Test : Ether One


Ether One
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Note des joueurs :
2.6/5 - 62 notes
Note des platineurs :
2.8/5 - 51 notes

Ether One

ps4


13 trophées au total
0 trophée caché

2888 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 772 joueurs (27 %)
100% par : 772 joueurs (27 %)
Note du jeu
12/20
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Test du jeu
Ether One

  • Test rédigé par Aelon le 31-05-2015 - Modifié le 07-12-2016


Introduction


Ether One, où la démence serait soignable grâce à une technologie révolutionnaire mais expérimentale...
"Démence : syndrome causé par un ensemble de maladies et de traumatismes dans lequel on observe une altération de la fonction cognitive (capacité d’effectuer des opérations de pensée).
Affecte la mémoire, le raisonnement, l’orientation, la compréhension, le calcul, la capacité d’apprentissage, le langage et le jugement, mais pas la conscience."



Il vous faudra garder en mémoire cette définition pour pleinement apprécier Ether One, jeu développé et édité par une petite équipe de six personnes formant White Paper Games. Sorti sur PlayStation 4 le 5 mai 2015 (compris dans les jeux offerts par le service PlayStation Plus), le jeu est issu d'un portage PC, précision assez importante.

Vous y incarnez un employé d'une compagnie nommée la Ether Institute of Telepathic Medicine, qui "répare" les mémoires de ses patients. Votre patiente du jour s'appelle Jean, une vieille femme atteinte de démence. Vous serez alors projeté dans ses souvenirs afin de les réparer et serez pour cela épaulé par le Docteur Phyllis, une femme aux intentions parfois troubles mais toujours bienveillantes.

Contenu du jeu


Le jeu comporte quatre zones (prologue exclu) contenant chacune cinq énigmes à résoudre
Après vous être installé plus ou moins confortablement dans un fauteuil vous propulsant dans l'esprit de Jean, vous démarrez seul et guidé par la voix de Phyllis (comme pour le reste du jeu) dans Devlin Mine, vous présentant les bases. Le niveau est court et dirigiste mais remplit bien son office en vous expliquant les mécaniques de jeu : énigmes, recherche d'indices, etc.

Une fois ce "prologue" fini, le vrai jeu commence. Quatre zones interconnectées sont disponibles dans le jeu, avec des paysages distincts et étant surtout plus ouvertes que le prologue. Il existe en outre un lieu séparé du reste du jeu, le "Case", au sein duquel vous pouvez vérifier votre avancée, réécouter les discours déjà débloqués ou encore déposer/récupérer des objets obtenus dans les niveaux. Vous pouvez entrer ou sortir du Case à tout moment par une simple touche, la téléportation instantanée vous renvoyant à l'endroit exact d'où vous vous étiez téléporté.

Il y a dans Ether One une ligne directrice, une mission principale. Vous avez pour objectif de récupérer des fragments de mémoire afin de soigner Jean. Ces fragments prennent la forme de rubans rouges, disséminés dans les quatre zones du jeu. Chacune d'entre elles contient huit rubans, et une fois tous les rubans d'une zone obtenus, vous pouvez accéder à la salle spéciale de la zone, la Core Memory, accessible via le Case. L'objectif de chaque salle spéciale sera de prendre des photos d'éléments précis afin de réveiller des souvenirs enfouis profondément. Il s'agit bien là de l'objectif principal d'Ether One et du moyen de finir le jeu.

En plus de la mission principale, chaque zone contient cinq projecteurs à réparer. Pour cela, vous devrez résoudre différentes énigmes qui répareront progressivement les projecteurs (trois étapes à chaque fois). Il y a bien évidemment des indices plus ou moins cachés dans la zone autour du projecteur afin de résoudre chacune des énigmes.
Enfin, on trouvera trois types de collectibles : les figurines du Knocker, les messages vocaux et les plaques. Ces éléments sont cachés dans les quatre zones et permettent d'allonger un peu plus la durée de vie du titre. Des notes (notes personnelles et d'un peintre) sont également cachées dans les niveaux, mais il ne s'agit pas de collectibles (aucune collecte), plutôt d'éléments enrichissant l'univers d'Ether One et apportant des indices supplémentaires.

Au final, comptez environ 5 à 7 heures pour résoudre toutes les énigmes et trouver tous les rubans, et environ 10 heures pour tout faire, ce qui, pour un petit jeu d'énigmes à ce prix, s'avère relativement honnête. Bien évidemment, si vous choisissez de consulter des solutions sur internet, la durée de vie se verra considérablement réduite.

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


Une ambiance posée et relaxante malheureusement toujours plombée par des soucis techniques
Une ambiance convaincante et reposante

Pour un jeu fait par une petite équipe, le moins que l'on puisse dire, c'est que l'ambiance d'Ether One est réussie.

Le jeu tourne avec l'Unreal Engine 4 et donne un aspect graphique très satisfaisant, rappelant certains comics ou les jeux de Telltale Games (comme The Wolf Among Us). Disposant de quelques jeux de lumière et d'un level design bien pensé, quoique simpliste tout de même, le cachet visuel fait mouche.

Dans la même lignée, la bande-son est très correcte. Les musiques ponctuent l'aventure avec des airs mélancoliques (rappelant ainsi les bons souvenirs malheureusement déformés voire perdus de la patiente) et soulignent comme il se doit l'aspect tragique de la maladie traitée.

Pour ce qui est du gameplay, rien de bien technique. Vous êtes seul dans cet esprit défaillant et vos actions sont limitées. L'interaction avec des objets (prendre/poser, activer des objets, etc) sera l'essentiel du gameplay, bien qu'il existe une commande de saut qui s'avérera très vite inutile.

... Mais assaillie par des problèmes techniques à la limite du supportable

Pour commencer dans les soucis, il est à noter que les sous-titres du jeu (en anglais pour un jeu doublé en anglais) sont assez souvent non synchronisés avec le doublage, un défaut assez mineur par rapport aux autres, mais tout de même.

Car c'est en effet là que la précision du portage PC prend tristement tout son sens. Le jeu sur PlayStation 4 souffre de très nombreux bugs, et ce malgré un patch sorti suite aux retours des joueurs (évitez de jouer sans lui, certains trophées étant bloqués et les soucis techniques encore plus nombreux), qui handicapent plus ou moins votre progression dans le jeu.

La fluidité, pour commencer, est très variable. Pour exemple, rien qu'à l'apparition du logo de l'Unreal Engine 4, j'ai observé des ralentissements dans le jeu (ce qui ne présage malheureusement rien de bon). En dépit de temps de chargement très longs, l'arrivée dans certains zones du jeu entraînera une chute considérable des framerates (de la fluidité donc), avec notamment l'arrivée pour la première fois dans la zone de "Pimwheel Village". Cela se ressent notamment dans le Case, dont la fluidité dépend parfois de celle de la zone dans laquelle vous êtes...

Des bugs de collision (passage à travers des surfaces ou objets) sont encore à déplorer, ces derniers pouvant vous pousser à recharger une sauvegarde. Quelques trophées souffrent encore de petits soucis suite au patch, mais ils sont tous déblocables, la plupart des retours indiquant que ces trophées peuvent parfois tomber plus tôt que prévu (un bug plutôt bénéfique donc).

Et enfin, on trouvera des problèmes de sauvegardes corrompues. Certains changements de zone peuvent entraîner un chargement infini (écran noir sans le petit moulin en bas à droite) qui vous pousseront à quitter pour relancer le jeu. Le problème étant qu'une fois Ether One relancé, votre sauvegarde ne sera plus accessible car le système de sauvegarde automatique vous renverra directement dans le chargement infini... Et quand vous jouiez avec une seule sauvegarde, cela signifie tout recommencer depuis le début.

Il est donc fortement conseillé de faire plusieurs sauvegardes sur plusieurs emplacements afin de pouvoir disposer d'un plan de secours en cas de corruption de sauvegarde, une pratique que l'on aurait préféré dispensable.

 

Note : 2/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Chaque énigme répare un projecteur qui donne des indices sur la vie de la personne soignée
Le plaisir à jouer est directement dépendant de la façon de jouer.

La recherche des rubans (liée à l'aventure principale pour rappel) est assez simple car une simple exploration permet de les trouver aisément, puisqu'assez peu cachés. En revanche, les 20 énigmes à résoudre peuvent être faites honnêtement en cherchant les indices puis en se concentrant pour assembler les pièces du puzzle afin de réussir pas à pas, ou peuvent être complètement avortées par un guide suivi d'une mise en application de la solution.

Pour qui se prête au jeu, l'atmosphère ainsi que les énigmes sont un vrai plaisir. En effet, la plupart de ces dernières sont basées sur des événements vécus par la patiente, ce qui permet d'offrir une dimension supplémentaire à celles-ci.

Pour qui connaîtrait une personne atteinte de la maladie, ou aurait en tête la définition citée en introduction, Ether One ne vous laissera pas insensible. Le jeu est parsemé d'éléments anecdotiques et pourtant essentiels pour une victime de cette maladie qui renforcent l'immersion : pour exemple, le jeu est ponctué de documents qui servent de pense-bête à une personne démente, tel que "Bien fermer la porte en sortant".

En outre, si l'on cherche à résoudre les énigmes et à farfouiller un peu dans les zones du jeu, on découvrira progressivement tous les indices permettant de retracer la vie de la personne soignée ainsi que de mieux comprendre la situation. Ether One a véritablement un message sur la démence. Sachez que le jeu propose une fin des plus saisissantes qui illustre parfaitement le sujet de base traité par celui-ci. Il existe aussi une fin cachée débloquée suite à l'obtention de tous les rubans et à la résolution des 20 énigmes du jeu.

Le tout reste cependant handicapé par les bugs et autres soucis techniques qui peuvent rendre la partie assez déplaisante. Devoir alterner entre plusieurs sauvegardes finira par devenir une habitude mais n'en restera pas moins absurde. Reste que ce que propose ce jeu vaut vraiment la chandelle, puisque le scénario du jeu mérite d'être pleinement découvert (les réfractaires du genre risquent fort de souffrir plus qu'autre chose).

La rejouabilité s'avère bien évidemment très limitée (voire carrément nulle) : puisqu'il s'agit d'un jeu à énigmes, et une fois les solutions connues, refaire le jeu sera assez inintéressant. Malgré tout, l'ambiance lors de la découverte du jeu et le respect de la maladie traitée suffisent à combler cette lacune.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Quelques collectibles seront de la partie, mais une récompense originale est à la clé
Le platine étant désormais déblocable depuis le patch, pensez à bien télécharger ce dernier avant de vous atteler à la chasse aux trophées.

La liste des trophées d'Ether One est assez étrange, dans le sens où quasiment tous les trophées sont en or. Sur les 12 (hors platine) trophées, deux seulement sont en argent, et aucun en bronze... Mais passée cette bizarrerie, on se rend compte que les trophées sont complètement inscrits dans la logique du soft.

En dehors d'un seul trophée pouvant être manqué (qui, par ailleurs, est un petit clin d'oeil à la maladie traitée de par l'action requise), il faudra collecter tous les rubans ou encore résoudre les 20 énigmes. Comme mentionné précédemment, en plus de constituer des indices sur la vie de la patiente, ces trophées rendent accessible une fin cachée, raison de plus pour les obtenir.

Les collectibles sont également agréables à faire, puisque chacun d'entre eux vous récompensera d'autre chose que d'un simple trophée une fois une collection finie. Les figurines du Knocker racontent une histoire, tandis que les plaques restaurées, les photos des différentes Core Memories et les messages téléphoniques offrent des indices. Il ne s'agit ainsi pas là d'objets implantés à la volée et au simple but de gonfler la durée de vie, mais bel et bien d'éléments directement incorporés dans l'immense puzzle qu'est la vie de la patiente.

Reste un trophée plus pénible à réaliser, celui de remplir toutes les étagères du Case. Il vous faudra pas moins de 120 objets pour cela, ce qui se fait naturellement si l'on s'y met tôt dans le jeu, mais peut s'avérer rébarbatif si l'on s'y prend tard. Ainsi donc, un trophée plus en décalage que les autres et surtout beaucoup plus chronophage pour qui n'y prête pas assez vite attention.

Hélas, vous risquez de devoir faire de nombreux allers et retours d'une zone à l'autre étant donné que sans guide ou planification, vous devrez revenir dans une zone pour une énigme non résolue, une figurine ou plaque loupée, etc. Et comme il n'y a pas de voyage rapide, les déplacements pourraient être fort rébarbatifs à la longue (sans compter sur le risque accru d'avoir un bug à force de changer de zone...)

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
12/20

Ether One est un jeu original et relaxant qui respecte jusqu'au bout le sujet qu'il choisit de traiter, mais qui s'avère malheureusement encore aujourd'hui envahi par des soucis techniques qui peuvent aller jusqu'à vous en dégoûter.

Si vous ne cherchez qu'un platine de plus, cela risque d'être pénible voire même désagréable. Cependant, si vous choisissez de vous investir et de persévérer (malgré les soucis techniques donc), c'est une véritable histoire que ce jeu vous contera.

Je recommande ce jeu :
Aux curieux, Aux chasseurs de trophées/platine facile