Test : Pro Evolution Soccer 2018


Pro Evolution Soccer 2018
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Pro Evolution Soccer 2018

ps4


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100% par : 27 joueurs (5 %)
Note du jeu
16/20
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Test du jeu
Pro Evolution Soccer 2018

  • Test rédigé par Warriortidus le 24-09-2017 - Modifié le 24-09-2017


Introduction


Envie d'une petite remontada ?
Le retour du Roi ?
Voilà plus de 20 ans désormais que Konami nous propose chaque année sa vision du football à travers son jeu Pro Evolution Soccer. D'abord intitulé International Superstar Soccer Pro en Occident (Winning Eleven au Japon), la série changera de nom en 2001, afin de se différencier d'une autre série de jeu de foot nommé elle-aussi ISS. L'idée était que PES représente le côté simulation du jeu de foot, pendant que la précédente série ISS (sortie sur Super Nes notamment), représente une vision plus arcade de la discipline. Après un âge d'or connu à l'époque de la Playstation 2, PES 5 étant notamment le bien culturel le plus vendu en France en 2006, la série a connu un passage plus que délicat sur la génération suivante (sur PS3), où FIFA a profité des nouvelles consoles pour dépasser et distancer le jeu de Konami. La génération actuelle permet à PES, notamment grâce à l'utilisation du moteur maison Fox Engine, de revenir sur les talons de FIFA...au point d'en faire de nouveau un sérieux concurrent ? Voyons voir ça avec le test du dernier PES 2018, fraîchement sorti le 14 septembre dernier.

Contenu du jeu


Un exemple de ce que peuvent donner les patchs réalisés par la communauté PES.
C'est avec les vieux ballons qu'on fait les meilleurs joueurs.
Comme tout bon jeu de sport et notamment de foot, il faut que l'on puisse trouver de quoi s'occuper pour l'année, que ça soit en solo, en ligne, ou simplement avec des amis à la maison. Pour les joueurs solitaires, on retrouvera le traditionnel mode Ligue des Masters, qui vous proposera de prendre l'équipe de votre choix (éventuellement celle que vous avez créé à l'image de votre propre club IRL), où vous aurez le choix entre les joueurs réels ou l'équipe made in PES. L'objectif sera bien entendu de monter votre équipe au sommet, et de remporter les différentes compétitions qui vous sont accessibles. Dans les nouveautés concernant ce mode de jeu phare de la licence, on peut noter l'arrivée d'un mode Challenge, qui vous donnera des objectifs à suivre pour et pendant la saison, au risque d'être démis de votre fonction de manager en cas d'échecs. Vous aurez aussi des cut-scenes lors des matchs importants par exemple, avec par exemple l'ambiance d'avant-match dans le vestiaire avant de rentrer sur le terrain. Il y a aussi désormais plus de possibilités de négociations lors des transferts, avec la possibilité d'utiliser les clauses libératoires. Si les transferts peuvent être facilités à partir du moment où vous alignez le chèque, la clause libératoire peut être aussi réclamée par votre joueur lors de la signature d'un nouveau contrat, soyez prudent ! Les entraînements sont désormais aussi étendus à l'équipe jeunes, vous pourrez donc choisir leurs axes d'amélioration, en vue de les intégrer plus tard en équipe première. Enfin, vous aurez accès aussi à des tournois de pré-saison, permettant de vous mesurer aux plus grandes équipes, et vous préparer pour la saison à venir. En résumé, des petites modifications toujours agréables à prendre, mais pas de réel bouleversement non plus pour les habitués de la Master League.

Autre partie importante pour les joueurs solo dans PES, le mode Vers une légende vous propose d'incarner un seul et unique joueur sur le terrain, que ça soit un joueur existant, ou un joueur crée par vos soins. Ce sera à vous de démontrer vos qualités à votre entraîneur et de le convaincre d'être un titulaire indiscutable. Vous ne pourrez effectivement pas choisir d'être titulaire ou non, pas plus que vous ne pourrez contrôler vos coéquipiers. Pas de grosses nouveautés à signaler dans ce mode de jeu, il n'est toujours pas question de scénarisation comme peut le proposer FIFA avec son Aventure, bien que quelques cut-scenes peuvent illustrer votre carrière de joueur professionnel. Il reste dommage de ne pas avoir le choix entre contrôler l'équipe (même si on a pas le contrôle sur la tactique), ou son seul joueur : ce n'est pas toujours évident d'attendre que les coéquipiers contrôlés par l'IA daignent vous passer la balle, alors que vous enchaînez les appels de balle dans le vide. De même qu'il est étonnant qu'on ait pas un suivi de ses performances en temps réel en match, nous indiquant si nous sommes en train de réaliser une bonne performance ou pas. En résumé, un mode de jeu qui reste rafraîchissant et propose une jouabilité un peu différente du reste, mais qui aura sans doute un peu de mal à intéresser les joueurs sur le long terme.

Pour ceux qui souhaitent combiner expérience solo et online, le mode MyClub pourrait bien les contenter. Pour ceux qui joueraient à FIFA, c'est un peu l'équivalent au mode Ultimate Team. L'objectif est de composer une équipe compétitive à partir de joueurs obtenus via des loteries plus ou moins aléatoires. Vous commencerez avec une équipe avec des joueurs communs à tous (un peu à l'image de la Ligue des Masters), et vous devrez dépenser vos points GP (obtenus en réalisant toutes sortes d'exploits dans n'importe quel mode de jeu de PES, et bien sûr en terminant des matchs en MyClub), pour payer des recruteurs qui vont vous trouver un joueur. Et à partir de là, la chance jouera un rôle important dans la qualité des joueurs que vous allez obtenir. Mais paradoxalement, si on déplore au début l'absence d'enchères permettant de recruter le joueur qu'on souhaite, force est de constater que le jeu nous permet assez facilement d'avoir de temps en temps des joueurs de haut niveau, notamment en récompense des compétitions gagnées, où on peut obtenir un recruteur nous garantissant un joueur de qualité Or minimum. De plus, si chez son concurrent on se retrouve finalement souvent contre le même type d'équipes (même nationalité entre les joueurs, ou même championnat représenté), PES permet d'avoir des équipes beaucoup plus variées. En effet, la cohésion d'équipe s'obtient en cumulant les matchs avec ses joueurs, qu'ils viennent d'un même pays ou d'un même championnat ne changeant rien. L'expérience augmente naturellement le collectif ; la qualité des joueurs et de l’entraîneur faisant le reste. De plus, les joueurs s'amélioreront au fil des matchs joués, avec l'expérience engrangée en jouant : non seulement les meilleurs joueurs ne sont pas au maximum de leur potentiel quand vous les recrutez (Griezmann n'est par exemple qu'à 84 de général en MyClub au niveau 1), mais des joueurs moyens au niveau max peuvent donc concurrencer de bons joueurs au niveau mini. Rajoutez à ceci la possibilité d'obtenir des joueurs dits classiques au fil de la saison (il y a eu par exemple Maradona pour ceux ayant précommandé PES 2018), les possibilités pour former son équipe sont multiples, et on évite le phénomène des équipes types qu'on retrouve sur FIFA Ultimate Team.

You'll never play alone !
Maintenant que nous avons parlé des trois modes de jeu qui font désormais office de piliers pour PES, il est temps d'évoquer la nouveauté de ce cru 2018. Il sera désormais possible de faire des matchs en Coopération en ligne ou en local, en 3 contre 3 ou 2 vs 2, l'IA pouvant faire office de joueur si jamais vous n'avez pas le compte de joueurs dans votre équipe. Ce nouveau mode est à différencier du mode Lobby de match en ligne/lobby de jeu en équipe, où vous devrez gérer un joueur ou toute l'équipe. La coopération online permet par exemple à 2 ou 3 joueurs sur une même console (ou même juste entre potes en ligne), d'affronter ensemble une équipe contrôlé par 2 ou 3 autres joueurs. Le gros plus de ce mode, est de voir le suivi de ses performances en temps réel (on se demande pourquoi cela n'a pas été intégré du coup en mode Vers une Légende), et surtout de se comparer à ses coéquipiers ou adversaires à la mi-temps (et à la fin du match). Les statistiques seront assez complètes, montrant autant vos performances sur vos tirs, passes, mais aussi sur votre placement défensif, etc... A vous les soirées entre amis pleine de mauvaise foi, de chambrage, de "même ma grand-mère aurait réussi cette passe" et autre joyeuseté bien placée. Bien entendu, il sera possible de créer un clan, de le faire évoluer, le jeu s'occupant d'évaluer votre profil et déterminera votre style de jeu en fonction de vos performances. Enfin, ce mode coopération en ligne sera aussi disponible en mode MyClub, sachant que les matchs entre ces deux modes de jeu seront possibles (par exemple votre équipe perso MyClub qui affronte Arsenal en coopération 3 vs 3), rajoutant encore une façon d'obtenir des points GP, tout en variant les plaisirs.

Un soupçon de fantasie mais pas trop.
Autre rajout de cet édition 2018, il est désormais possible de faire un Match Aléatoire, si d'aventure vous souhaitez mettre un peu de fantaisie dans un match (contre un ami par exemple). Le concept est simple, après avoir choisi une équipe (histoire de définir sous quelles couleurs vous allez jouer), vous pouvez choisir jusqu'à 4 critères pour que le jeu vous propose une équipe composée aléatoirement à partir de cela. Vous pouvez choisir parmi trois types de critères ; une équipe, une ligue et/ou une nationalité région : vous pouvez ainsi demander une équipe composée de joueurs de Bourg en Bresse, du championnat chilien, de quelques joueurs du Qatar, et du FC Barcelone (histoire d'avoir quelques joueurs un peu au niveau). Une fois les joueurs choisis par le jeu, vous aurez la possibilité de faire un ou plusieurs échanges avec votre adversaire, et espérer récupérer un meilleur joueur, ou juste liquider un joueur qui ne vous plait pas.

Bien entendu, à côté de ses modes de jeux importants et nouveautés, on retrouve les traditionnelles compétitions officielles (comme la Ligue des Champions, l'Europa Ligue, ou encore l'AFC Champions League), ainsi que les modes Ligue, Coupe (en local), le mode Compétition en Ligne ou même la PES League, du très classique en somme, mais qui a le mérite d'être présent. Au final, ce ne sont pas les modes de jeu qui manquent, et vous devriez avoir de quoi vous occuper quelques temps. On regrettera juste le manque de nouveautés dans les modes de jeu déjà existants depuis des années, quand la concurrence est capable de se diversifier un peu depuis l'année dernière, avec notamment dans le mode Vers une Légende.

Just do it...yourself.
Enfin, comme nous sommes sur PES, un petit mot sur le contenu côté licences (voir la liste complète sur le site de Konami) : il n'y aura par défaut, pas les licences de tous les clubs ou championnats à l'instar de la concurrence. Vous aurez néanmoins les tenues et noms officiels pour les équipes des championnats français, italiens, néerlandais, ainsi que ceux des championnats sud-américains (Brésil, Argentine, Chili), sans parler des équipes liées aux compétitions officielles sous licence (Ligue des champions, AFC ou Europa League), ainsi que des clubs sous partenariat (comme Barcelone, Dortmund, Liverpool ou encore Valence). Pour tout le reste, les noms de clubs et les maillots seront "fictifs" sur le jeu et on regrettera l'absence du championnat allemand. Mais Konami laisse la possibilité d'éditer et de modifier tout ça ; la communauté des joueurs de PES a déjà mis à disposition plusieurs patchs pour mettre votre PES au goût du jour, et propose donc le contenu nécessaire pour combler ce manque de licences tout au long de l'année. Pour les curieux, je citerai la communauté CYPES (Custom Your PES), qui propose des mises à jours faciles et rapides à installer. Vous n'aurez besoin que d'une connexion internet pour récupérer les fichiers de mise à jour, et d'une clef usb pour les importer sur votre PES 2018 (pour la démarche, ils proposent un tuto sur comment bien installer tout ça). De même, cette possibilité de modifier le contenu du jeu, et la présence d'équipes totalement fictives (ne représentant aucun club réel), vous permetra de créer votre propre équipe ou de recréer un championnat complet, avec vos propres joueurs ou maillots.

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


Dembélé, pour une frappe enroulée !
PES, c'est la Champions League.
Tournant sur Fox Engine depuis quelques années, PES a pu rattraper son retard et sortir du banc de touche, afin de redevenir une alternative à la concurrence EA Sports, qui l'avait dominée sur la génération PS3. Aujourd'hui, PES fait plus que rivaliser, et propose un jeu digne de la génération actuelle, même si on ne voit pas forcément une grosse évolution par rapport à la saison précédente. Si on pourrait éventuellement reprocher des effets de lumière ou des contrastes qui pourraient être un peu plus prononcés, le moteur maison fait le boulot : le jeu reste plutôt beau et surtout fluide. Mais là, où PES fait fort sur le plan visuel, c'est sur la modélisation des visages : en plus de proposer des joueurs stars parfaitement modélisés, même ceux qui sont un peu moins connus, bénéficient de leurs vrais visages. C'est notamment le cas pour les acteurs du beau parcours en Ligue des Champions de Monaco la saison passée (Bernardo Silva, Bakayoko, Mbappé,...) qui voient leurs sosies arriver dans ce cru 2018. Konami pousse même le détail jusqu'à reproduire les tatouages de vos stars préférées. Il faut vraiment commencer à chercher dans les joueurs vraiment moins connus pour voir des modèles moins précis mais qui respectent globalement les caractéristiques physiques des joueurs.

L'art de jouer au foot avec ses mains.
Au delà de l'aspect visuel, c'est finalement le gameplay qui risque bien de vous marquer un peu plus dans cet opus. L'accent a d'abord été mis sur le contrôle du cuir ; vous avez une sensation de maîtrise qu'on ne trouvait pas jusqu'à présent. Il est même presque inutile d'apprendre et/ou d'utiliser les commandes liées aux gestes techniques, le simple fait de gérer la vitesse ou la direction de votre joueur peut vous permettre d'éliminer ou du moins d'éviter un adversaire. Votre joueur peut par exemple effectuer un passement de jambe rapide lors d'un contrôle en accélérant, ou préférer utiliser l'extérieur du pied plutôt que l'intérieur, en fonction d'où arrive le ballon, et de comment vous vous positionnez. Le rythme du jeu, globalement plus lent, favorisera aussi ce contrôle du ballon, et vous encouragera à construire vos actions. Bien entendu, si les joueurs rapides restent rapides, il ne sera pour autant pas question de faire des "tout-droit" plein axe (en difficulté Normal ou supérieure), la défense aura du mal à être mise à mal si on se la joue solo. Au contraire, on reprochera un peu au jeu, de favoriser un peu trop les joueurs passant par les côtés et aimant centrer pour leur avant-centre : il devient presque trop facile de marquer dans ces conditions là, si on augmente pas la difficulté ou ne joue pas en ligne contre d'autres joueurs. Heureusement, les gardiens de but sauront mieux protéger les cages cette année ; ils seront capables de réflexes souvent salvateurs, parfois même étonnants, tant le but semblait parfois tout fait.

En plus d'animations nouvelles, que ça soit pour les gardiens (notamment sur les relances à la main), ou pour le coup d'envoi (où le ballon sera passé en retrait), les coups de pieds arrêtés ont aussi été un peu revus. Fini le guide indiquant la future trajectoire du ballon, nous nous retrouvons avec un système plus libre (proche de la concurrence), où les nouvelles tactiques possibles et vous donneront autant d'armes différentes pour mettre le cuir au fond des filets. L'occasion de voir que la physique de balle semble plus réelle que ce qu'elle ne pouvait être auparavant, même si on s'étonnera du peu de réussite qu'on puisse avoir sur les frappes lointaines : la balle part souvent bien, mais finalement fini très, très rarement aux fonds des filets. Toujours est-il, que le jeu est très agréable à jouer manette en main, y compris contre l'IA, même dans les difficultés supérieures. S'il sera bien entendu plus compliqué de prendre l'IA à défaut en Superstar, le jeu ne vous oblige pas non plus à courir pendant 90 min après le ballon, pendant que l'IA se fait un Toro contre vous. A partir du moment, où vous défendez correctement, sans trop vous livrer, et que vous utilisez les différentes possibilités tactiques et techniques mises à votre disposition, il est tout à fait possible de lutter contre le jeu, sans que ça ne devienne frustrant...et c'est plutôt très agréable. En cas de victoire, on arrive aux vestiaires avec le sentiment du travail bien fait, ou à défaut, on voit sur quels points on a encore besoin de travailler en vue du prochain match.

On verra au prochain mercato.
Parlons quand même du point un peu sombre de ce PES, la partie sonore. Si les musiques des menus sont plutôt sympas, elles restent peu nombreuses, et elles deviennent finalement vite lassantes et répétitives. Mais le point négatif...ce sont les commentaires. Il est vraiment temps que Konami se mette à jour, quitte à exclure Darren Tullet (oui désolé très cher, tu deviens insupportable), et propose un peu plus de variété. Des lignes de commentaires n'étant plus actuelles figurent encore sur le jeu ; c'est par exemple le cas du stade San Siro, qui "sera le théâtre de la finale de la Ligue des Champions de 2016"...Je peux vous dire que c'était Real Madrid-Athletico Madrid en finale, et que le Real a gagné aux tirs au buts, c'était il y a 2 saisons !

 

Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


La route vers une équipe compétitive en MyClub pourra être longue.
Un jeu de sport, et à priori un jeu de foot doit pouvoir intéresser le joueur tout au long de l'année, au moins jusqu'au prochain opus fêtant le début d'une nouvelle saison. PES possède-t-il assez de contenu et d'intérêt pour vous intéresser toute l'année ? Soyons clair, c'est un grand oui. Peu importe votre façon de jouer, en solo, en ligne, avec des amis ou contre d'autres joueurs, les modes de jeux sont assez nombreux et variés pour intéresser un joueur tout au long de l'année. Le gameplay permet de prendre du plaisir autant contre l'IA que contre des joueurs réels, même si comme dit plus haut, il ne faudra pas hésiter à relever un peu la difficulté, afin de vraiment saisir la quintessence du gameplay. Jouer en difficulté Normal ou moins risque tout de même de nuire au plaisir de jeu, étant donné que vous risquez de répéter sans cesse les mêmes schémas d'attaque qui seront d'une efficacité redoutable.

De plus, un mode de jeu comme MyClub vous proposera des challenges réguliers, vous octroyant récompenses en tous genre contre un peu de sueur, afin de parfaire votre effectif, et de réussir à continuer à monter dans les divisions en ligne, ou dans la difficulté si vous préférez jouer contre l'IA. D'autant plus qu'au contraire d'un mode Ultimate Team sur FIFA, les joueurs montent en niveau avec l'expérience, donc même à défaut de recruter de nouvelles têtes, vous pourrez toujours chercher à améliorer votre équipe et à maximiser le potentiel de vos joueurs déjà présents.

Au final, le seul point un peu noir du jeu est pour les joueurs qui ont usé et abusé de PES 2017 l'année précédente. Les modes de jeu principaux restent quand même très similaires d'une année sur l'autre avec assez peu de nouveautés à signaler, les menus sont quasiment identiques, les commentaires n'ont pas changé, et on pourra visuellement avoir l'impression de se retrouver juste face à une petite mise à jour de PES 2017 plus qu'à un vrai nouveau jeu. Heureusement donc que PES 2018 a su affiner son gameplay, et proposer un peu de fraîcheur avec ses nouveaux modes coopération, histoire de ne pas laisser de côté les fidèles de la licence.

 

Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


L'extérieur du pied de Sturridge.
S'il y a une chose qui ne change pas ou peu d'un PES à l'autre, ce sont ses trophées. Les modes de jeux principaux que sont la Ligue des Masters, Vers une Légende, ou encore MyClub regroupent les trophées les plus chronophages du jeu. En ligue des Masters, il faudra plusieurs saisons afin de faire le tour des trophées, gagner toutes les compétitions que ça soit en Europe mais aussi en Asie et en Amérique du Sud, le tout en menant un de vos clubs au sommet du monde. En mode Vers une Légende, il ne sera pas obligatoire de gagner toutes les compétitions (mais ça peut servir), mais d'effectuer d'excellentes prestations, afin d'être élu meilleur joueur sur chaque continent, et surtout d'atteindre la récompense ultime en tant que joueur : celle de joueur mondial de l'année ! En mode MyClub, si la plupart des trophées s'obtiendront facilement et rapidement, vous y trouverez aussi le trophée le plus dur de PES : (Bronze) Série légendaire (et en plus, ce n'est qu'un trophée bronze). Vous devrez enchaîner les matchs (et les victoires) contre l'IA, dans chaque difficulté disponible (à partir de Normal) jusqu'à débloquer la difficulté légendaire ! Si ce mode légendaire est plus élevé que Superstar, vous ne serez pas amené à avoir 6 victoires d'affilés comme ce fut le cas l'année dernière. Un moindre mal, même si le challenge reste au rendez-vous.

Pour le reste des trophées, il faudra tester un peu tous les modes en ligne disponibles, gagner un match dans les compétitions officielles ou encore réaliser certaines actions ; absolument rien d'insurmontable en somme. Au final, si les trophées restent plutôt agréable à faire, et invitent à tester un peu tout le contenu du jeu, le gros problème reste le manque d'originalité de la liste de trophées, et pour certains la difficulté à atteindre et réussir à gagner en mode Légendaire en MyClub. Si vous étiez notamment sur PES 2017 juste avant, vous êtes bon pour refaire la même chose ou presque sur le 2018, c'est dommage, il y avait sans doute moyen de proposer un peu de changement.

 

Note : 4/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
16/20

PES 2018 est une alternative plus que crédible à ceux qui cherchent un jeu de football sur PS4. S'il n'a malheureusement par défaut, pas le même contenu que la concurrence (surtout au niveau des licences), le jeu propose en revanche un gameplay bien plus agréable et des modes de jeu originaux, pouvant aisément convaincre les amoureux du ballon rond.

Je recommande ce jeu :
À tous, Aux spécialistes du genre, Aux fans de la série