Test : Dissidia Final Fantasy NT


Dissidia Final Fantasy NT
  • 1
  • 2
  • 5
  • 48
Note des joueurs :
4/5 - 5 notes
Note des platineurs :
4/5 - 1 note

Dissidia Final Fantasy NT

ps4


56 trophées au total
7 trophées cachés

424 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 23 joueurs (5 %)
100% par : 23 joueurs (5 %)
Note du jeu
16/20
Discuter du test

Test du jeu
Dissidia Final Fantasy NT

  • Test rédigé par Ex-Nihylo le 01-02-2018 - Modifié le 01-02-2018


Introduction


Une belle brochette de héros.
Oyez oyez, nobles joueurs, Final Fantasy fête ses 30 ans et c'est l'occasion pour nous de pouvoir enfin tâter du Dissidia pour la toute première fois sur console de salon.

Adaptation d’un jeu d’arcade paru au Japon en 2015, ce nouvel opus des Dissidia se veut le digne successeur de la saga entamée et poursuivie en exclusivité sur PSP. Après deux périodes de bêta-test en l'espace de cinq mois, le jeu franchit enfin le cap de la sortie sur notre territoire et ce, en exclusivité sur Playstation 4.

Square-Enix, associé à la Team Ninja (responsable notamment de Nioh et des Ninja Gaiden) ainsi qu’à Koei Techmo (Dead or Alive, Dynasty Warriors) accède donc aux désirs des ardents défenseurs de la saga qui en attendaient une nouvelle adaptation depuis 2011. Résolument axé multijoueurs et spécialement bâti pour les combats en 3 contre 3, la saga va tenter à travers cette nouvelle mouture de conquérir à la fois les anciens adeptes mais aussi les nouveaux joueurs. Cette déclinaison est-elle à la hauteur de toutes les espérances placées en elle ? Est-elle digne d'intégrer la grande série de jeux à la réputation mondiale qu'est Final Fantasy ? En voici quelques éléments de réponse en quatre rounds. Mais d'abord, un peu de féérie gratuite :

Contenu du jeu


Un rooster conséquent.
Sitôt passée la séquence cinématique d'introduction - qui envoie du pâté, et ce à tous les niveaux, ce qui annonce la couleur de ce qui vous attend - un Mog , la créature toute mignonne de l'univers final-fantasyesque nous propose de suivre un tutoriel qui va vite s'avérer in-dis-pen-sable. Mais nous y reviendrons par la suite. Vous pourrez également choisir au hasard votre première invocation, mais rassurez vous, vous débloquerez les six autres au fil du temps et de votre progression personnelle.

Tuons d'abord tout suspense dans l’œuf : oui, le jeu ressemble à s'y méprendre aux Dissidia de la PSP et non, il n'a plus grand chose à voir avec. En effet, finis les combats en un contre un, place désormais au 3 contre 3. Le cœur du jeu reposant sur ce principe de combat à plusieurs, ce test tiendra donc compte de ce parti pris par l'équipe du jeu, et donc aucune critique vis à vis de l'absence d'un mode 1 vs 1 ne sera formulée ici.

En terme de contenu le jeu propose plusieurs modes, tels que les modes Histoire, Express et le fameux mode En Ligne qui occupera la plupart de votre temps.

Le mode histoire nous plonge dans un nouveau combat entre forces du bien et forces du mal, le tout sous l'égide de deux nouveaux Dieux qui remplacent ceux du premier Dissidia. Pour progresser dans l'histoire, il faut obtenir des cristaux spéciaux, appelés "memoria", qui vous permettent de déverrouiller un nouveau chapitre. Ces cristaux s'obtiennent en faisant monter votre niveau global de joueur, niveau qui augmente en combattant dans les différents modes de jeu. Ainsi il vous faudra souvent naviguer entre les matchs online/offline puis revenir au mode Histoire une fois les précieux cristaux obtenus pour faire avancer l'histoire. Principe un brin fastidieux certes mais c'est le prix à payer pour découvrir le scénario proposé. Et ce ne sont pas moins de 25 chapitres qu'il vous faudra débloquer, pour profiter d'une histoire intéressante dans l'ensemble mais tout de même moins riche en contenu que dans Duodecim.

Le mode Express quant à lui consiste à enchaîner une série de six combats à la façon d'un mode survie : une fois les six victoires acquises, vous débloquez du contenu en fonction de vos résultats. Vous serez donc récompensé par des trésors qui vous permettront d'obtenir des icônes de nos héros favoris, des musiques du jeu ou encore des équipements et des tenues de combats de nos personnages. D'ailleurs vous pourrez ainsi personnaliser vos personnages préférés mais également votre carte de combattant, votre titre de combattant ou encore les musiques dans les divers menus du jeu. Les possibilités de personnaliser le jeu étant très nombreuses, votre humble serviteur préfère vous laisser la surprise de la découverte plutôt que d'énumérer une longue liste de ces possibilités. Une boutique existe également pour acheter avec la monnaie - collectée au fil des combats - du jeu, les gils, toutes ces options de personnalisation.

Enfin, le mode En Ligne propose des combats en 3 vs 3 en match classé de deux manières, soit en équipe avec des amis, soit en solo avec des personnages dirigés par l'IA. Créer son propre salon est également possible mais il ne sera pas possible dans ce mode de gagner les trophées liés au rang S des personnages (voir plus bas). Ce mode de jeu occupera l'essentiel de votre temps, une fois le mode Histoire terminé et le mode Express suffisamment joué pour avoir bien veillé à ce que vos personnages aient bien amélioré leurs statistiques générales.

Venons-en aux combats en eux-mêmes. Comme dans tout jeu de combat qui se respecte, le principe ici est de baisser la jauge de vie de l'adversaire jusqu'à ce qu'elle atteigne zéro. Sauf qu'ici on se bat en 3 contre 3 donc il y a trois jauges à annihiler avant d'obtenir la victoire. Il en va de même pour vous, évidemment, voila pourquoi il est important de garder un œil sur sa propre jauge de vie car si ces trois portions de jauge tombent à zéro, la partie est finie. Ce principe vous permet donc de revenir au combat au côté de vos alliés si par malheur vous vous faites 'tuer', sous réserve qu'il reste encore au moins une jauge de vie parmi les trois que vous avez de base. Pour résumer, peu importe qui perd sa jauge de vie dans votre équipe car du moment que vous en avez au moins une, vos trois personnages pourront toujours combattre.

Il existe deux types de combats, ceux où l'on se bat "normalement" dans le but de défaire nos adversaires, et ceux où l'objectif est de briser un cristal adverse appelé ici "quartz" - en lui donnant des coups - avant que notre propre quartz soit détruit par nos ennemis. Une nouvelle dimension tactique du jeu apparaît dès lors car il vous faudra non seulement protéger votre cristal des assauts ennemis mais en prime trouver le moyen d'aller détruire celui de vos adversaires. Combats stratégiques assurés.

Quant aux invocations elles viendront vous aider du moment que vous brisez des quartz d'invocation qui apparaîtront de temps à autre sur le champ de bataille : à vous et votre équipe d'être les plus rapides pour aller les briser afin de pouvoir faire monter votre jauge d'invocation au maximum ! Sitôt celle-ci remplie, il suffit de maintenir un bref moment la touche du pavé tactile pour la faire apparaître.

28 personnages prennent donc place dans des combats qui se vivent à cent à l'heure ! Il y en a pour tous les goûts puisque chaque personnage se classe en quatre catégories qui leur imposent des caractéristiques uniques. Ainsi, Djidane fait partie des assassins, catégorie qui a l'avantage sur celle des tireurs mais qui est vulnérable face à celle des combattants, tandis que Terra fait partie des tireurs, ce qui lui confère la possibilité d'attaquer à distance. Chaque catégorie présente donc ses forces et ses faiblesses et une des subtilités du jeu sera donc la maîtrise de cet aspect. Les arènes sont également présentes en nombre, puisque l'on compte une arène pour chaque épisode principal de Final Fantasy.

Avec un tel tableau idyllique, pourquoi « seulement » 4/5 en terme de contenu ? On en veut toujours plus, voila la réponse ! Le futur DLC devrait cependant ravir les fans mais il n’est pas sûr que les plus exigeants y trouvent leur compte, par exemple six personnages vont s’ajouter au rooster initial mais il y aura toujours des joueurs mécontents de ne pas retrouver leurs personnages préférés… On ne peut guère pour autant blâmer Square-Enix pour cela, qui a « fait le job » en nous proposant pour quasiment chaque opus le héros et le méchant de l’histoire, à quelques exceptions près. Très peu de nouveaux personnages font leur apparition depuis le dernier Dissidia, qui comptait d'ailleurs trois personnages de plus. Plus discutable, le manque de parité joue très nettement en défaveur des personnages féminins, au nombre de six seulement (il aurait semblé plus juste pour certains Final Fantasy de voir leur représentante féminine principale, notamment Rose (FF4), Linoa (FF8) ou encore Yuna (FF10) pour ne pas les citer).

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


Les effets de lumière sont légions.
La bande-son proposée ici est tout simplement dantesque, aussi bien en contenu qu'en qualité. Si là encore le thème principal que l'on retrouve dans la vidéo d'introduction honore nos tympans, les musiques in-game ne sont pas en reste, en nous proposant les thèmes les plus épiques des différents Final Fantasy existants. Et le tout en deux versions, l'originale et une version remixée spécialement pour le jeu, pour la plupart des pistes. Les fans pourront donc totalement se livrer en combat dans des airs entraînants qu'ils connaissent bien, tel le mythique One winged angel de Final Fantasy 7 ou encore se délecter de l'écoute de thèmes plus récents tel que la musique des combats de Final Fantasy 13.

Les doublages font également honneur à la production, qu'il s'agisse des voix japonaises ou américaines. Les comédiens de doublage des personnages étant ceux des jeux d'origine - du moins quand la technique le permettait à l'époque - le plaisir d'incarner nos personnages préférés n'en est que renforcé. À noter la présence de traduction totale en français dans le jeu, d'assez bonne facture dans l'ensemble, ce qui peut paraître évident à notre époque mais il fallait le souligner compte tenu de la traduction déplorable du dernier Dissidia - Duodecim - paru en nos contrées en 2011.

Et que dire de la beauté des graphismes et de la qualité des animations, notamment dès la première fois qu’apparaît, sous nos yeux ébahis, les invocations ! Shiva est belle à croquer, Alexandre est impressionnant de majesté. On a beau se servir fréquemment des invocations tout au long du jeu, le plaisir visuel lié à leurs apparitions demeure à chaque fois ! Les décors dans lesquels on se bat font honneur aux Final Fantasy dont ils sont issus, tel que Midgar pour Final Fantasy 7 ou encore l'île de Besaid pour Final Fantasy 10. En prime ceux-ci s’abîment en cas de choc entre combattants et il n'est pas rare de voir un rocher s'exploser sous nos yeux, ou encore des marques au sol apparaître pour renforcer la sensation d'impacts subis ou donnés dans le jeu. À noter que les personnages sortent également marqués de leurs combats, mais de façon assez légères, se contentant de salissures sur certaines parties de leurs corps.

Alors oui, on pourra toujours trouver à redire, notamment sur l’aliasing des personnages, visible de temps à autre ainsi que de légers soucis avec la caméra (heureusement déplaçable à notre gré mais ça nous fait toujours perdre quelques précieuses secondes et dans un combat, cela peut faire la différence). Le lancement des parties en ligne est un peu longuet parfois, le temps de trouver des partenaires/adversaires à notre niveau, et des ralentissements sont inévitables en cas de mauvaise connexion. Mais dans l’ensemble cette production fait largement honneur à la puissance de la PS4 et on en prend plein les mirettes et on en redemande !

 

Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Le plaisir du jeu passe également par les séquences d'invocation.
Contrairement à la plupart des jeux de combat, pour lesquels le néophyte peut espérer venir à bout de joueurs confirmés après quelques combats et en bourrinant sur tous les boutons, Dissidia vous demandera une implication de tous les instants et une certaine maîtrise de son gameplay pour atteindre des sommets.

C'est là que le tuto que l'on vous proposait dès le début du jeu va s'avérer indispensable, il va falloir assimiler rapidement quelques bases pour espérer faire bonne figure dans vos premiers combats.

Il ne faut donc pas avoir peur de perdre, et au début le système peut sembler déroutant. Alors on comprend facilement qu’il y a un bouton pour l’attaque de bravoure, qu’il faut s’en servir pour baisser la bravoure de l’adversaire avant d’espérer lui infliger des dégâts de PV avec des attaques PV pour enfin le mettre hors d’état de nuire, on comprend vaguement qu’il y a des attaques EX avec un autre bouton qui permet d’effectuer des attaques à effet (de type poison, ou guérison) et qu’un bouton sert à l’esquive et un autre pour cibler l’adversaire de son choix. Tous les boutons de la manette sont exploités. Quelques matchs sont donc nécessaires pour se faire la main, et bien souvent on tape sans trop savoir ce que l’on fait et on esquive un peu par hasard les attaques adverses.

On finit par enchaîner quelques victoires, on se croit enfin arrivé sur le toit du monde, on va pouvoir faire un malheur en ligne et écraser facilement nos adversaires et puis... Et puis arrive un boss sans crier gare en mode scénario, qui nous défonce facilement, on croit à la thèse de l’accident, on recommence et on se rend compte que non, il faut faire preuve de davantage de subtilité, d’adresse, et manier notre personnage encore plus rigoureusement qu’il y a peu pour enfin espérer en venir à bout. Le mode scénario vous réservera quelques surprises de ce côté là et saura calmer vos ardeurs, même pour les plus forts d’entre nous.

La quintessence du jeu réside dans le fait que tout a été étudié pour que chaque combat ne ressemble pas trop au précédent. D’abord, la configuration des terrains doit être prise en compte car les éléments du décor peuvent facilement vous aider – en vous cachant pour esquiver les attaques adverses – ou vous pénaliser – rahh, satané arbre, ôte toi de mon chemin que je puisse tabasser mon adversaire ! Et m****, y’en a un autre qui en a profité pour me tabasser par derrière pendant que j’étais bloqué, grrrr !

A l’instar d’un RPG qui demande en principe quelques dizaines d’heures pour jouir de son gameplay, Dissidia vous réclamera énormément de temps pour profiter réellement de toutes les richesses de ses mécaniques de jeu, et c’est là un énorme point fort du soft qui vous fera enchaîner combat sur combat sans vous apercevoir que la nuit est tombée – ou que le jour s'est levé, c’est selon.

Le jeu peut donc paraître clairement déroutant, surtout pendant les premières heures, où l'on ne comprend pas toujours pourquoi ce qui avait marché pendant un combat vous a coûté une sale défaite dans l’autre. Et à force de continuer, on maîtrise de mieux en mieux nos personnages, les lieux de bataille, les adversaires, et là pur bonheur de tous les instants garanti, avec des batailles épiques, nerveuses, pour peu que l’adversaire soit au niveau. Et à priori il le sera, car Square-Enix a eu la bonne idée de nous proposer un système de classement qui fait que l’on se retrouve dans des combats avec des joueurs de notre niveau. On peut donc clairement saluer cette initiative car il n’y a rien de mieux que de pouvoir progresser à son rythme avec et grâce à des joueurs qui en font de même. Le jeu se joue et se rejoue sans fin et c'est clairement son point fort.

 

Note : 5/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Conseil judicieux en vue du platine.
Amis amateurs de platines durs à décrocher, bonjour ! Comme vu précédemment dans la partie contenu de ce test, les développeurs ont pris le parti de tout miser sur des combats intenses en 3 vs 3. Il n’est donc guère étonnant de retrouver la plupart des trophées à acquérir en mode 3 vs 3... online. Et en match classé de surcroît, ce qui rend impossible de fait la possibilité de faire les trophées en coopération avec un ami dans un des salons privés du jeu. Il existe bien un mode de match classé en 3 contre 3 par équipe mais il faut encore pouvoir s’arranger pour que les trois individus puissent chacun leur tour laisser à l'un d'entre eux la possibilité d’obtenir le rang S (le rang maximal obtenu dans un combat) et surtout que la team d’en face les laisse gagner... Sachant que même si vous connaissez cinq autres joueurs pour cela, il vous faudra compter sur la chance pour que vos équipes puissent s’affronter, le choix des équipes qui s’affrontent étant aléatoire.

Car oui, les trophées les plus chronophages vous réclameront d’obtenir un rang S (obtenables en fin de combat en fonction de la durée de celui-ci, le nombre de coups donnés/reçus etc) par trois fois et ce pour chacun des personnages. Ce qui représente donc au minimum 84 combats car il y a 28 personnages dans le jeu. Mais n'espérez pas les obtenir en si peu de combat, même le plus grand joueur au monde n'y parviendrait pas. Surtout que certains personnages sont beaucoup plus difficiles à maîtriser que d'autres.

En match en ligne solo vous serez jeté dans des arènes avec des joueurs possédant à peu près le même rang que vous, ce qui paradoxalement peut vous faire espérer d’obtenir vos rangs S plutôt à vos débuts en ligne car rien de tel que de jouer contre d’autres débutants pour leur mettre une raclée et donc viser un rang S – en espérant que vous assimilerez rapidement toutes les subtilités du jeu, du moins plus rapidement que vos adversaires.

À côté de ces fameux rangs S, obtenir 300 victoires en ligne ne devrait pas être si terrible que ça, cet objectif sera rempli de toute façon lorsque vous chercherez à obtenir ces fameux précieux rangs.

La quête du platine s'annonce donc relevée et à la hauteur de l'intensité des combats que vous mènerez. Une centaine d'heures ne sera certainement pas de trop pour espérer rafler les 3/4 des trophées.

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
16/20

Du combat-rpg, on en rêvait autrefois, Square-Enix l’a tout bonnement inventé avec sa saga. Et celle-ci se poursuit désormais de façon magistrale sur nos PS4. Les fans des Final Fantasy et de jeux de baston seront aux anges tant ce titre révèlera aussi bien ses qualités que sa profondeur de jeu au fur et à mesure de vos combats. Attention cependant à votre principal ennemi, le temps, car celui-ci risque de passer rapidement tellement le jeu est prenant, et cela sera décuplé si vous souhaitez à tout prix décrocher le platine du jeu.

Je recommande ce jeu :
À tous, Aux acharnés, Aux chasseurs de trophées/platine difficile