Test : Everybody's Golf


Everybody's Golf
  • 1
  • 5
  • 10
  • 15
Note des joueurs :
4.7/5 - 12 notes
Note des platineurs :
5/5 - 3 notes

Everybody's Golf

ps4


31 trophées au total
2 trophées online
18 trophées cachés

340 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 31 joueurs (9 %)
100% par : 31 joueurs (9 %)
Note du jeu
13/20
Discuter du test

Test du jeu
Everybody's Golf

  • Test rédigé par monsieur_P le 20-09-2017 - Modifié le 05-11-2017


Introduction


Everybody's golf fête ses 20 ans !
Sport de riches quinquagénaires pour les uns, loisir éphémère de jeunes footballeurs gâtés pour les autres, le golf véhicule de nombreux clichés qui ont la peau dure auprès du grand public, encore aujourd’hui. Toutefois, l’avènement de stars tels que Tiger Woods ou Rory McIlroy, respectivement n°1 mondiaux pour la première fois à 21 et 22 ans, ont fini par amorcer une certaine démocratisation du golf notamment auprès des plus jeunes. Celui-ci n'est pas seulement un sport exigeant, il est aussi et surtout une activité conviviale qui permet de s’oxygéner la tête au sein d'un environnement naturel, calme et reposant.

C’est dans cet esprit que fut imaginé Everybody’s golf, commercialisé pour la première fois en 1997 sur Playstation. Après avoir rapidement connu un certain succès auprès des joueurs, cette exclusivité Sony a continué à faire ses classes sur toutes les autres consoles du géant japonais, y compris sur PSP et PS Vita. Développé par Clap Hanz et chapeauté par Japan Studio, EG débarque ainsi naturellement sur PS4 le 30 août 2017 pour le plus grand bonheur d'une fanbase fidèle, impatiente et enthousiaste.

Contenu du jeu


Golf Island est le hub central qui permet de choisir toutes les activités principales et annexes.
Une campagne solo complète malgré un contenu assez maigre

Après avoir créé et personnalisé votre avatar, vous êtes invité à prendre vos marques dans Golf Island qui fait office de véritable hub central. À travers celui-ci, vous avez la possibilité de vous entretenir avec des PNJ afin de récolter des informations utiles liées à l’environnement du jeu, d’accéder au stand d’épreuves, d’affronter en duel de nouveaux personnages, ou encore de rejoindre les différents modes de jeu (solo et multi). Si le coeur vous en dit, sachez que l’île et les parcours peuvent être visités librement afin de dénicher certains items cachés. À mesure que votre personnage progresse et gagne en expérience, ses capacités évoluent elles aussi. Ainsi, vous aurez plus tard, si vous le souhaitez, le loisir de pouvoir pêcher différentes espèces de poissons, de nager et de conduire des voiturettes.

À force de réaliser de longs drives, de jolis putts et d’enchaîner birdies, eagles ou autres résultats sous le par qualifiés de noms d’oiseaux - non, les golfeurs ne s’insultent pas -, le joueur gagne en XP, acquiert de nouveaux kits complets de clubs (qui ont chacun des caractéristiques qui peuvent également évoluer) et récupère des pièces qu’il peut à son aise dépenser dans le magasin du coin. Atteindre les rangs supérieurs permet non seulement de rencontrer des adversaires plus aguerris mais également de débloquer de nouvelles techniques de jeu (comme le backspin par exemple) qui s'avèrent très utiles pour la suite de l’aventure. S’il est vrai que les différents paramètres de jeu permettent d’aborder les parcours autrement - notamment via le mode retour et miroir mais surtout une fois que l’on débloque de nouvelles capacités -, on ne peut que s’offusquer devant la pauvreté de l’offre : seulement 5 circuits de 18 trous sont disponibles, hors DLC… bien loin de ce que nous proposait en 2015 le très bon EA Sport McIlroy PGA Tour avec sa multitude de parcours plus ou moins officiels.

Un mode multijoueur solide et convaincant

Commençons par évoquer la spécificité marquante des jeux de golf made in Japan (Studio) : EG dispose d’un mode multi local - chose assez rare pour être soulignée - jouable à quatre avec une seule et même manette. L’idée n’est pas nouvelle mais elle a le mérite de dispenser le joueur de dépenser une fortune dans deux ou trois Dualshocks 4 supplémentaires pour pouvoir profiter du jeu avec ses amis. Pour plus de challenge, vous pouvez aussi choisir de vous confronter à d’autres joueurs en ligne via différents modes de jeu assez classiques. Là encore, il y a plusieurs récompenses à la clé surtout que de nombreux nouveaux défis sont ajoutés régulièrement. L’aspect compétitif du jeu en ligne est ainsi bien présent dans EG mais celui-ci n’oublie pas pour autant d’être une expérience fun et conviviale puisqu’il introduit une nouveauté fort appréciable : le mode Guerre des territoires. Ici, deux équipes (jusqu’à 4 contre 4) s’affrontent sur un parcours chronométré dans lequel elles doivent compléter une série de trous en essayant bien sûr de réaliser les meilleurs résultats possibles.

 

Note : 3/5

Aspect technique du jeu


Les environnements sont colorés, chaleureux et chatoyants mais manquent cruellement de finesse.
Un jeu visuellement plaisant et coloré ...

La série EG est réputée pour sa patte graphique décomplexée qui tranche avec le style plutôt austère d'autres licences de golf, celle d’Electronic Arts en tête. Le character design toujours aussi mignon - les têtes géantes en moins - colle admirablement bien aux décors colorés et verdoyants des différents lieux. Dans la limite de ce que représente un jeu de golf (cela reste évidemment un sport pratiqué sur des circuits en gazon), les cinq parcours de base sont plutôt variés et se distinguent par un agencement d’obstacles naturels ou non plutôt bien pensés.

Ainsi, sur fond de décors de plage, de ville, de désert ou de forêt, il nous est proposé d’évoluer sur des parcours disposant de larges fairways et étendues d’eau, de bunkers, d'herbes hautes et de greens dont les pentes ont des inclinaisons plus ou moins complexes. À noter que le jeu présente une idée bienvenue : les plus beaux coups effectués sont automatiquement enregistrés et répertoriés dans une galerie dédiée, de quoi se faire mousser auprès de ses proches lorsque que l'on aura enfin réussi à réaliser un albatros ou un coup en un.

... qui ne saurait cacher certaines faiblesses techniques

S’il est vrai que l’univers sympathique d’EG est parfaitement retranscrit, le jeu révèle néanmoins certaines carences techniques plutôt dommageables. Alors oui, le jeu tourne en 1080p, 60fps (en 4K, HDR sur PS4 Pro) mais il est plutôt difficile ne pas noter un cliping et un aliasing assez prononcé, un manque de finesse évident de certaines textures d'ainsi que des temps de chargement inexplicablement longs. Rien de tout cela ne saurait gâcher l’expérience de jeu certes, mais mis bout à bout, ces griefs pèsent indéniablement sur la balance. De la même manière, le travail sur les bruitages et autres pistes d’ambiance tels que le souffle du vent ou l’impact du fer sur la balle est à saluer, pourtant on ne peut qu'être déçus de la relative pauvreté de la bande-son du jeu. Que les musiques soient redondantes et banales - voire médiocres -, passe encore, mais devoir se farcir un semblant de doublage français est pour le moins franchement pénible. Le jeu est sous-titré alors pourquoi nous imposer, à chaque fois que l’on discute avec un PNJ, de courts marmonnements inutiles et agaçants ?

 

Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Tout est une question de timing et d'appréciation de la trajectoire.
Une expérience de jeu agréable , accessible et profonde à la fois

Le gameplay de cette mouture PS4 est on ne peut plus classique et s’appuie sur un système de pression en trois temps le long d’une simple jauge de puissance : (croix) pour amorcer le coup, (croix) pour déterminer la puissance et encore (croix) pour ajuster la précision. La prise en main est donc immédiate, d’autant plus qu'EG propose différents paramètres de jeu réglables pour faciliter encore un peu plus la tâche des débutants. C’est le cas notamment lors des premières épreuves de la campagne solo dans lesquelles les trous sont larges et disposent d’un système de mini-tornades attirant les balles qui passent à proximité. Aussi, on apprécie la certaine liberté qui nous est offerte de pouvoir se balader sur les différents parcours, de croiser des joueurs, d’échanger avec des PNJ et de dénicher pièces, gemmes ou autres cadeaux disséminés un peu partout sur les différents circuits.

Malgré l’accessibilité évidente du titre de Clap Hanz - qui est aussi très certainement sa plus grande force -, EG n’en demeure pas moins un jeu exigeant à mesure qu’on gagne en expérience et qu’on affronte des personnages avec un niveau de jeu élevé. Les conditions météos peuvent également changer, le vent peut se faire plus fort et la pluie plus intense. Les greens sont moins accessibles et plus lointains sans compter que beaucoup disposent de pentes ou de reliefs plus complexes. Les différents clubs évoluent de la même façon à mesure que l'on en fait bon usage. Ceux-ci gagnent en puissance lorsque l'on fait de longs drives, en contrôle quand on réussit de belle approches, ou encore en précision en complétant un trou après un long putt, etc. Au final, le jeu se montre plutôt technique et bénéficie d’une excellente courbe de progression, à n’en pas douter, les puristes apprécieront.

Comme nous l’avons vu, le plaisir de jeu est total, aussi bien pour les novices que pour les plus expérimentés. Renforcé par un environnement bon enfant et joyeux, EG dégage ainsi un énorme capital sympathie surtout quand on en fait la découverte avec ses proches ou ses amis. Qu'y a-t-il de plus fun que de se marrer avec ses potes installés sur son canapé, peinards ? La manette tourne, les pintes… d’eau bien fraîche sont sirotées pendant que les substances… tout à fait licites comme par exemples des fraises tagada sont consommées. Bref… En parallèle, si vous êtes du genre solitaire, vous pouvez très bien vous éclater en ligne en vous essayant pourquoi pas aux courses de voiturettes ou au très addictif mode Guerre de territoire dans lequel vous allez devoir jouer vite et bien. Le fait d’être dans une équipe de quatre, de pouvoir se déplacer de façon anarchique (à la nage, en voiturette ou en courant) et de compléter les trous dans le désordre ajoute encore un peu plus de folie à EG. Un sacré bordel en perspective.

 

Note : 5/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Je vous assure que pour moi la galanterie c'est important... sauf quand il y a un platine à la clé.
Blood, sweat and tears

La plupart des trophées tombent de façon très naturelle puisqu'un bon nombre sont liés à la progression du personnage dans la campagne solo alors que d’autres s’obtiennent en réalisant certaines actions particulières. Je pense notamment à ceux réclamant de réaliser un birdie dans une manche officielle ou atteindre un green en régulation à un mètre du trou. Certains réclament tout de même un plus de skill comme le trophée (Argent) Spirale inspirante qui consiste, pour être obtenu, à réaliser un coup en donnant un effet particulier à la balle.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, il existe un trophée lié à la collecte d’espèces de poissons… Oui, vous avez bien lu. L’obtenir est assez long même si cela permet de diversifier un peu les activités du jeu. D'autres sont encore plus chronophages, il s'agit certainement de ceux que l'on obtiendra en dernier : (Or) Maître VS et (Or) Maître des secrets. Pour résumer, ils consistent à battre tous les personnages du jeu. Rien d’insurmontable me direz-vous, puisque les différents adversaires apparaissent à des moments bien précis de l’aventure, alors que les personnages secrets se montrent après avoir réalisé un certain nombre d’objectifs définis (comme par exemple réaliser 100 birdies ou 50 eagles). Le seul « hic », c’est qu’il va falloir gagner plus d'une centaine de tournois (en battant à chaque fois tous les personnages avec au moins trois coups d'avance) et remporter des « matchs revanches » qui ne sont disponibles qu’une fois par jour, d’autant plus que le choix du personnage à affronter est déterminé de manière aléatoire ; ce qui, vous l’aurez compris, peut s’avérer long et pénible.

Hélas, ce n'est pas tout... Si vous voulez obtenir le platine du jeu, vous allez devoir (tenez-vous bien) : réaliser cinq albatros et surtout trois condors (quatre coups sous le par) dans une partie officielle enregistrée afin de débloquer un énième personnage caché à affronter. Réaliser un condor est déjà un énorme exploit - ou un énorme coup de bol, c'est au choix - mais en réaliser trois... Bien sûr, en améliorant les capacités de son kit de clubs personnalisés on peut maximiser ses chances mais la tâche s'annonce compliquée et extrêmement pénible pour les chasseurs de trophées que nous sommes. Au prix d'un acharnement déraisonnable, au travers de fastidieuses séances d'essais, cela reste possible sur un trou en particulier (Alpina Forest, trou 12) mais réalisez l'ampleur de la tâche : il faut réussir à envoyer une balle de quelques centimètres dans un trou à peine plus gros qui se trouve à près de 400 yards de distance en faisant en sorte qu'elle fasse quelques ricochets sur une étendue d'eau... Bon courage et bonne chance.

 

Note : 2/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
13/20

Everybody's Golf n'est certes pas parfait dans la mesure où il ne dispose que de cinq parcours de base, qu'il souffre de certaines carences techniques et qu'il présente une liste de trophées très frustrante. Il n'en demeure pas moins qu'il reste un jeu de golf accessible, profond et convivial qui plaira sans aucun doute aux fans de la première heure ainsi qu'aux joueurs désirant passer de bons moments entre amis.

Je recommande ce jeu :
Aux acharnés, Aux spécialistes du genre, Aux fans de la série