Test : Dragon Age : Inquisition


Dragon Age : Inquisition
  • 1
  • 4
  • 11
  • 54
Note des joueurs :
4.7/5 - 101 notes
Note des platineurs :
4.7/5 - 55 notes

Dragon Age : Inquisition

ps4


70 trophées au total
0 trophée caché 3 DLC's

4650 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 873 joueurs (19 %)
100% par : 120 joueurs (3 %)
Note du jeu
18/20
Discuter du test

Test du jeu
Dragon Age : Inquisition

  • Test rédigé par matrobymat le 24-01-2016 - Modifié le 07-12-2016


Introduction


Si quelqu’un trouve ce journal un jour, c’est que je ne suis plus de ce monde. Ma quête aura finalement causé ma perte, mais je ne regrette rien. Ni la souffrance, ni la solitude, ni la peur n’auraient su me faire rebrousser chemin. Alors que j’écris ces dernières lignes, éclairé par le reflet bleuté de la lune, je m’apprête à passer mon ultime nuit dans l’Oasis interdite. Demain, dès les premières lueurs de l’aube, j’entrerai dans ce temple, espérant y trouver le platine que j’ai cherché des années durant. Je te laisse donc le loisir, toi qui as trouvé mon journal, de le lire, et de décider si toi aussi, à ton tour, tu souhaites entrer dans ce tombeau pour achever l’aventure que j’ai commencée. Tout comme moi tu en connaîtras les risques, et tout comme moi, tu y succomberas.

Contenu du jeu


Le nombre de choses à faire est tout bonnement impressionnant
Journal de l’explorateur, entrée 1 :
Les légendes à propos du platine du dragon sont nombreuses, et diffèrent selon l’origine du texte ou de la personne qui raconte l’histoire. Croyances, mythes, rapports de recherches ou délires mystiques, il existe autant de versions que d’étoiles dans le ciel par une chaude nuit d’été dégagée. Mais que le récit vienne d’un nain, d’un elfe, d’un humain, d’un qunari, d’un homme ou d’une femme, qu’il vienne d’un guerrier, d’un voleur ou d’un mage, le point commun entre toutes les versions est l’éclat qui brille dans les yeux du conteur. Cette lueur, qui montre à quel point la personne en question est possédée, obsédée par le désir intense de s’accaparer cette merveille, est précisément ce qui m’a poussé, à mon tour, à me lancer dans l’aventure. Ce sera le but de ma vie, ma grande réalisation, mon destin. Vous ne saurez rien d’autre de moi car rien d’autre n’aura d’importance. Seuls les faits compteront. Seuls mes actes écriront ma légende. Après tout, personne ne savait quoi que ce soit de l’Inquisiteur Lavellan, et pourtant celui-ci, par ses actes héroïques, a réussi à rassembler et motiver les foules, de tous horizons, de toutes races et de toutes cultures.

Journal de l’explorateur, entrée 4 :
Toutes mes recherches me ramènent invariablement au dernier Inquisiteur. Quel que soit le chemin emprunté par ma pensée, il semble croiser le sien, et il est donc important de récapituler rapidement son histoire. Celle-ci commence pendant le conclave organisé par la Divine Justinia, censé mettre un terme à la guerre entre mages et templiers. Pendant le conclave, une énorme explosion se produit, détruisant tout, et créant une brèche dans le ciel, laissant entrer un flot ininterrompu de démons hostiles. Un seul survivant sera retrouvé dans les décombres, Lavellan. D’abord accusé, celui-ci sera plus tard mis hors de cause, apparaissant aux yeux de certains non pas comme l’instigateur du drame, mais bien comme un être demi-dieu, envoyé par la déesse Andrasté en personne pour sauver le monde du mal tentant de s’en emparer. Il sera nommé Inquisiteur lorsqu’il aura, à l’aide d’une étrange marque magique sur sa main, fermé une des nombreuses failles apparues dans le ciel.

Journal de l’explorateur, entrée 5 :
Et c’est ainsi que l’Inquisition fut créée. Par la suite, elle n’eut de cesse de se développer pour protéger les habitants de Thédas des démons, mais pas seulement. Avec le messager d’Andrasté à sa tête, elle a eu à régler de nombreux problèmes par la force ou par la politique, dans le but de comprendre, analyser, et affronter la cause de l’explosion du conclave. L’Inquisition, à l’aide de nombreux compagnons recrutés durant le périple, a ainsi touché à toutes les sphères de la vie d’Orlais et de Férelden, qu’il s’agisse de politique, de noblesse, de clergé ou d’armée. Rien n’a échappé à son contrôle, son emprise sur le royaume grandissant au fur et à mesure de temps. Je ne peux qu’être admiratif devant l’ampleur de la tâche accomplie. Le nombre d’heures passées sur le terrain ou dans les bibliothèques a dû être monumental. Le nombre de rapports à lire, de réunions à tenir, de décisions à prendre a dû être plus que conséquent. Tout ceci en ne perdant pas de vue l’objectif principal : sauver le monde de la menace de Corypheus.

Journal de l’explorateur, entrée 9 :
J’ai pu me rendre cette semaine à Fort Celeste, et j’en suis encore tout bouleversé. Au-delà de la grandeur architecturale des lieux, l’ambiance qui s’en dégage inspire le respect et il n’est pas difficile de se rendre compte de l’ampleur du travail qu’il a fallu abattre pour réhabiliter cet endroit et en faire le bastion imprenable de l’Inquisition. Aujourd’hui transformé en musée commémoratif, il est possible de déambuler dans les couloirs, de flâner dans les jardins et les écuries, ou de contempler l’intérieur de la crypte, le visage balayé par les embruns déposés par la cascade en masquant l’entrée. Après une rapide visite des lieux de vie (chambres, tavernes, terrains d'entraînements) j’ai surtout passé le plus clair de mon temps dans la bibliothèque, située à l’étage. J’ai pu étudier de nombreux ouvrages poussiéreux, regorgeant pourtant d’informations précieuses. Une véritable mine d’or pour l’œil averti. Tout y est recensé d’une manière précise, profonde, et des ouvrages de toutes sources et de toutes natures y sont présents.

 

Note : 5/5

Aspect technique du jeu


Les environnements sont superbes
Journal de l’explorateur, entrée 26 :
Me voici donc dans la Plaine exaltée. Après avoir passé trois semaines sous le soleil de plomb de la Porte du Ponant, un peu d’humidité ne me fera pas de mal. Exit les dunes rocailleuses et les tempêtes de sable, et bonjour les paysages marécageux du sud d’Orlais. J’ai eu bien du mal à allumer mon feu de camp. Ici, la nature a gardé ses droits, et j’ai dû faire preuve de beaucoup de prudence pour éviter les wyvernes et autres cabézards. Je n’aime pas particulièrement patauger dans la vase, mais c’est nécessaire. Je suis les traces des vestiges d’anciennes civilisations à la recherche de l’artefact qui devrait me permettre d’accéder au temple contenant le platine. Il n’est pas facile de s’y repérer tellement le marais est immense, j’espère ne pas faire fausse route, je marche depuis des jours. La désolation est visible, palpable, et s’il m’arrivait malheur ici, personne ne trouverait jamais mon corps.

Journal de l’explorateur, entrée 28 :
Finalement je n’ai plus peur d’être seul ici. Au contraire, j’aurais préféré qu’il y ait moins de monde. Je crois qu’un groupe de Venatori me suit. Je les ai entendu à plusieurs reprises très proche de moi. Le plus difficile à gérer, c’est la nuit. Je n’ose pas faire de feu de camp, mais les nuits sont froides, et le climat est malsain. De plus, il faut que je tienne les bêtes à l’écart. La faune pullule, et les bruits ne sont pas rassurants. Je dois rester prudent.

Journal de l’explorateur, entrée 30 :
Je viens d’avoir la peur de ma vie ! A l’aube, j’étais encore endormi, le corps réchauffé par les premiers rayons du soleil. J’ai été réveillé par des chants mélodieux, entonnés par les Venatori. Difficile de connaitre avec exactitude leur position, mais ils devaient être tout proche. Je suis resté un moment figé sur place, ne sachant que faire, et ne sachant dans quelle direction m’enfuir, l’esprit encore embrumé dans un demi-sommeil. Alors que je me redressais sur mon séant, une immense ombre est passée au-dessus de moi, accompagnée d’un bruit de papier froissé déchirant le ciel. Un dragon immense, majestueux, s’abattait sur les Venatori. Je les ai entendus hurler d’effroi. Le dragon a fait quelques boucles dans le ciel, puis s’est abattu sur eux tel un aigle sur un lièvre. A quelques mètres du sol, j’ai vu sa gorge s’éclairer, s’illuminer, et les flammes ont jailli. Il y a ensuite eu quelques bruits de lutte, très rapides, puis le dragon s’est mis à crier, de satisfaction visiblement, car ensuite le silence est revenu. Il les a massacrés, et moi, je n’ai pas demandé mon reste. Je me suis enfui le plus loin et le plus rapidement possible.

Journal de l’explorateur, entrée 37 :
Rien ! Il n’y avait rien. Les ruines que j’ai fouillées ne contenaient finalement que quelques bas-reliefs de la civilisation naine vides d’intérêts, mais aucun artefact. Soit, j’ai une autre piste. Je vais devoir me rendre à l’Emprise du Lion. Il parait que le pont de Judicaël restauré par l’Inquisition, est sublime. La vue de celui-ci, donnant sur les collines embrumées du Bassin Solaire, avec ses nombreux colisées doit être enchanteresse. Il y a plusieurs semaines que j’écume les routes déjà, et je n’ai pas encore ressenti de lassitude. Ce monde est superbe. Comment a-t-on pu vouloir le détruire ? Comment vouloir raser Darse de la carte ? Comment éradiquer le gouffre de Valammar gardé par ses colosses nains taillés à même la roche ? Comment abîmer le promontoire de Morrin, balayé par les pluies et les vagues incessantes de la Côte orageuse ? Certaines choses nous dépassent, et nous ne pouvons que remercier nos aînés de s’être battu et de ne pas avoir permis cela.

Journal de l’explorateur, entrée 42 :
Je suis tombé sur autre endroit intéressant aujourd’hui. Je cherchais un endroit où passer la nuit, lorsque j’ai aperçu une grotte creusée à flanc de montagne. Je m’y suis avancé prudemment, l’endroit semblait désert. Sauf qu’il ne l’était pas vraiment. Tout au fond de la grotte, éclairés par un brasero, se trouvaient des dizaines d’items en tout genre : dagues, arcs, épées, haches, bâtons de mage, armures, médaillons, bagues enchantées, ceintures de potions … une véritable caverne d’Ali Baba. Au beau milieu de ces trouvailles se trouvait le squelette d’un nain (à en juger par sa taille et par l’apparente robustesse de son ossature) dont la mousse était en train de recouvrir les restes. A quelques centimètres de la dépouille se trouvait un recueil, dont les pages jaunies par le temps contenaient un inventaire précis et détaillé de tout ce qui se trouvait ici. Tout y était répertorié, classé, rangé par catégories, avec des détails sur chaque objet tels que sa constitution, sa rareté, sa classe, et l’utilisation qu’il était possible d’en faire. Une véritable mine d’information. Je ne pourrais malheureusement pas tout emporter avec moi en une seule fois, il faudra que je fasse plusieurs voyages, mais cette caverne et les merveilles qu’elle cache vont grandement m’aider dans ma quête. A en juger par les énormes traces de griffes sur les parois de la caverne, le nain a dû faire la rencontre de l’ours géant qui y vivait. Pourvu que des pillards ne la trouvent pas avant que je revienne.

 

Note : 5/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Le système de combat, bien que permettant beaucoup de choses, est brouillon et ne permet pas d'exploits
Journal de l’explorateur, entrée 50 :
Que le monde est petit. J’étais de passage à Val Royeaux ce matin, afin de vendre et d’acheter quelques marchandises aux commerçants locaux, quand j’ai décidé de faire une halte à l’auberge du coin. Même à cette heure matinale, l’ambiance y était festive, et déjà passablement alcoolisée. Et c’est là que j’ai vu, adossé au mur de la bâtisse, quelques chopes vides devant lui, Iron Bull en personne ! Vous vous rendez-compte ? Ce Qunari est une légende ! Et il était là, devant moi, en personne. J’ai pris mon courage à deux mains, et je me suis lancé. Je me suis avancé vers lui, et j’ai demandé si je pouvais lui offrir un autre verre. De près, sa stature est encore plus impressionnante. Bien que le temps ait fait son œuvre, les stigmates visibles sur son corps rappellent qu’il a passé sa vie à se battre. Il a planté sur moi son regard acerbe, et après quelques secondes d’hésitation, a accepté. Bien sûr, l’alcool déliant les langues, nous en sommes venus à parler de son rôle dans l’Inquisition. Quelle n’a pas été ma surprise en apprenant que, bien qu’il n’ait à priori aucune formation militaire, c’est l’Inquisiteur Lavellan en personne qui dirigeait tous les combats. En pleine action, il était capable de replacer chaque combattant, de leur dire qui attaquer, comment le faire, quand se soigner, etc. comme s’il avait la capacité de posséder leur corps et que ceux-ci n’étaient pas assez intelligents pour le faire eux-mêmes. C’est également lui qui préparait les combats, réglait les tactiques et assignait les équipements de chacun de ses partenaires. Pendant que nous parlions, jamais Iron Bull n’a montré de signe laissant à penser que cette situation l’ait gêné. Chaque parole qu’il proférait envers l’Inquisiteur transpirait le respect et l’admiration. Son visage s’est toutefois assombri lorsqu’il s’est mis à repenser à tous les frères d’armes tombés au champ d’honneur. Aujourd’hui, Iron Bull ne combat plus, mais tout est encore clair dans son esprit. Un combat, même bien préparé, reste un combat, et à la fin, il y a des morts. Bien que l’Inquisition ait disposé de grandes ressources, et de grands talents en son sein, les pertes ont été énormes. Finalement, nous sommes peu de chose face à la violence, et même armés jusqu’aux dents, si l’adversaire est plus fort, il est plus fort. L’adresse et le talent ne suffisent pas toujours, et il est bien souvent nécessaire de battre en retraite, d’abandonner, pour éviter une défaite inéluctable, avec dans l’idée d’y revenir plus tard, lorsque d’autres compétences auront été acquises.

Journal de l’explorateur, entrée 51 :
La conversation avec Iron Bull m’a travaillé toute la nuit. Ça m’a rappelé que mon équipement était sûrement inadapté à la dangerosité de ma quête. Il faut que je sois mieux préparé. Il parait qu’au Boscret, il existe encore un forgeron capable de forger des armes enchantées exceptionnelles. Je m’y rendrai et je m’entretiendrai avec lui, pour savoir de quoi il a besoin. Il parait qu’il est capable de créer n’importe quelle arme ou armure, à partir de matériaux trouvés dans la nature. Plus le matériau est rare, plus l’arme sera puissante bien sûr. Le véritable problème, c’est que je ne connais pas encore le danger qui m’attend. Dois-je privilégier une arme octroyant des dégâts de feu ? Une armure protégeant de la foudre ? Ou peut-être un casque me protégeant des esprits ? Les possibilités sont infinies dans les mains d’un tel expert. Il n’y a que l’embarras du choix, et finalement le seul frein à sa créativité sera mon envie de retourner sur le terrain rapidement pour essayer sa dernière production.

Journal de l’explorateur, entrée 73 :
Encore une fausse piste, je perds espoir. A chaque fois que je trouve un ouvrage parlant du platine du dragon, je retrouve la foi, je suis la piste, et finalement je ne trouve rien. Et que le Créateur m’en soit témoin, j’en ai lu des ouvrages à ce sujet. Impossible de calculer le nombre d’heures passées à lire des livres poussiéreux. Tout y est passé, je n’écarte aucune piste. J’ai ainsi lu des pages entières transcrivant les croyances mythologiques humaines, elfes ou naines. Les détails des dieux, leurs guerres, leurs luttes et leurs implications sur la vie quotidienne des habitants de Thédas. J’ai également pris connaissance des croyances astrologiques, mythiques et mystiques de plusieurs races, qu’elles soient officielles et reconnues, ou qu’elles aient carrément tourné en secte. La lutte des pouvoirs entre les grands de ce monde a elle aussi été largement documentée, et aucun détail ne m’a échappé. Du très grand, je suis passé au très petit, en lisant des centaines de notes de chercheurs anonymes, d’amoureux transit en quête du grand frisson, ou de déments à l’orée de leur vie. Si j’avais gardé toutes mes lectures, il y aurait de quoi remplir plus d’une bibliothèque. La précision de certains récits est infinie et leur lecture met au jour le travail précis, impeccable et d’immense ampleur de l’auteur. D’autres sont plus légers, tels les nombreux tomes des aventures romanesques de Donnen Brennokovic dépeintes par Varric, compagnon de l’Inquisiteur. Oui, j’ai également lu ses livres, après tout, un écrivain qui a passé autant de temps aux côtés de Lavellan a peut-être glissé une ou deux vérités dans ses histoires, même si c’est un nain.

Journal de l’explorateur, entrée 77 :
Il m'arrive de me questionner sur le bien-fondé de ma quête. Y arriverai-je ? Serai-je capable d'aller au bout ? Et au final, le jeu en vaudra-t-il la chandelle ? Serai-je capable d'intégrer le pouvoir que me donnera ce platine ? Tout ce que j'espère, c'est qu'après tout ce temps l'aventure sera terminée, et que les épreuves s'arrêteront. J'avoue que parfois j'ai peur de ne pas réussir, et je n'aimerai pas avoir à tout recommencer.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Le chemin vers le platine sera parsemé d'embuches
Journal de l’explorateur, entrée 79 :
Enfin une découverte ! J’ai rencontré Joséphine de Montillet aujourd’hui. Même après toutes ces années, elle reste une femme superbe. Je n’ai aucun mal à comprendre que l’Inquisiteur se soit amouraché d’elle. Nous avons discuté longuement, et même s’il elle a dû à plusieurs reprises faire une pause dans son laïus pour reprendre son souffle, tout est encore clair dans sa tête. Elle se rappelle avec nostalgie de la force de persuasion de l’Inquisiteur, elle, la grande ambassadrice de l’époque. Elle se rappelle la faculté avec laquelle il réussissait à recruter de nouveaux compagnons pour l’Inquisition, au prix bien souvent d’efforts remarquables et remarqués.

Mais c’est lorsqu’elle s’est mise à parler des voyages de l’Inquisiteur qu’elle a le plus attiré mon attention. En effet, la fonction de celui-ci l’a amené à voyager aux quatre coins de Thedas, faisant fi des dangers et de l’adversité qu’il y rencontrait. Que ce soit dans le cadre de sa fonction, ou pour son plaisir personnel, Lavellan semblait prendre un plaisir immense à parcourir le monde et y découvrir les merveilles cachées. Joséphine m’a dépeint des paysages somptueux, des lieux reculés de toute civilisation, oubliés, ou au contraire fréquentés par des entités, régulièrement peu fréquentables. Fouiller, découvrir sans cesse de nouvelles choses semblait lui apporter une grande richesse, et ce sont là des choses qui l’ont amélioré, qui ont contribué à le rendre meilleur. Plus fort.
Elle a toutefois mentionné une certaine Villa Maurel, dans les Tombes émeraude dont la visite semblait avoir troublé l’Inquisiteur. Elle se souvenait qu’il en était revenu… Changé. Différent. J’ai décidé d’aller me rendre compte par moi-même.

Journal de l’explorateur, entrée 86 :
J’ai du mal à croire ce que je viens de voir. Je ne sais pas comment je dois interpréter ce que j’ai vu. Je suis entré dans la villa dont m’a parlé Joséphine. De prime abord, il s’agit d’une villa Thévintide tout à fait classique, mais lorsque je me suis approché de la fontaine ornant le jardin central, j’ai été comme pris d’un étrange malaise. En fouillant un peu, j’ai trouvé une inscription étrange au pied de celle-ci, en langue elfique. Lorsque je l’ai effleuré de mes doigts, le sol s’est mis à trembler, et la fontaine s’est ouverte, laissant apparaître un escalier s’enfonçant dans les ténèbres. Je me suis avancé, et au bas de l’escalier, illuminé par une magie elfique verdâtre, se trouvaient tout un tas de fresques. Celles-ci décoraient tous les murs de la pièce, et représentaient toutes, sans exception, l’Inquisiteur Lavellan. Certaines le montraient en train de refermer des failles dans le ciel. Sur d’autres, il portait le coup fatal à un dragon immense. Sur d’autres encore il était porté en triomphe par les habitants d’un quelconque village dont il s’était visiblement attiré les faveurs, d’une façon ou d’une autre. Une autre fresque le représentait au beau milieu d’une bataille épique, dans ce qui semblait être la libération d’un Fort gardé par des templiers rebelles. Mais c’est la dernière fresque qui m’a le plus troublé, et c’est également celle qui a du perturber Lavellan avant moi. Sur celle-ci, on y voyait un Inquisiteur, âgé, usé, pétrifié sur place sur un trône, une expression de terreur sur le visage. C’est incompréhensible car l’Inquisiteur était jeune lorsqu’il a accompli tous ces exploits. Et s’il a été perturbé, c’est qu’il a dû prendre cette fresque pour un mauvais présage. Mais qui a peint ces parois ? Seraient-elles une réponse à la disparition soudaine de Lavellan, il y a quelques années ? Je dois en avoir le cœur net, et me rendre à l’endroit désigné par le trône sur le dessin : Solasan.

Journal de l’explorateur, entrée 93 :
Et voilà, j’y suis, je suis devant le temple. L’Inquisiteur est venu ici, il n’y a pas de doute. Les portes sont ornées de ce qui ressemble à de petits cailloux. Mais ce ne sont pas des cailloux ordinaires, ils sont magiques. Lorsque l’on s’approche d’eux, on sent une légère vibration en émaner. Qui d’autre que Lavellan aurait pu trouver toutes ces pierres ? Je ne suis plus trop sur de vouloir entrer.

 

Note : 5/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
18/20

J’entends quelqu’un de l’autre côté de la porte. Il va venir, j’en suis sur. Ils finissent tous par venir. Après m’avoir cherché aussi longtemps, après avoir lu autant de rapports, après avoir parcouru le monde de long en large et enduré autant d’épreuves difficiles, ils ne peuvent pas faire demi-tour. J’ai sauvé ce monde. J’ai repoussé l’invasion au terme d’une aventure épique et profonde qui reste encore aujourd’hui dans toutes les mémoires. J’ai fermé les brèches et repoussé le mal absolu. J’ai fait tout ça, moi-même, et parole d’Inquisiteur Lavellan, personne ne viendra s’accaparer ce qui m’appartient. Je ne laisserai personne venir m’enlever mon platine.

Je recommande ce jeu :
À tous, Aux fans de la série, Aux chasseurs de trophées/platine difficile