Test : Dark Souls : Remastered


Dark Souls : Remastered
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Note des joueurs :
4.4/5 - 11 notes
Note des platineurs :
5/5 - 2 notes

Dark Souls : Remastered

ps4


41 trophées au total
17 trophées cachés

237 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 48 joueurs (20 %)
100% par : 48 joueurs (20 %)
Note du jeu
15/20
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Test du jeu
Dark Souls : Remastered

  • Test rédigé par Aelon le 08-06-2018 - Modifié le 17-06-2018


Introduction


Êtes-vous prêts pour (re)partir à Lordran, lieu truffé de pièges mortels et où presque tout ce qui respire n'attend qu'une chose, à savoir vous faire la peau ?
La série désormais connue comme les "jeux Souls" ou "Soulsborne" (plus pour les intimes dirons-nous) a débuté sur PlayStation 3 avec Demon's Souls, mais a connu son plein essor avec la sortie de Dark Souls en 2011. Punitif, frustrant et cruel mais aussi jouissif, gratifiant et addictif, ce premier opus a posé les bases et reste pour beaucoup LE jeu emblématique de toute la série.

Après la sortie de Dark Souls III et l'annonce de l'arrêt de la série, les fans risquaient de rester sur leur faim. Il n'a pourtant pas fallu attendre bien longtemps pour l'annonce d'une version remastérisée de Dark Souls sur PlayStation 4, invitant néophytes et vétérans à replonger dans l'univers de Lordran.

Pour résumer l'histoire, vous incarnez un mort-vivant qui parviendra à s'échapper d'un asile afin d'arriver à Lordran, la terre des anciens seigneurs. Votre tâche sera d'atteindre la Première Flamme, une puissance ancestrale qui se meurt. Pour ce faire, il vous incombera de prouver votre valeur en combattant des adversaires redoutables, dont les gardiens des âmes primaires issues de la Première Flamme. Préparez-vous au combat, et à la mort.

Contenu du jeu


Le Sanctuaire de Lige-Feu sera à nouveau votre refuge ainsi que le point de convergence de bien des zones de Dark Souls Remastered
Au grand complet

Étant ni plus ni moins qu'une version remastérisée et non un remake, ce Dark Souls Remastered (DSR par la suite) reprend à la lettre le jeu originel. Tous les vétérans du premier opus retrouveront immédiatement leurs marques et sauront ainsi vite se repérer dans Lordran.

Vous pourrez ainsi de nouveau arpenter le cauchemar de Blighttown, tout en verticalité, avec ses chutes mortelles au moindre faux pas, Anor Londo, avec ses chevaliers d'argent qui utilisent des arcs tirant ce qui se rapproche plus du parasol que de la flèche conventionnelle, ou le monde d'Ariamis. L'une des plus grandes forces de Dark Souls premier du nom sert à nouveau dans DSR, à savoir la diversité de ses environnements. Vous évoluerez dans des cavernes remplies de lave pour ensuite tenter de fuir d'une bibliothèque géante faisant également office de prison.

L'arsenal très vaste est de retour, offrant des possibilités pour ceux optant pour le corps-à-corps ou ceux préférant la magie. Épées, dagues, lances, hallebardes, catalyseurs magiques ou encore flamme de pyromancie : il y en a pour tous les goûts. Tout ce que vous pouvez équiper (ou presque) peut et devra être amélioré afin de suivre l'augmentation de puissance de vos ennemis. Vos armes peuvent emprunter un arbre d'amélioration parmi plusieurs, allant de l'arme "classique" à l'arme infusée de feu, foudre ou même disposant du pouvoir divin, permettant de bannir les squelettes capables de revenir à la vie. Vous trouverez également des sorts, allant de la sorcellerie aux miracles en passant par la pyromancie. La magie, terriblement puissante, doit en revanche être utilisée à bon escient tant vous risquez de vous exposer aux attaques ennemies.

Le système de progression désormais traditionnel des Soulsborne permettra aux vétérans de vite optimiser leur personnage, tandis que les nouveaux venus parviendront vite à le maîtriser. C'est bien simple : les âmes (la monnaie du jeu) que vous récupérez en tuant des ennemis mais que vous pouvez intégralement perdre à votre mort servent notamment à acheter des points de caractéristiques. Vous devrez ainsi renforcer votre Santé, votre Endurance, votre Force, votre Intelligence, votre Foi, etc. Ces statistiques ne sont pas à prendre à la légère car les éléments les plus puissants (armes ou sorts) nécessitent des niveaux de statistiques parfois très avancés.

Bonne nouvelle de ce DSR, le DLC "Artorias Of The Abyss" est directement disponible. Vous découvrirez ainsi le légendaire chevalier Artorias et évoluerez dans Oolacile, ville du passé ayant été submergée par les Abysses. Des ennemis uniques, ainsi que des boss, armes et sorts vous y attendent, mais préparez-vous bien avant d'y aller puisqu'un bon niveau est requis afin de ne pas finir vous-même submergé...

Concrètement, et sans grande surprise, le contenu de DSR est immense, reposant sur celui de Dark Souls 1 et de son DLC. Comptez de très nombreuses heures de jeu pour en venir à bout.

 

Note : 5/5

Aspect technique du jeu


Totalement inégaux, les graphismes oscillent entre corrects et aberrants
Dark Bugs

Commençons par le positif : le jeu tourne en 1080p sur PS4 et en 4K upscale (1080p amélioré) sur PS4 Pro et à 60 FPS. Pour résumer, le jeu est intégralement fluide désormais, les vétérans soufflant un grand coup à la lecture de cette affirmation en repensant à leur pauvre PS3 qui toussait dans Blighttown tournant à 20 FPS.

Le gameplay reste aussi nerveux, répondant immédiatement à vos commandes et se prenant très vite en main. Vous devrez surtout vous adapter aux ennemis plutôt qu'à un éventuel gameplay trop compliqué à appréhender.

Saluons une nouvelle fois la bande son, toujours aussi grandiose dans les musiques qui savent systématiquement ajouter la part d'épique aux combats (notamment face à Artorias), ou à l'absence totale de musique en exploration afin de vous laisser vous focaliser sur tous les bruits environnementaux qui vous permettrait d'entendre un ennemi approcher.

Hélas, tout s'écroule lorsque l'on commence à s'intéresser au reste, notamment aux graphismes. C'est une chose de tourner en 1080p/4K upscale et 60 FPS, mais c'en est une autre de faire tourner un bon jeu. Et de ce côté-là, autant être franc : c'est moche, très, très moche. Aucun vrai effort d'amélioration graphique n'a été effectué, seul un lifting de la version PS3. Les textures sont vieilles, les effets de lumières révoltants (le passage d'une embrasure de porte peut subitement faire passer la lumière de correcte à carrément sombre sans effet de transition) et le niveau de détails risible. Certaines textures plantent même dans certaines zones, et ce surtout au niveau des décors lointains. Dans Noiresouche, plusieurs endroits des montagnes au loin sont sans texture. Autre exemple, près d'un feu dans les Archives du Duc, une embrasure de porte comprend un bug de texture d'un côté avec des successions de lignes grossières multicolores qui disparaissent en regardant par l'embrasure de porte de l'autre côté. Absolument ridicule.

Ensuite, et enfin, le jeu reste plombé par des glitchs et bugs à foison. Ceux déjà connus sur PS3 restent présents sur PS4, tandis que le jeu souffre à nouveau de désynchronisation en ligne. En effet, vous risquez à de très nombreuses reprises de tuer un ennemi en jouant en ligne, vous verrez sa barre de vie vide, mais l'ennemi se relèvera et ne fera absolument rien, comme vexé par votre meurtre, avant de mourir quelques secondes à dizaines de secondes plus tard. Mention spéciale aux déplacements rapides des ennemis, notamment les dashs de boss qui sont saccadés pour les joueurs en ligne qui rejoignent un hôte. Si l'hôte voit l'action comme fluide, tous les autres verront un ennemi se déplacé par à-coups.

En dépit de plusieurs forces, DSR reste complètement plombé par ses défauts, sachant que ses qualités ne viennent que de la version originale et que les défauts techniques sont impossibles à oublier pour un jeu aussi attendu et sorti en 2018...

 

Note : 2/5

Plaisir à jouer et à rejouer


De nombreux boss ayant probablement coûté la vie à plus d'une manette vous attendent de pied ferme dans cette version remastérisée
Une recette qui fonctionne toujours aussi bien

En dépit de l'aspect technique dans les choux, force est de constater qu'il reste toujours aussi jubilatoire de replonger dans un Dark Souls, qui plus est le premier opus (si l'on ne prend pas en compte Demon's Souls, ce qui est une autre histoire). Comme mentionné précédemment, le jeu, bien qu'handicapé par sa technique, repose sur des fondations extrêmement solides que sont le level design et le gameplay. Torturé, frôlant souvent la cruauté pure, notamment un certain sprint dans Anor Londo où deux ennemis vous mitraillent de parasols à distance, DSR reste à ce jour très efficace niveau expérience de jeu.

La durée de vie très conséquente du jeu dépend complètement de votre niveau, les plus doués pouvant prendre deux fois moins de temps que ceux étant en difficulté. À vous donc de trouver la façon de jouer qui vous sied le mieux, les armes avec lesquelles vous êtes le plus à l'aise, et l'ensemble armures/anneaux qui offrent les bonus les plus adaptés à votre style.

Il va sans dire que, étant une copie conforme de l'original, les aficionados de Dark Souls connaissent absolument toutes les ficelles. En conséquence, vous risquez fort de vous faire pulvériser en compétitif, puisque certains savent comment optimiser leur personnage et comment obtenir les meilleurs éléments au plus vite afin d'humilier les autres. Évitez particulièrement la forêt de Noiresouche (juste après ouverture par l'emblème d'Artorias, mais les vétérans sauront parfaitement de quoi je parle) en tant qu'Humain sous peine de vous faire sauvagement rappeler à l'ordre.

En effet, l'aspect multijoueur représente une immense part de l'expérience de jeu. Suivant les pas de Bloodborne et Dark Souls III, DSR utilise le système de mots de passe pour jouer en coopération et diffère ainsi de l'original. Finie donc la nécessité d'avoir un faible écart de niveau pour que deux amis se rejoignent, désormais, il suffit d'utiliser le même mot de passe afin que seules les glyphes de joueurs utilisant ce même mot de passe apparaissent, peu importe l'écart de niveau. N'allez pas non plus espérer invoquer un allié niveau 100+ quand vous êtes niveau 15 afin qu'il soit votre bulldozer. Comme dans les anciens jeux utilisant ce système, le niveau des joueurs rejoignant la partie est équilibré sur celui de l'hôte (si l'hôte est plus fort, les autres seront renforcés, et inversement), afin de maintenir le challenge.

Comme toujours, le New Game + (et ceux qui suivent) est considéré comme beaucoup comme LE vrai jeu. Ennemis plus puissants et plus agressifs, nouveaux ennemis... Tout y est pour bien vous faire comprendre que certes, vous avez gagné en puissance au fil de votre première partie, mais la fête est désormais finie et l'heure des fessées est de retour.

 

Note : 5/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


La liste des trophées est strictement identique à celle de la version originale, et ce malgré la présence du DLC "Artorias of the Abyss" inclus d'office
L'expert(e) de Lordran

Identique à celle de la PlayStation 3, la liste de trophées vous demande foncièrement de tout voir et tout faire dans le jeu.

Vous devrez bien évidemment mener à bien la quête de votre mort-vivant, à savoir parvenir jusqu'à la Première Flamme et son protecteur, Gwyn, mais cela ne représente qu'une petite partie des trophées compris.

Il vous faudra (à nouveau) renforcer au maximum vos armes dans presque tous les arbres d'améliorations, à savoir normal, brut, feu, foudre, divin, etc. Il est à noter qu'améliorer à fond une arme créée par une âme de boss ou toutes celles demandant des titanites de démon n'est pas requis. Tous les serments présents dans le jeu doivent être trouvés, certains (notamment celui du Spectre Sombre) vous demanderont de réaliser des actions très spécifiques, mais, pas d'inquiétude, le jeu devra de toute manière être fini plusieurs fois, ce qui vous laissera l'occasion de ne pas refaire les mêmes erreurs.

Ce qui vous prendra le plus de temps, et d'application, ce sont les trophées liés à la collecte des armes et magies (sorcellerie, miracles et pyromancies). Entre fouiller de fond en comble tout Lordran pour bien dénicher les éléments requis, ne pas rater un PNJ vendant des sorts à un moment bien précis avant de vous combattre à mort (et une fois mort, ce dernier ne cherche étonnamment plus à vous vendre quoi que ce soit) ou avancer suffisamment dans les rangs de plusieurs serments, vous n'allez clairement pas chômer. Certaines armes vous obligent quoiqu'il arrive à passer en New Game + (voire ++), mais vous pourrez foncer dans ce dernier car tout ne sera pas à refaire. Fort heureusement, certaines zones annexes, dont Ariamis ou les Profondeurs, ne sont qu'à faire une fois méticuleusement afin de ne plus avoir à y retourner, vous permettant de grandement diminuer la durée de vie d'un New Game +.

Petit mot sur le DLC : si ce dernier comprend des armes et de la magie, absolument aucun trophée n'y est associé ! Les trophées liés à la collecte d'armes et magie ne comprennent que les éléments du jeu "de base". Artorias Of The Abyss est ainsi un bonus total que vous êtes libre ou non de jouer, mais ce serait bien dommage pour ceux n'ayant pas eu le DLC à l'époque de passer à côté, ce que peu d'entre vous auraient de toute façon fait.

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
15/20

Bien que techniquement dépassé, Dark Souls Remastered propose une expérience toujours aussi addictive pour les fans de la licence "Soulsborne". Avec l'inclus de base du DLC Artorias Of The Abyss, la durée de vie reste toujours aussi gigantesque. Le platine est toujours aussi exigeant et ne surprendra aucunement les aficionados, tandis que les néophytes devront découvrir les joies de l'exploration avancée de Lordran.

Je recommande ce jeu :
Aux acharnés, Aux habitués des 100%, Aux fans de la série