Test : Never Alone


Never Alone
  • 2
  • 2
  • 15
Note des joueurs :
3.5/5 - 83 notes
Note des 100% :
3.7/5 - 64 notes

Never Alone

ps4


19 trophées au total
14 trophées cachés 1 DLC

4416 joueurs possèdent ce jeu

100% par : 635 joueurs (14 %)
Note du jeu
13/20
Discuter du test

Test du jeu
Never Alone

  • Test rédigé par Pitiboyz le 03-02-2015 - Modifié le 07-12-2016


Introduction


Voici nos deux protagonistes, un lien intense les unit et vous pourrez le ressentir durant l'histoire.
« Lorsqu'un renard te considère comme son ami, il fera toujours tout son possible pour te prévenir du danger. »

Voilà ce que vous apprendrez tout au long de votre voyage à travers cette légende Iñupiaq.
Never Alone, ou bien Kisima Inŋitchuŋa, est un jeu développé en partenariat par Upper One Games (UOG) et un peuple d’Alaska, les Iñupiat, inspiré de l'histoire de Kunuuksaayuka racontée par Robert « Nasruk » Cleveland. Sortie en Novembre 2014, seulement en téléchargement pour les puristes des jeux en boîtes.
Les développeurs de UOG entrent donc dans un style qu'ils définissent eux-mêmes de "World Games", jeu basé sur des légendes indigènes et en corrélation avec les peuples qui racontent ces histoires.
Dans les faits, nous sommes en présence d'un jeu de plate-forme et de réflexion basé sur l'interactivité de deux personnages.

La base

C’est l’histoire d’une petite fille et de son peuple, la chasse leur est nécessaire pour subvenir à leurs besoins, pourtant, un jour, ils ne peuvent plus se rendre à la chasse à cause d'un puissant blizzard qui souffle sur leur terre. Cette petite fille inconsciente, bien que courageuse, se lance donc dans une aventure pour découvrir la raison de ce souffle glacial qui s’abat sur elle et les siens...
Il est temps, mettons-nous à la recherche de ce qui provoque ce blizzard continu !

Contenu du jeu


Vous pourrez découvrir l'histoire du tambour en recherchant ces Notions Culturelles.
Comment y jouer ?

Le jeu est faisable bien sûr en solo, mais également en coop.
L'expérience du mode coop est plutôt bonne, surtout si vous voulez faire découvrir la console à des gens réticents, grâce à cette ambiance mignonne et enfantine.
Malgré cette ambiance il faut être réceptif à la poésie qui se dégage du titre et à l’enchaînement des métaphores sans quoi le jeu vous paraîtra fade.

Rappelez-vous, nous sommes dans un jeu de plate-forme et de réflexion, vous serez donc partagé entre deux personnages, Nuna la petite fille, et Fox son renard polaire. Chacun ayant ses propres compétences pour vous permettre d'avancer dans le jeu. Vous l'aurez compris, il faudra donc changer de protagoniste pour résoudre les énigmes et ainsi pouvoir avancer dans votre aventure.
Lorsque vous jouez en coop, chacun de vous aura un personnage. Le jeu n'en sera que mieux puisque vous partagerez un moment intime pour ainsi dire.
La difficulté est assez faiblarde, les puzzles ne vous demanderont que quelques minutes pour découvrir la solution, du moins, les trois quarts du jeu. Le dernier quart ça se corse, on en vient à se demander s'il a été réalisé par les mêmes personnes.

Never Alone est doté d'un système de collectibles appelés Notions Culturelles, vous aurez donc accès à une galerie d'interviews sur différents sujets traitants de la culture iñupiaq.


Une note peut-être ?

En essayant d'être le plus objectif possible, le contenu du jeu n'est pas énorme, mais il a le mérite d'être jouable en coop.
Pourquoi une note si élevée alors ?
Je trouve la démarche de Upper One Games respectable et notable.
Le fait d'aller à la rencontre de populations indigènes et d'essayer de faire découvrir de cette façon leurs légendes est un acte risqué.
La note de 4 me paraît tout de même méritée grâce à la présence des Notions Culturelles qui enrichissent le jeu de manière culturelle, ce qui est assez rare pour le notifier.

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


Révolutionnaire graphiquement ? Non.
Passons maintenant à l’aspect technique du jeu.

Graphiquement nous ne sommes pas en présence d'une révolution artistique. Pourtant, les couleurs très claires telles que la neige ou les esprits ne donnent pas une impression de jeu mal réalisé.
Le jeu étant assez linéaire dans ses décors vous ne trouverez pas énormément de défauts. Mais alors, pourquoi pas une révolution artistique ?!
Simplement car l'affichage à l'écran n'est pas gourmand, une banquise, une fillette et un renard, parfois du blizzard, donc honnêtement avant de voir des soucis d'affichage ou de mauvais décors il faut quand même chercher. Les personnages n’avançant pas à une vitesse folle, le décor a largement le temps de s'afficher correctement.
En conclusion, un jeu correct sans prétention de révolutionner le genre mais pas irritant pour les yeux !

Gameplay

- Parlons maniabilité, un point noir ? Un bien grand mot.
Le jeu vous offrant une multitude de puzzle vous pourrez parfois louper certains passages à cause d'une maniabilité quelques fois approximative.
Un personnage qui ne reste pas où il doit, un autre qui ne saute pas assez loin. Quelques petits défauts qui vous feront recommencer deux à trois fois un passage, rien d’insurmontable non plus.
- Vous serez muni de Bolas, sorte d'arme pour vous ouvrir le chemin, La maniabilité du joystick à ce niveau reste à améliorer. Et de plus si vous êtes un habitué des jeux à visée, le sens Y de visée n'est pas modifiable, ce qui est assez déstabilisant au début.
Lors de passages où une erreur n'est pas permise il va sans dire que vous aurez un peu de quoi ronchonner.
Mais ce moment désagréable passé vous serez replongé aussitôt dans votre aventure.


Bande-son

Comme évoqué plus haut, la narration en langue Iñupiaq donne une toute autre dimension à l'immersion.
La musique qui vous suit tout au long de votre aventure est paisible. Une fois dans votre canapé, vous vous laisserez porter par la musique pour suivre les pérégrinations de nos deux héros.
La bande-son vous accompagne dans cette ambiance poétique. Un gros plus pour le jeu et qui vous portera au plus profond de la banquise.


Aïe

On va parler un petit peu du côté Bug et IA.
- Au niveau Bug, je n'en ai eu aucun durant mon aventure, pourtant vous pourrez trouver des commentaires concernant des soucis de déclenchement de scènes ou des problèmes de personnages placés dans le vide. Je n'en ai pas été témoin donc je ne pourrais pas m'étendre sur le sujet, mais vous serez prévenus au cas où.
- Ah, L'IA, grosse partie du débat, non pas tellement en fait.
Il n'y en a pas, le jeu est tracé à l'avance, l'IA ne décidera pas de vous piéger en changeant de technique lors de votre second passage. Donc concrètement, si vous loupez un passage, vous serez apte à savoir ce qui se passera et donc à réussir. Ceci dit, vous ne croiserez pas grand monde, logique sur la banquise...


On conclut ?

Un 3 ça vous va ?
Je pense que oui, ce n'est pas graphiquement un must have, on reste dans les classiques. L'IA étant absente du titre on ne pourra pas avoir réellement de défi, et la maniabilité moyenne par moment contribue à cette faiblesse.

 

Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Ne t'en fais pas...
Le jeu est un régal de par son histoire touchante et la découverte de l'univers Inuit.
Vous pourrez découvrir au fil du jeu des petites choses que vous connaissez déjà (le blizzard, les aurores boréales et j'en passe), mais la vision Inuit vous incite à voir les choses autrement.
Le plaisir sera présent car vous voudrez connaître l'origine du blizzard et pour ça, vous devez continuer à avancer !


Comment obtiennent-ils cette ambiance ?

Une des originalités notable du jeu réside dans le fait que toute la narration est en VO, non pas anglaise, mais en langue Iñupiaq, ainsi vous êtes plongés dans cette fable comme si vous fermiez les yeux et que vous suiviez pas à pas les aventures de notre jeune Inuit.
Chaque élément du jeu à son âme, son caractère, son histoire, chacune de ces petites choses représente une part de la légende et du credo Iñupiaq.

La durée de vie est hélas très faible, pour un jeu à 15 euros environ, le prix se justifie pour le travail de documentation.
Mais honnêtement, attendez une légère promo pour ne pas vous dire à la fin Euh, c'est tout ?
Car ne nous mentons pas, la re-jouabilité est quasi nulle, une fois tous les collectibles attrapés, et la finalité de l'histoire découverte, le seul intérêt de refaire le jeu est de se plonger à nouveau dans l'ambiance, mais vous n'aurez probablement pas cette envie de finir le jeu comme la première fois.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Saute d'abord.
Les trophées, on le sait, on aime ça.
Si vous voulez un jeu facile et un 100% rapide ce jeu est pour vous.
Et l'avantage dans Never Alone est que les trophées sont tout à fait en accord avec l'esprit du jeu, vous n'aurez rien de loufoque.
La moitié des trophées sont liés à l'avancement de l'aventure, l'autre moitié sont les Notions Culturelles que vous devrez collecter. Il y en a 24 au total.
Les développeurs souhaitant faire découvrir l'histoire de cette communauté, vous n'aurez aucun problème pour les trouver et donc débloquer rapidement le 100%. La chasse aux trophées se fait donc tout naturellement lors de votre avancement, il y aura bien une ou deux Notions Culturelles cachées mais rien de sorcier.

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
13/20

Une vraie conclusion maintenant ?

Un trailer très attachant, un jeu qui vous plonge dans une poésie métaphorique.
Une ambiance qui donne envie de terminer cette histoire pour pouvoir aider Nuna et connaître le dénouement.
Un jeu que je ne regrette pas, et que je vous conseille si vous voulez découvrir une histoire touchante et mine de rien très bien ficelée.

J’espère vous avoir donné envie de partager quelques heures avec les Iñupiaq.

Je recommande ce jeu :
Aux curieux, Aux chasseurs de trophées/platine facile