Test : Transistor


Transistor
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Note des joueurs :
4/5 - 61 notes
Note des platineurs :
4.5/5 - 53 notes

Transistor

ps4


34 trophées au total
5 trophées cachés

3443 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 778 joueurs (23 %)
100% par : 778 joueurs (23 %)
Note du jeu
17/20
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Test du jeu
Transistor

  • Test rédigé par Warriortidus le 03-02-2015 - Modifié le 07-12-2016


Introduction


Le début d'une histoire tragique ?
Image

Sorti le 21 mai 2014 sur Playstation 4 (et PC) au prix de 18€99, Transistor est la dernière production d'un jeune studio : Supergiant Games. Créé en 2009, Supergiant Games est composé d'une petite équipe d'une douzaine de personnes, et s'était déjà fait remarquer en sortant l'excellent Bastion (disponible sur PC/Xbox 360) en 2011. Ce dernier s'était différencié des productions du moment par son ambiance originale et par sa façon de raconter l'histoire en temps réel. Transistor se pose donc en digne héritier de Bastion en reprenant ces deux grandes idées, tout en proposant une expérience différente, dans un nouvel univers. Transistor sera acclamé par la critique, recevant plus d'une centaine de récompenses/nominations de la part de l'industrie vidéo-ludique, mais aussi un succès commercial, le jeu se vendant à plus de 600 000 exemplaires entre Steam et le Playstation Store, lors des 6 premiers mois de commercialisation. C'est tout naturellement que le jeu sera proposé gratuitement aux possesseurs du Playstation Plus en Février 2015.

Vous incarnerez Red, une chanteuse populaire à Cloudbank, que vous retrouverez en mauvaise posture au début de l'aventure. Suite à l'attaque de la Camerata, une mystérieuse organisation, nous la trouvons aphone, près d'un homme (son bien-aimé ?) mort, tué par l'arme qui le transperce : le Transistor. Cependant, l'âme du défunt semble habiter cette arme, et tente de réconforter Red dans cette douloureuse épreuve. Red s'empare donc du Transistor, et débute sa quête afin de retrouver sa voix et cet homme. Elle devra affronter le Process, une armée de robots qui occupent la ville de Cloudbank, vidée de ses habitants.

Contenu du jeu


Red est la vedette de Cloudbank.
Break the Code.

Transistor est un action/RPG en vue isométrique, où vous contrôlerez Red armée désormais du Transistor. Le jeu montre sa différence dès le début, avec cette arme, qui est aussi le narrateur de l'histoire (on appréciera d'ailleurs l'idée d'avoir la voix du Transistor sortant du haut-parleur de la Dual Shock 4). Le Transistor va guider notre chère Red tout au long de son aventure, et tient donc un rôle plus proche du personnage secondaire que de l'outil. Sans aller jusqu'à dire qu'il est anecdotique, le scénario met surtout en lumière la relation que va entretenir Red avec le Transistor (enfin précisément avec l'âme de l'homme qui habite l'arme). L'aventure proposée sera uniquement solo, et ne possède pas de mode coop ou online. Transistor propose un univers futuriste teinté d'un soupçon d'ambiance cyberpunk, comme en témoigne le design de la ville de Cloudbank, ou encore vos ennemis, qui seront principalement des robots (appelés "Le Process"). Même si les différentes zones vous laissent assez d'espace, il n'est pas question non plus de monde ouvert ; loin d'être un défaut, le jeu se veut tout de même assez linéaire. Ceci est en grande partie justifié par le besoin de narration, et donc le jeu ne permet pas de se "perdre" dans une zone. Cependant, il y a toujours les terminaux OVC à consulter (notamment si vous souhaitez mieux comprendre l'histoire), certains étant un peu cachés, ou des portes dissimulées à franchir (ces dernières gratifient de quelques superbes artworks), cassant un peu ce sentiment de linéarité.

Transistor continue de se démarquer de la plupart des productions actuelles en proposant un système de difficulté original : il n'est pas question de choisir en début de partie si l'on souhaite jouer en Facile, Normal ou Difficile. Tout au long de votre aventure, vous débloquerez des "Limiteurs" (au nombre de 10), que vous pourrez choisir d'activer ou non. Ces derniers agiront comme des malus, en renforçant l'ennemi ou en vous affaiblissant, augmentant donc la difficulté des affrontements. Bien entendu, plus vous vous imposerez de contraintes, plus vous accumulerez de l'expérience, rendant l'expérience de jeu totalement personnalisable. Ceci étant d'autant plus utile qu'il n'est pas question dans le jeu d'occuper une zone pour faire du level-up : une fois que la zone est nettoyée, il est inutile (voire impossible) de faire marche arrière pour espérer affronter de nouveau ces ennemis, et engranger de l'expérience.

De plus, Transistor vous mettra aussi au défi tout au long de l'aventure, en vous proposant régulièrement des tests qui vont mettre vos talents à (parfois rude) épreuve. Ces derniers seront accessibles tout au long de l'aventure via des Portes Dérobées, vous donnant accès à une zone qui semble être dans une dimension parallèle, totalement hors du temps. Les Tests se débloqueront au fur et à mesure que vous avancerez dans l'histoire, les tests "ultimes" n'arrivant que lors de votre seconde partie.


Un jeu trop court ?

Malgré tout, l'aventure s'avère être un peu courte, il faudra compter 5H pour faire l'histoire, et rajouter quelques heures (en fonction de votre réussite) sur les Tests à faire. Cependant, même si on aurait aimé que le jeu dure plus longtemps, il faut bien voir que Transistor ne nous fait pas perdre de temps dans des aller-retours évitables, ou dans la quête de différents collectibles. On a donc le droit à 5H d'histoire bien remplie, entre les combats contre le Process et les scènes avec Red et le Transistor. Le jeu vous proposera un "new game +" appelé Recursion, où vous pourrez recommencer l'aventure en conservant votre progression et les fonctions débloquées. Les ennemis s'adapteront aussi, proposant un challenge relevé, rendant un second run aussi intéressant sinon plus. Sachant que dans la quête du platine, au moins deux parties vous seront nécessaires pour obtenir tous les trophées, permettant de prolonger un peu plus l'expérience de Transistor.

Au final, à moins de faire le jeu en ligne droite, en se contentant de juste faire le scénario, vous en aurez quand même pour votre argent.

 

Note : 3/5

Aspect technique du jeu


Les cut-scenes sont magnifiques !
Une histoire de Fonctions.

Intéressons-nous dans un premier temps au gameplay de Transistor. Les combats pourront être abordés de deux façons : soit vous attaquez directement avec les fonctions que vous aurez attribués aux touches (croix) (carre) (triangle) (rond) , soit vous choisissez le mode planification (appelé Turn()). Les amateurs d'action seront tentés de choisir la première solution, mais c'est réellement la possibilité de préparer ses attaques qui peut faire la différence lors de combats plus serrés. Chaque façon de combattre a ses avantages : utiliser les touches d'actions vous permettra d'être réactif, mais pas forcément aussi efficace que le mode Turn()...qui vous rendra vulnérable une fois que vous aurez effectués vos attaques (le temps de recharger votre jaune de Turn()). À vous de vous adapter en fonction des situations, la solution ne dépendant pas uniquement de la façon dont vous allez combattre, ce serait trop simple.

En effet, l'autre grande partie du gameplay concerne les fonctions que vous allez obtenir tout au long de l'aventure. Au nombre de 16, elles pourront tout aussi bien être actives, passives ou servir de mise à niveau d'une fonction active. Et c'est à partir de là que les choses sérieuses commencent, vous allez vous rendre compte des multiples possibilités offertes par ces dernières. Heureusement, vous pourrez changer régulièrement l'emplacement de vos fonctions, via les points d'accès (qui font office aussi de point de sauvegarde). Vous aurez donc l'occasion de tester chaque fonction, à chaque emplacement, pour tester leurs effets, et voir lesquelles s'adaptent le mieux à votre style et à la situation. Si on prend l'exemple de la fonction Void(), elle permettra d'affaiblir des cibles (emplacement actif) ou d'augmenter la puissance d'une fonction (emplacement mise à niveau) ou d'augmenter les dégâts de base de chaque fonction (emplacement passif). Les fonctions servent aussi de "vie supplémentaire" pour notre chère Red, une fois votre vie à zéro, une de vos fonctions va "saturer" pour permettre à Red de continuer le combat (jusqu'à ce que plus aucune fonction ne soit disponible, ce qui aboutira au Game Over). Ainsi, vous hésiterez parfois entre avoir 4 fonctions actives ou moins, et devrez faire un choix entre puissance ou sécurité. Bref, même si vous serez toutefois limité par le nombre de slots mémoire (qui évolue lui aussi au fil de l'aventure), les possibilités sont nombreuses.


Quand le jeu vidéo devient art.

Mais avant de découvrir le gameplay, c'est sans doute la direction artistique qui va vous convaincre d'essayer Transistor. Que ça soit in-game avec les décors, ou lors des cut-scenes illustrées par de formidables artworks de Jen Zee , le jeu est vraiment plaisant à regarder. Mais que dire de la bande-son du jeu ! Que ça soit la voix singulière de Logan Cunningham dans le rôle du Transistor, les compositions musicales de Darren Korb, accompagnées de la voix délicieuse d'Ashley Barrett pour les quelques morceaux chantés, la partie sonore de Transistor dépasse le simple cadre du jeu vidéo. Tout est parfaitement maîtrisé, chaque thème s'adapte parfaitement à chaque situation, du travail d'artiste, véritablement. Il est difficile de ressortir un thème musical plus qu'un autre, mais finir le jeu sur Paper Boats, illustré par une série d'artworks plus beau les uns que les autres ne vous laissera probablement pas indifférent. Pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur les origines de la bande-son de Transistor, n'hésitez pas à consulter la news réalisée peu de temps après la sortie du jeu.

 

Note : 5/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Une combinaison qui va faire mal !
Laissez-vous tenter.

Si vous m'avez lu jusque là, vous comprendrez à quel point Transistor peut être plaisant à jouer. Vous trouverez un gameplay d'une grande richesse, une direction artistique de premier ordre, une histoire plutôt sympa (même si la relation Red/Transistor prend le dessus sur le scénario). Le jeu propose en plus une difficulté paramétrable par le biais des Limiteurs, ainsi qu'une série de Tests à faire, pouvant combler les joueurs en manque de challenge. Et en bonus, vous pourrez revivre l'aventure avec vos améliorations obtenues dans une précédente partie, le jeu étant pensé aussi pour ceux qui cherchent un jeu avec une bonne replay value, et c'est plutôt réussi. Même si, à priori, il n'y pas forcément d'intérêt à faire plus de 3 parties, le platine pouvant s'obtenir en 2 parties, et le niveau de Red bloquant à 30 (soit au cours du 3ème run). Finalement, les seuls défauts que l'on pourrait reprocher à Transistor seraient de ne pas avoir une histoire un peu plus longue, mais aussi qu'il peut se montrer un peu répétitif ; tout dépendra surtout de comment vous aller aborder le jeu. Mais globalement, à moins d'être allergique à l'ambiance ou au gameplay de Transistor, il sera compliqué de lâcher la manette, et de ne pas se laisser tenter par le mode Récursion.

 

Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Un platine agréable à obtenir.
Le Paradis du chasseur de trophées.

Transistor propose tout ce qu'un bon chasseur de trophées peut attendre : du challenge, des trophées variés, et surtout l'absence de trophées liés à de quelconques collectibles. On retrouve donc les classiques trophées liés à l'histoire, récompensant notamment les victoires contre certains boss, mais aussi le fait de (re)finir le scénario. Comme dit précédemment, il n'y a pas de mode de difficulté dans Transistor, mais des Limiteurs qui permettent de personnaliser la difficulté en favorisant l'IA ou vous rajoutant des malus. Pour ceux dont la difficulté effraie, ne vous inquiétez pas, vous aurez seulement 5 combats à remporter avec l'ensemble des Limiteurs : vous n'aurez donc pas à faire le jeu entier, en difficulté maximum.

En parlant de challenge, vous aurez une série de trophées vous demandant de compléter les différents Tests disponibles. Les Tests se débloquent au fur et à mesure que vous avancerez dans l'histoire, et vous n'aurez accès à l'ensemble que lors de votre second run, permettant ainsi d'éviter d'avoir à tous les faire une fois le jeu fini. Même si les premiers niveaux feront office de didacticiel, pour vous permettre d'apprendre les bases du gameplay, la difficulté existe lorsque vous arriverez aux derniers niveaux, sans que cela soit non plus insurmontable ; vous devriez avoir l'expérience nécessaire pour vous en sortir à ce moment-là. Il vous restera les trophées liés à l'utilisation des Fonctions, qui se débloqueront de manière naturelle, si vous êtes un minimum curieux, et aimez tester de nouvelles combinaisons. Il faudra là aussi attendre la seconde partie pour avoir l'ensemble de ces trophées, les dernières fonctions et les premières "copies" de fonctions se débloquant assez tardivement.

Donc à moins de ne pas accrocher au jeu en lui-même, difficile de résister à la chasse aux trophées sur Transistor. Aucun trophée manquable, aucun collectible, uniquement du trophée récompensant votre progression dans le jeu, le tout récompensé d'un joli platine en prime, ce serait dommage de s'en priver.

 

Note : 5/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
17/20

Transistor est une expérience qui ne vous laissera probablement pas indifférent. Que ça soit par sa direction artistique au top, ou par son gameplay riche en possibilités, il serait dommage de passer à côté de cette pépite. Tout le monde ne sera pas forcément réceptif, mais si vous êtes curieux, et/ou à la recherche d'un jeu qui casse un peu les codes, Transistor est fait pour vous.

Je recommande ce jeu :
À tous, Aux spécialistes du genre, Aux curieux