Test : Far Cry Primal


Far Cry Primal
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Note des joueurs :
4.5/5 - 208 notes
Note des platineurs :
4.4/5 - 159 notes

Far Cry Primal

ps4


51 trophées au total
13 trophées cachés

7321 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 4834 joueurs (66 %)
100% par : 4834 joueurs (66 %)
Note du jeu
14/20
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Test du jeu
Far Cry Primal

  • Test rédigé par Aelon le 11-05-2017 - Modifié le 11-05-2017


Introduction


Far Cry... Une licence bien connue des joueurs qui a su relancer son intérêt avec son troisième opus grâce à des antagonistes charismatiques, notamment ce cher Vaas. Le quatrième opus tentait de reprendre ce qui avait fait le succès et réussi la renaissance de la licence sans prendre trop de risques, mais le jeu restait très sympathique.

Un nouveau jeu Far Cry était donc attendu, et à la grande surprise des joueurs, ce n'est pas Far Cry 5 qui fut annoncé mais Far Cry Primal, un jeu proposant de replonger... En l'an 10,000 avant Jésus Christ. Primal reste un jeu action aventure mélangeant RPG et FPS sorti le 23 février 2016.

Vous y incarnez Takkar, un guerrier de la tribu Wenja venant sur la terre d'Oros, une terre riche en ressources prête à être conquise et contestée par trois tribus : Wenja, Udam et Izila. Les Udam s'avèrent être une tribu de fiers guerriers cannibales tandis que les Izila maîtrisent parfaitement l'art du feu. il vous incombe alors de remettre sur pieds le peuple Wenja et de lui offrir Oros. La tâche s'avère des plus ardues mais Takkar pourra compter sur l'aide d'autres Wenja afin d'avoir l'avantage face à ses ennemis. Faites face à vos ennemis, ou subissez l'extinction de votre peuple...


Contenu du jeu


Un village Wenja à bâtir... Et à protéger.
La survie du plus fort

Le terrain de jeu, Oros, est extrêmement grand et vous demandera du temps pour le parcourir. La carte est globalement découpée en deux, Nord et Sud, avec le premier appartenant aux Udam et le second aux Izila. Les terres du Nord sont pour la majorité des zones froides à glaciales tandis que le climat du Sud est bien plus clément (ce doit être la France préhistorique). Tout Oros est donc non seulement peuplé d'humains, mais aussi (et surtout) de bêtes. Cela va des pauvres chèvres que tout le monde prend pour son goûter jusqu'au tigre à dents de sabre qui vous prend pour son goûter. Far Cry Primal suit donc la même route que ses aînés en affichant sur la carte les endroits où trouver une espèce.

Le jeu dispose d'une trame principale et de nombreuses quêtes annexes, mais nous reviendrons dessus plus tard. Takkar (vous, pour rappel) fera la rencontre de nombreux Wenja qui lui offriront un soutien très bienvenu : on comptera par exemple un shaman, une maître chasseresse, un fabricant hors-pair, etc. Tous vous permettront de débloquer des compétences liées à leur talent dans votre arbre de compétences. Vous deviendrez donc progressivement le super-guerrier de la préhistoire qui courra plus vite, frappera plus fort, fabriquera de nouveaux outils et j'en passe. Encore une fois, les habitués de la série reprendront immédiatement leurs marques tant la recette n'a pas changé.

En ce qui concerne les armes disponibles, elles sont bien évidemment basées sur l'époque jouée. Vous manierez ainsi un gourdin (à une ou deux mains), des sagaies (des lances), un arc, des pièges, des "bombes" libérant du feu ou des abeilles. Le panel d'armes est assez restreint mais c'est évidemment dû à la préhistoire et cela s'accepte sans aucun problème. Vous risquez en revanche fort de rire, comme moi, à la vue du grappin qui fait son grand retour après Far Cry 4, mais où ça se tolère beaucoup moins...

Enfin, impossible de ne pas parler de l'un des points novateurs de cet opus : les bêtes apprivoisées. En effet, tout ce qui tente de vous tuer peut être apprivoisé pour tuer pour vous. La bête appelée vous suivra où que vous alliez (certaines peuvent grimper comme vous, d'autres non), elle vous protégera du danger en repoussant les autres bêtes ou en attaquant vos assaillants. Vous pouvez lui donner certains ordres, comme lui spécifier une cible à tuer ou la forcer à revenir si elle s'emballe trop. Une chouette vous obéira également au doigt et à l’œil, à tel point que vous la contrôler pour repérer vos ennemis et même les tuer (sauvage la chouette).

An -10.000 oblige, Takkar devra constamment récupérer des ressources pour confectionner tout ce dont il a besoin : cueillez des plantes, récupérer des roches ou dépecez des bêtes. Le jeu devient progressivement très généreux grâce à certaines compétences afin d'accélérer les récoltes et éviter d'y passer votre vie, rassurez-vous.

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


Visuellement sublime, le jeu dispose d'une ambiance sonore qui parvient à vous immerger dans son univers
"Oh que c'est beau !"

Far Cry Primal flatte la rétine, c'est un fait. Le jeu est truffé de couleurs toujours justes de jour comme de nuit et dispose de superbes jeux de lumières, ce qui était nécessaire puisque le jeu joue énormément sur son cycle jour-nuit avec changement de la faune selon le moment de la journée. Chaque personnage est extrêmement détaillé et jouit d'une animation faciale impeccable. Vous serez à de multiples reprises face à une personne qui s'approchera à quelques centimètres de votre visage, mais à aucun moment le jeu ne faillira par un défaut de modélisation qui vous sortira de l'expérience vidéoludique. L'avantage d'avoir découpé la zone en plusieurs climats permet également de diversifier l'environnement, avec comme présenté précédemment une grande zone enneigée et glaciale au Nord et des forêts plus ou moins denses au centre, le Sud étant plus dégagé mais avec plus de plans d'eau.

En ce qui concerne la bande son, elle s'avère très adaptée au jeu. Les musiques sont très peu utilisées afin de laisser la place à l'ambiance sonore et d'offrir la meilleure immersion possible. Chaque musique est basée sur des thèmes tribaux qui reflètent bien la préhistoire mais semblent (en tout cas pour moi) toutes se ressembler. En revanche, les bruitages sont excellents et, mis tous ensemble, permettent d'obtenir un univers vivant et authentique. Le bruit de vos pas dans l'herbe, le rugissement d'un prédateur qui poursuit et attaque une proie qui émet des plaintes en fuyant, le sifflement d'une flèche qui vous rate, le bandage de votre arc ou le son que fait votre gourdin en fracassant une tête ennemie : tout est mis en oeuvre pour donner un rendu brutal et primitif, ce qui est en parfait accord avec l'époque retranscrite.

Le gameplay est calqué sur celui des anciens Far Cry. Aucune surprise ici, les commandes répondent très bien et sont très classiques pour un FPS, tandis que les actions possibles permettent à la fois d'être furtif ou frontal. En revanche, même si dans l'introduction vous commencez couché, n'espérez toujours pas pouvoir vous coucher...

L'Intelligence Artificielle (ou IA) est également très bonne mais aussi très simpliste. Concernant les animaux, les proies vous fuient (sauf les grosses proies qui, si trop acculées, vous attaquent), tandis que les prédateurs vous chargent. Extrêmement simpliste, mais un petit plus est que prédateurs et proies interagissent entre eux. Les prédateurs attaqueront à vue tout humain ou proie et se battront avec d'autres prédateurs de la même espèce. En fonction de leur force, elles fuiront ou feront fuir d'autres espèces de prédateurs. Les humains, Udam comme Izila, vous attaquent à vue, certains vous chargeant quand d'autres resteront à bonne distance pour vous pilonner le visage tranquillement. En phase de discrétion, une fois un cadavre repéré, tous les ennemis de la zone seront aux aguets et vous chercheront, vous repérant bien plus vite qu'au repos mais en changeant également leur chemin de patrouille. Un excellent point positif qui permet de ne pas rendre monotones et simplissimes les infiltrations.

Petit bémol en revanche, le jeu comprend des bugs liés à l'obtention de certains trophées qui pourraient bien vous forcer à refaire une partie juste pour eux quand bien même vous aviez accompli tout ce que le trophée vous avait demandé... Dommage.

 

Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Apprivoiser des animaux sauvages vous permettra souvent d'avoir un allié de poids face à vos ennemis
Mon nom est Rambo, Grüdü Rambo.

L'aventure de Far Cry Primal demande entre 15 à 20 heures pour être bouclée, mais c'est ici que l'on arrive aux problèmes du jeu. Tout d'abord, le jeu ne dispose pas véritablement d'une trame narrative à suivre pour l'histoire principale. Autant dans Far Cry 3 & 4 vous saviez où aller pour avancer, autant ici vous arriverez à un point où les seules quêtes proposées sont liées aux personnages de votre village Wenja. Les finir permet de débloquer des quêtes principales, mais au final, ce qui aurait dû être des quêtes secondaires disposant d'un arc narratif s'avèrent être des quêtes principales. Ce que le jeu appelle des quêtes secondaires, ce sont des missions TRÈS répétitives où il vous faut, au choix, tuer un ennemi, escorter des imbéciles, sauver des prisonniers ou tuer plusieurs animaux. Si cela vous était demandé une fois, j'aurai toléré, mais demandé 30 à 40 fois, c'est le trop-plein qui vient supplanter le plaisir à jouer.

Autre point négatif, c'est le côté Invincible solitaire de votre Takkar. Si ce personnage est identique à celui des anciens jeux, il passe beaucoup moins ici. Pourquoi me direz-vous ? Eh bien, vous êtes le seul à aller affronter vos ennemis même quand la population de votre village dépasse 150 Wenja. Vous avez au moins 70 guerriers sur ces 150 Wenja, mais non, vous irez quand même seul pour vider un avant-poste ennemi peuplé de 7 à 15 guerriers sanguinaires quand bien même 2 ou 3 alliés auraient été bienvenus. Introduire la gestion d'alliés animaux est une chose bienvenue, mais on aurait aimé accueillir la gestion d'alliés humains. J'ai par ailleurs beaucoup rigolé avec le système de soins du jeu. Comme dans les anciens jeux, vous pouvez soit vous soigner avec des objets de soin, soit utiliser le soin primitif, où Takkar pansera ses plaies du mieux qu'il peut. Le côté comique ici, c'est que si vous combattez un ours ou un lion qui vous lacère à répétition le dos, Takkar se remettra en place le pouce ou l'index pour se soigner. Pour l'immersion, on repassera...

Un autre élément qui m'a personnellement bien énervé, ce sont les deux boss du jeu. Sans rentrer dans les spoilers pour vous permettre d'apprécier la découverte des antagonistes, sachez que Far Cry Primal réalise une immense faute soigneusement évitée par le troisième et quatrième opus. En effet, votre personnage peut décimer par centaines des ennemis, mais comme dans un mauvais film Hollywoodien, les boss sont increvables et demanderont une quantité astronomique de flèches/sagaies/coups de gourdins pour les tuer. On parle quand même d'un personnage torse nu qui demande minimum 40 flèches dans la tête ou le torse pour mourir... Oui. Plutôt que de choisir d'offrir des finaux où Takkar, étant au fil des épreuves devenu une arme de la nature qui terrasse ses adversaires et détruit leur image d'être déifié, ici, même la plus puissante de vos bêtes succombera en quelques secondes aux boss, plus vite que face à un mammouth enragé. Un comble.

Mais ne boudons pas tout ce que le jeu a à offrir. Explorer Oros aux côtés de votre animal favori reste un immense plaisir, la faune sauvage étant extrêmement dense et pouvant à chaque seconde vous tomber dessus. Les compétences assez variées permettent d'autre part de spécialiser Takkar dans un style précis, même si au final, il saura tout faire. L'un des plus grands plaisirs du jeu est d'alterner entre votre soutien terrestre et aérien pour semer le chaos chez vos ennemis et transformer ce qui aurait dû être un combat épique en une boucherie. Le tigre à dents de sabre est particulièrement peu enclin à laisser les ennemis l'approcher et sautera bien volontiers à leur gorge pour leur expliquer pourquoi il s'appelle "à dents de sabre".

Enfin, le jeu propose 4 missions de chasse légendaires où vous devrez combattre 4 animaux particulièrement puissants et au sein desquels vous pourrez en apprivoiser 3, le quatrième combat vous opposant à un mammouth. Encore une fois, le jeu vous permet de choisir entre semer le terrain de combat d'embûches pour entraver votre cible ou décider d'opter pour une approche frontale et brutale au risque d'y laisser des plumes. J'ai personnellement affronter les 3 créatures apprivoisables au gourdin à 2 mains uniquement, et croyez-moi, la récompense n'en est que plus belle.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Vous effectuerez la plupart des trophées sans vous en rendre compte... La plupart...
Une terre à conquérir avec joie

L'essentiel des trophées de Far Cry Primal est extrêmement agréable à obtenir. On passera vite sur les désormais traditionnels trophées liés à votre progression sur l'histoire, même si, à ma grande surprise, vous êtes récompensé d'un trophée Or pour l'une des deux avant-dernières quêtes principales du jeu, tandis que la fin de chaque arc narratif vous récompense d'un simple trophée Bronze... Pourquoi ?!

Il vous sera demandé de contrôler Oros en possédant tous les avant-postes, d'améliorer votre village et notamment les huttes de vos experts Wenja, d'apprivoiser un certain nombre d'animaux sauvages, vaincre et donc apprivoiser chaque bête légendaire ou encore d'explorer plusieurs lieux du jeu. Tous ces objectifs s'effectuent naturellement puisque vous souhaiterez probablement avoir de nouvelles choses à faire, ce que le jeu a pris soin de récompenser.

De très nombreux trophées sont liés aux meurtres d'ennemis. Sagaies, arc, couteaux, gourdin, poison corrupteur, bête apprivoisée : tous les moyens de tuer sont liés à un trophée et il vous incombera alors d'alterner régulièrement vos armes pour tous les débloquer. N'ayez crainte, le jeu dispose de suffisamment d'ennemis pour tous les réaliser en une partie, et si d'aventure Oros venait à trop être vidée de vos ennemis, vous pouvez réinitialiser les bûchers et avant-postes afin de faire réapparaître des ennemis.

Far Cry Primal contient de très nombreux collectibles, mais comme ses aînés, le jeu ne vous demande pas de tous les trouver pour obtenir le trophée des collectibles : il vous faudra en trouver moins de la moitié pour l'avoir ! Un grand soulagement pour les allergiques de la collecte intensive.

Faites tout, même si vous n'en avez pas envie

Il y a en revanche pire que vous forcer à trouver tous les collectibles : c'est vous forcer à finir les missions "secondaires" pour avoir toutes les compétences. Le jeu a un plafond d'XP qui vous oblige à finir les missions secondaires pour obtenir les points de compétences qu'elles offrent en guise de récompense. C'est terriblement frustrant d'être obligé de répéter en boucle le même objectif, notamment devoir escorter 4 chasseurs Wenja qui n'avancent parfois pas ou trop lentement et qui se font démolir par 5 ennemis. Evidemment, seul le grand Takkar peut se défaire de 5 à 6 ennemis armé d'un gourdin quand 4 chasseurs Wenja armés d'arc se contentent de vous regarder de loin ou de viser à côté. Forcer à faire ces missions fait ressortir le plus grand problème du jeu : sa répétitivité. Sans ce trophée, la répétitivité aurait été bien amoindrie, mais une liste de trophées qui arrive à mettre en évidence un travers que bien des joueurs préfèrent éviter, c'est inacceptable.

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
14/20

Far Cry Primal est un très bon jeu et offre un bon défouloir au sein de la préhistoire sans trop s'intéresser au réalisme. Grâce à un aspect technique impeccable, l'immersion est garantie, mais gare à ses trophées qui finiront irrémédiablement par apporter une répétitivité qu'on aurait souhaité éviter.

Je recommande ce jeu :
Aux habitués des 100%, Aux fans de la série, Aux chasseurs de trophées/platine facile