Test : The Surge


The Surge
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Note des joueurs :
4.6/5 - 9 notes
Note des platineurs :
4.5/5 - 6 notes

The Surge

ps4


57 trophées au total
42 trophées cachés 1 DLC

439 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 122 joueurs (28 %)
100% par : 23 joueurs (5 %)
Note du jeu
15/20
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Test du jeu
The Surge

  • Test rédigé par krakdu68 le 28-05-2017 - Modifié le 28-05-2017


Introduction


Sorti le 16 mai 2017 sur PlayStation 4, The Surge est le nouveau jeu des allemands de Deck 13 Interactive qui avaient déjà officié avec le moyen Lords of the Fallen (test : ici) et édité par Focus Home Interactive. Comme son prédécesseur, il s’agit d’un action-rpg à la difficulté relativement élevée et s’inspirant entre autres de la saga Dark Souls et par certains aspects de Metroid.

Le jeu se déroule dans un futur pas si lointain où l’Homme aura bien abîmé notre planète bleue et où une corporation Creo se vante de sauver la planète à travers diverses actions. C’est précisément dans cette entreprise qu’arrive Warren, le héros, personne handicapée à la recherche d’un travail. Vous aurez pour cela un bel exosquelette. Mais tout ne va pas se passer comme prévu…

Est-ce que le jeu fait mieux que son prédécesseur ? Est un n-ième « souls like » ? Quid de ses originalités ? C’est ce que nous allons voir dans la suite.

Contenu du jeu


Avant...
Le jeu se déroule donc sur un site appartenant à Creo, la fameuse corporation sauveuse de l’humanité. Ce site sera découpé en 7 zones explorables par le joueur au fur et à mesure de l’histoire et moyennant un court temps de chargement pour passer de l’une à l’autre. Les zones ne seront pas égales en taille, certaines étant tout de même relativement petites.

Si le scénario reste somme toute relativement classique, il se parcourt quand même avec plaisir malgré le manque de charisme de votre héros (que vous ne pourrez pas personnaliser) et des PNJ peut-être un peu trop absents. Le scénario se dévoile au fur et mesure au joueur, en parlant avec les PNJ, avec notamment un personnage central qui accompagnera le joueur à ses débuts en lui indiquant vaguement ce qu’il faut faire, en écoutant les messages radios qui peuvent passer dans les bâtiments ou encore en ramassant des journaux audio.

Si le nombre de zones est relativement faible, le level design compense largement. De plus le scénario obligera le joueur à revenir sur d’anciennes zones mais ce ne sera en aucun cas une corvée car, à la manière d’un Metroid, le joueur débloquera de nouvelles capacités lui permettant d’explorer de nouvelles parties du niveau. Si les zones sont petites, elles sont en revanche denses pour la plupart. Comme dans un Souls, les zones disposent d’abris vous permettant de reprendre votre souffle, de monter de niveau (ce qui augmente la quantité d'implants que vous pourrez équiper), d'augmenter votre vie, endurance et énergie conjointement (il n'est pas possible de monter seulement la vie par exemple) ainsi que d’accéder au système de craft. Même constat avec les boss qui ne sont qu’au nombre de 5 donc même pas un par zone mais qui compensent largement leurs sous-nombre par leurs variétés (encore heureux dirons-nous) et promettent ainsi des combats très différents ainsi qu’un bon petit challenge. C’est donc un plaisir de comprendre comment ils fonctionnent pour arriver à les vaincre.

A la manière d’un Souls vous pourrez équiper votre personnage d’armes et d’armures en tout genre. S’il y a de quoi trouver son bonheur au niveau de l’apparence des armes, le jeu propose seulement 5 catégories d'armes (à une main, lourde, bâton et montée à une main ou à deux mains) toutes pour du combat au corps-à-corps, il n'y a donc pas d'armes pour du combat à distance donc exit les fusils laser et autres joujoux du même type. La façon de jouer si l’on prend telle ou telle arme sera réellement différente ce qui est une bonne chose. A savoir également que tous les types d’armes sont viables. Plus une catégorie d'arme est utilisée et plus on augmente son niveau ce qui permet de faire plus de dégâts en utilisant ce type d'arme. Concernant les armures, on les répartir en 3 catégories (opérateur, sentinelle et goliath que l’on pourrait traduire respectivement par armure légère, moyenne et lourde) qui offrent différents bonus/malus en fonction de ce que l’on souhaite. Votre personnage pourra alors s’équiper de 6 pièces d’armures (tête, torse, bras gauche, bras droit, jambe gauche et jambe droite) et d’une arme.

Pour continuer sur l’équipement vous débloquerez à un moment la possibilité d’avoir un petit drone qui pourra alors vous permettre de bénéficier de quelques compétences qui pourront vous être bien utiles et interchangeables à volonté, à condition d’avoir les pièces requises bien entendu...
Vous pourrez également ramasser sur les ennemis ou dans le décor toutes sortes d’implants, sorte d’amélioration passive pour votre personnage qui permet d’augmenter sa vie, son endurance ou encore le nombre d’injection de soin que votre personnage peut avoir sur lui et d’autres encore…

Le système de combat n’est pas en reste et enterre définitivement la lourdeur que l’on pouvait avoir dans Lords of the Fallen avec des combats dynamiques, techniques et relativement violent avec le système de lock qui permet de cibler en plus une partie du corps de vos ennemis humanoïdes pour leur trancher la partie ciblée. Ce système sera alors la seule possibilité d’obtenir les plans des armures de vos ennemis ou encore leurs armes.
Si vous avez déjà obtenu la partie d’armure tranchée vous pourrez alors la recycler dans les abris du jeu, pour obtenir des éléments qui seront alors nécessaires pour fabriquer et améliorer vos armes et armures.

Petite déception pour certains, avantages pour d’autres The Surge est un jeu entièrement solo, il n’y a donc pas de multijoueur que ce soit compétitif ou coopératif mais pour compenser un NewGame+ existe et se débloque une fois l’aventure terminée une première fois.

Au final, il faut compter entre 20h et 30h pour terminer le jeu une première fois sans trop se presser et en explorant bien les différentes zones.

 

Note : 3/5

Aspect technique du jeu


... Après
Après une courte cinématique qui explique le contexte, le jeu commence et il faut bien avouer que les personnes de Deck 13 ce sont bien améliorées du point de vue technique. Si le jeu n’éclate pas la rétine, il reste agréable à l’œil malgré de l’aliasing (effet escalier sur les objets courbés) ou du clipping (objets qui apparaissent quand le joueur s’en approche) visible. De plus, le jeu reste fluide en toute circonstance, du moins sur PS4 Pro, où on a d’ailleurs le choix entre 2 modes graphiques : « performance » avec du 1080p 60fps et « graphisme » avec du 4K 30fps. Si vous avez une PS4 Pro je recommande d’ailleurs le mode « performance », les 60fps apportant un réel confort au jeu sans que les graphismes ne se dégradent vraiment par rapport à l’autre mode. La PS4 classique quant à elle affiche du 30fps constant.

Si la technique pure est correcte, le côté artistique des décors, s’il reste cohérent et « réaliste » dans sa représentation, est peut-être un peu un deçà par sa faible variété avec souvent des usines ou des bâtiments relativement classiques. Comme mentionné précédemment, le level design est vraiment excellent, avec une multitude d’endroits plus ou moins bien cachés et des raccourcis qui se débloquent lors de votre progression au sein du niveau vous permettant de revenir rapidement à la zone sûre ou de revenir à l’endroit où vous êtes mort rapidement, avec les ennemis vicieux pouvant profiter du moindre renfoncement pour se cacher et vous sauter dessus dès que vous passez.

La variété du bestiaire est également réaliste compte tenu du contexte du jeu, passant de l’humain augmenté aux robots divers au design varié. L'IA des ennemis sera très agressive pour la plupart, avec des ennemis qui semblent inoffensifs mais qui pourront d'un coup sans prévenir vous courir dessus ou d'autres qui tenteront de vous attaquer en même temps que vous porterez votre coup. Bref, tous les types d'ennemis disposeront d'un mode de fonctionnement qui leur sont propres. En attirer plus peut se solder par la mort de notre héros.

Les bruitages font bien leur travail et permettent de renforcer l’immersion notamment lors des coups que l’on donne ou que l’on reçoit. Les musiques, discrètes, sont également agréables mais moins mémorable que les musiques de boss de Dark Souls. Les doublages français sont en revanche vraiment moyens.

Le gameplay est également très bon de par l’intuitivité de ses contrôles qui partagent à peu près les mêmes qu’un Souls mais aussi par l’exigence et la férocité de ses combats avec son système de verrouillage comme expliqué précédemment. En effet, un simple ennemi peut vous faire très mal et attirer plusieurs ennemis ne sera pas la meilleure idée que vous aurez. Comme dans les Souls le système de « backstab », de contre et riposte est également présent avec quelques petites différences comme par exemple la possibilité de se baisser ou de sauter lorsque vous gardez votre arme en garde. Pour poursuivre dans les différences (R1) s’occupe des attaques horizontales et (R2) des attaques verticales, plus la pression sur le bouton sera forte et longue et plus le coup sera puissant l’inclinaison des coups pouvant être plus ou moins efficace en fonction de la partie visée.

Pour finir si la grande majorité du temps la caméra fait bien son travail, il peut arriver qu’elle s’affole un peu dans les coins les plus exigus surtout avec le verrouillage d’activé mais il sera néanmoins rare de mourir à cause de cette dernière.

 

Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Le menu pause durant les exécutions donne des images sympas...
Encore à la manière d’un Souls, la mort est souvent présente dans The Surge et le fait de mourir vous fait perdre vos pièces détachées, utilisées pour monter de niveau ou payer son équipement, à l’emplacement de votre mort. Vous réapparaîtrez alors à la base de la zone et vous devrez retourner à l’emplacement de votre mort pour les récupérer. Mourir une seconde fois fait définitivement disparaître les pièces détachées issues de votre 1ère mort. Un timer s’active dès que vous quittez la zone de votre base et, s’il arrive à 0, fait disparaître vos précieuses pièces. Tuer des ennemis en cours de route permet néanmoins de rallonger ce timer de l’ordre de 10 à 20 secondes ce qui permet d’arriver en ayant encore pas mal de temps de libre. Cela pousse néanmoins le joueur à se dépêcher tout en faisant attention aux erreurs d’inattention qui pourraient causer votre perte.
Il existe toutefois la possibilité de transférer ses pièces dans la base pour ne pas risquer de les perdre en mourant.

Comme dit précédemment, on prend très vite notre personnage en main, il répond très bien à ce qu’on lui dit. Le jeu reprend un gameplay testé et approuvé tout en lui rajoutant quelques nouveautés et améliorations bienvenues. S’il n’existe que 5 catégories d’armes ces dernières sont vraiment différentes et permettent vraiment de varier le gameplay et de trouver celui qui nous correspond. De plus, le système d'implant permet de changer son personnage à la volée en passant de tank lourd à guerrier léger avec une barre énorme d'endurance par exemple.

Malgré la relative monotonie des décors, on prend plaisir à les parcourir et à les explorer avec toujours un ennemi placé là où il faut pour ne jamais s’ennuyer ou un objet quelconque pour nous récompenser de notre exploration.

Le NewGame+ permet de reparcourir le jeu avec une difficulté accrue, quelques nouveaux objets et compétences et de nouveaux ennemis qui se révéleront bien retords.

 

Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Vous aurez souvent ce style de décor.
Au point de vue des trophées, on retrouve les sempiternels trophées liés à la progression du mode histoire et boss battus. Il y aura également des trophées liés à quelques missions secondaires que vous contracterez auprès des quelques PNJ que vous pourrez rencontrer au cours de l’aventure. Il sera toujours question de leur donner des objets qui seront plus ou moins bien cachés dans les niveaux.

Il y aura aussi des trophées liés au niveau du personnage et au système de craft avec notamment la possibilité de fabriquer des pièces d’armures et d’améliorer armes et armures au niveau max.

Il existe aussi des trophées que vous débloquerez en faisant des actions spécifiques dans un niveau mais rien de franchement compliqué.

Des trophées seront également liés au système de combat et plus précisément à la possibilité de verrouiller une partie du corps précise afin d’en récupérer une pièce d’armure précise. Il faudra alors réunir plusieurs sets complets d’armures.

Le jeu récompensera également le joueur qui ne sera pas près de lâcher ses pièces détachées avec un trophée obtenu lorsque vous porterez plus de 50.000 pièces sur vous ou encore de battre un boss avec 20.000 pièces.

L’exploration sera également récompensée en récoltant les fameux journaux audio mais, pas de panique, ils ne seront jamais vraiment cachés, ils demanderont juste un peu de rigueur dans l’exploration des niveaux.

Enfin un trophée lié au NewGame+ qui demandera de tuer un boss avec son arme.

Au final, The Surge est un jeu avec une liste de trophées simple et qui ne sera pas pénible à compléter. La difficulté du jeu fera que la liste se révélera un peu difficile pour le joueur non rigoureux ou qui ne connaîtrait pas vraiment le genre des « Souls Like » mais rien d’insurmontable pour autant.

 

Note : 4/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
15/20

The Surge surpasse largement son prédécesseur Lords of The Fallen grâce à ses niveaux mieux construits et son système de combat technique et dynamique. Le jeu nous livre un terrain de jeu futuriste plausible mais avec trop peu de diversité, le level design rattrapant heureusement ses défauts. On a donc à faire ici à un bon jeu, surtout pour ceux qui aiment le genre.
Pour couronner le tout, la liste des trophées reste agréable à parcourir avec un platine qui vous poussera à explorer un maximum le jeu.

Je recommande ce jeu :
Aux acharnés, Aux spécialistes du genre, Aux curieux