui devrait faire le bonheur des casual gamers, mais aussi de procurer aux joueurs expérimentés un plaisir coupable d'anéantissement de masse. Une distraction immédiate qui parvient à remplir les critères de satisfaction les plus modestes, à défaut de trouver une meilleure alternative.
Il excelle dans tous les domaines, bon partout et mauvais en rien. Et s'il vous plait, à moindre coût.

Je recommande ce jeu :
À tous