Test : Masters Of Anima


Masters Of Anima
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des joueurs
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des platineurs

Masters Of Anima

ps4


31 trophées au total
5 trophées cachés

11 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 0 joueur (0 %)
100% par : 0 joueur (0 %)
Note du jeu
15/20
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Test du jeu
Masters Of Anima

  • Test rédigé par Bas ^ le 14-04-2018 - Modifié le 14-04-2018


Introduction


Des quêtes secondaires apparaissent ça et là
C'est souvent risqué de proposer une nouvelle licence, quand beaucoup de joueurs se contentent d'acheter des suites à tout va sans forcément chercher la nouveauté. Pourtant, c'est bien un jeu original que propose Passtech Game, petit studio Lyonnais chapeauté par l'éditeur français Focus Home Interactive, sous la forme de Masters of Anima.

Sorti le 10 Avril 2018, ce jeu de stratégie en temps réel - un genre très peu représenté sur console - entend proposer une aventure originale dans le monde coloré de Spark, en vous plaçant aux commandes d'Otto, un jeune homme un peu naïf parti à la recherche de sa fiancé, prisonnière du très méchant Zahr. Comme le suggère le site du jeu, il s'agira de sauver votre bien-aimée... et le monde par la même occasion.

Même si le scénario n'est pas aussi innovant que le système de jeu, Masters of Anima - ou MoA par la suite - a de sérieux arguments à faire valoir. Retour sur un univers chatoyant et prometteur.

Contenu du jeu


Progresser demande parfois de la coordination
« Une vision plus proche de Pikmin »

Quand on parle de stratégie en temps réel, tout le monde a sa petite idée en tête pour se représenter le genre : Age of Empires, Cossacks, Command and Conquer, Starcraft ou Warcraft, et j'en passe. Dans tous les cas, on s'imagine la mise en place d'une économie, d'infrastructures de production et d'une phase plus guerrière où l'on déverse ses troupes nouvellement acquises sur la base adverse pour l'emporter. Masters of Anima s'affranchit d'une grosse partie de cette image d'Épinal en proposant une vision plus proche de Pikmin, sorti il y a quelques années sur les consoles Nintendo. En quelques mots, il s'agit pour l'essentiel de donner des ordres à des créatures que vous invoquez grâce à votre pouvoir d'Animancien et à l'Anima (l'unique "ressource" du jeu que vous ramassez sur le chemin, comme des rubis dans Zelda ou des pièces dans Mario). Au nombre de cinq, chaque groupe de Gardiens possède ses caractéristiques propres et ses fonctionnalités : au combat, les Protecteurs occuperont l'ennemi au corps-à-corps tandis que vos Sentinelles feront des ravages à distance. Coincé par la corruption ? Vos Catalystes vous permettront de créer une zone safe pour progresser.


« Personnaliser Otto et vos Gardiens »

Alternant les phases d'exploration et les affrontements contre les golems, MoA offre une certaine variété dans le gameplay, avec des puzzles à résoudre pour progresser et des mécaniques à acquérir pour terrasser vos adversaires : déplacer vos troupes les plus fragiles hors du danger et réagir rapidement à une invocation seront votre lot quotidien au combat tandis que modeler le terrain pour contrer les éléments vous permettra de ramasser différents bonus pendant les phases plus calmes. J'y reviendrai à l'occasion du plaisir à jouer, mais le jeu est relativement friendly avec les joueurs puisqu'il propose de nombreux checkpoints, pour revenir rapidement à un combat perdu. Par ailleurs, sans aller jusqu'à parler de RPG, vous aurez la possibilité de personnaliser Otto et vos Gardiens grâce à quelques compétences globalement assez classiques (dégâts augmentés, réserve d'Anima plus importante...) même si certaines seront sans doute plus exotiques (le tir chargé de vos archers inflige des dégâts supplémentaires si vous ne touchez pas vos propres troupes). Grâce à la possibilité de réinitialiser celles-ci gratuitement entre chaque étape, vous pourrez expérimenter facilement plusieurs styles de jeu sans devoir refaire toute une partie : un vrai bon point.


« Onze niveaux traversés »

La seule ombre au tableau - et non des moindres pour certains - concerne les modes de jeu : Masters of Anima n'en propose (pour l'instant ?) qu'un seul, à savoir la quête d'Otto pour retrouver sa fiancée mor-cellée (c'est le terme du jeu). Même si les onze niveaux traversés pour la retrouver sont plutôt sympathiques, l'absence de multijoueur en fera sans doute hésiter plus d'un. À titre personnel, j'avoue que ça ne m'a pas trop dérangé pour apprécier le titre, mais je peux comprendre que ce soit un frein pour d'autres. Comptez une petite dizaine d'heures pour compléter le jeu en explorant correctement.

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


Les décors sont soignés et variés
« Diversité (...) couleurs chatoyantes »

D'inspiration cartoon avec une pointe de lyrisme, les décors de Masters of Anima font la part belle à la diversité et aux couleurs chatoyantes et pastelles. Les onze niveaux proposent en effet chacun leur univers, avec par exemple une forêt verdoyante et amicale au tout début du jeu, des tombeaux et des grottes à parcourir à toute vitesse pour ne pas se faire rattraper par la corruption ou encore un désert agressif et venteux, qui n'est pas sans rappeler la Horde du Contrevent. Discrète, la musique ne dénote pas d'avec le reste et colle à l'action quand c'est nécessaire : accélération lors des combats, onirique quand vous explorez, elle ne laissera pas une trace majeure mais elle ne viendra pas perturber l'aventure. Quelques effets sonores accentueront les différentes attaques, qu'elles proviennent de vos Gardiens ou des Golems. Sans fausse note, avec une finition léchée, MoA ne souffre d'aucun ralentissement, même quand l'action s'accélère et que de nombreux effets sont présents à l'écran. Je n'ai pas eu à constater le moindre écran bleu ou problème de sauvegarde, ouf !

« Les cinématiques : (...) assez moches »

La seule partie un peu ratée du jeu concerne les cinématiques : très pauvres en termes d'animation et assez moches - on distingue un aliasing monstrueux autour des protagonistes -, elles n'auront d'intérêt que pour l'histoire qu'elles racontent et vous les passerez assez vite si vous rejouez un niveau. Les plus anglophobes regretteront aussi l'absence de doublage en français, mais les sous-titres permettront d'apprécier la délicieuse naïveté d'Otto et les différents aspects d'Ana au cours de l'aventure.

 

Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Vos adversaires sont gigantesques et redoutables
« Une interface minimaliste mais efficace »

Dans un STR, de beaux graphismes et une histoire ne suffisent pas à faire un bon jeu. Fort heureusement, Masters of Anima se dégage du lot avec une interface minimaliste mais efficace : dans l'ordre, le bas de l'écran affiche votre barre de vie (avec votre niveau et l'expérience), vos troupes, avec la sélection actuelle en surbrillance et enfin l'état de votre Anima (avec des cercles pleins ou vides selon) ainsi que le nombre de troupes invocables. Malgré une action assez soutenue dans certains combats, il est très facile de revenir vérifier l'état de nos Gardiens ou la réserve sans être déconcentré outre mesure. Point tout autant appréciable, le jeu reste sobre en termes d'informations à l'écran, avec seulement quelques icônes quand un adversaire vise une zone ou s'apprête à réaliser une attaque spéciale.


« Le déplacement du curseur au joystick reste relativement correct »

L'autre point essentiel à tout bon jeu de stratégie est bien évidemment la maniabilité. Grandement facilitée sur PC grâce au combo clavier/souris, elle devient parfois un exercice délicat sur console. Sur ce point, Masters of Anima s'en tire bien mais sans révolutionner le genre. On passe d'un groupe de Gardiens à un autre avec (L1) et (R1), on donne des ordres avec (croix) (déplacement/attaque) ou (rond) (pour faire revenir sur soit) et on sélectionne des groupes avec (triangle), soit en appuyant plusieurs fois pour gérer tout le groupe, soit en maintenant pour faire apparaître un rond de sélection. Moins immédiat qu'un clic de souris, le déplacement du curseur au joystick reste relativement correct. Néanmoins, il ne sera pas évident de bouger "juste ce qu'il faut", vous obligeant parfois à déplacer des groupes entiers : c'est dommage, mais vous prendrez vite le pli. Enfin, concernant la prise en main, elle est relativement intuitive, notamment grâce au premier niveau, dédié en grande partie à un apprentissage des commandes. Histoire de ne pas vous noyer directement, Masters of Anima propose une progression dans les Gardiens, avec seulement un groupe accessible au départ, les autres venant compléter la troupe au fur et à mesure de l'aventure.


« (Une) première partie (...) relativement plaisante à jouer »

Je l'ai déjà dit, le jeu n'est pas excessivement difficile, des checkpoints avant chaque affrontement vous permettront notamment de retenter votre chance si vous perdez contre un golem ou tout simplement si vous sentez que vous n'allez pas obtenir un bon score. Toutefois, certains combats demanderont un peu de maîtrise et pourront mettre les nerfs de certains joueurs en pelote : une attention un peu soutenue est bien souvent nécessaire, une petite erreur sur un placement de vos troupes risquant de vous faire perdre la moitié de vos Gardiens instantanément, avec peu d'espoir de revenir... Néanmoins, dans l'ensemble, votre première partie devrait être relativement plaisante à jouer, avec la découverte de nombreux secrets et bonus. Malgré un prix assez séduisant (19,99€) et comme nous l'avons vu plus haut, la durée de vie du soft risque de vous laisser sur votre faim, la re-jouabilité n'étant pas immense et le jeu ne proposant pas d'autre mode une fois l'histoire terminée.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


La jungle et ses mystères...
« 50% des trophées en finissant une première partie »

Peu nombreux - on n'en dénombre que 31 - les trophées de Masters of Anima font la part belle à la progression, une dizaine venant naturellement en jouant, que ce soit en récupérant de nouveaux Gardiens (indispensables à la progression) ou en terminant certains niveaux.

D'autres viennent compléter le tableau en étant peu ou prou automatiques si vous jouez comme il faut puisqu'ils s'obtiendront par exemple en réunissant une équipe de grande taille (100 créatures sous votre commandement) ou rapidement (10 groupes invoqués en moins de deux secondes). Rapidement obtenus, ils ne seront donc pas un frein à la progression, dans le jeu et dans la liste des trophées : vous en obtiendrez facilement 50% des trophées en finissant une première partie sans trop vous forcer.


« Un peu d'exploration (...) [liée] aux collectibles »

Bien qu'assez facile à platiner, MoA dispose de certains trophées vous demandant un peu d'exploration, notamment ceux liés aux collectibles : dans chaque niveau, vous devrez ramasser une Tablette d'Anima et des fragments bleus et verts pour augmenter respectivement votre barre de vie ou celle d'Anima. S'ils ne sont pas exagérément difficiles à dénicher, le jeu vous indiquant même votre progression pour chaque étape, ils vous obligeront sans doute - sauf à consulter un guide pendant les missions - à bien fouiller partout et à revenir sur vos pas à de nombreuses reprises pour tout obtenir. Dans la même idée, vous devrez sans doute recommencer certains niveaux plusieurs fois pour obtenir une note de S à l'issue de combats contre les mini-boss et le boss final. Fort heureusement, les missions liées sont plus courtes que les autres.

À l'opposé de la lenteur de l'exploration, la liste vous obligera sans doute à refaire le jeu une ultime fois, cette fois en mode speedrun : 4h, pas une minute de plus sera votre objectif de temps pour obtenir ce qui sera sans doute votre dernier (Or) avant le (Platine). J'avoue que cette étape n'apporte pas grand chose, si ce n'est forcer une seconde partie aux chasseurs de trophées. À mon sens, c'est un peu dommage, mais on se consolera en se disant qu'on augmente (un peu) la durée de vie.

 

Note : 4/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
15/20

Même s'il ne vous occupera pas des centaines d'heures, Masters of Anima mérite le détour, pour son ambiance soignée et sa réalisation léchée. Avec une histoire convenue mais somme toute réussie, le jeu offre une expérience rafraîchissante et agréable. Début en fanfare pour le petit studio lyonnais de Passtech Games.

Je recommande ce jeu :
À tous