Test : BioShock Infinite


BioShock Infinite
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Note des joueurs :
4.4/5 - 17 notes
Note des platineurs :
4.9/5 - 8 notes

BioShock Infinite

ps4


81 trophées au total
16 trophées cachés 3 DLC's

851 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 211 joueurs (25 %)
100% par : 60 joueurs (7 %)
Note du jeu
17/20
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Test du jeu
BioShock Infinite

  • Test rédigé par Aelon le 01-10-2016 - Modifié le 07-12-2016


Introduction


Plus claire la lumière, plus sombre l'obscurité
BioShock Infinite est le troisième jeu de la série BioShock. Développé par Irrational Games et édité par 2K Games, le jeu est sorti sur PlayStation 4 le 13 septembre dans une compilation regroupant les 3 jeux BioShock intitulée "The BioShock Collection". Il s'agit d'un FPS / Aventure comme les deux premiers, à savoir jeu de tir à la première personne avec existence de pouvoirs spéciaux. Le jeu prend cependant place dans un nouveau lieu, quittant la ville sous-marine et sombre de Rapture pour s'aventurer dans la ville aérienne et lumineuse de Columbia.

Ramenez la fille… Et nous effacerons la dette

C’est avec cette phrase en tête que vous, Booker DeWitt, vous réveillez dans une barque en 1912 en compagnie de deux personnes ayant une conversation étrange. La femme vous confie une arme ainsi que vos instructions, puis vous êtes déposé sur un ponton près d’un phare. Le petit hic, c’est que la fille en question se trouve dans un endroit quelque peu atypique dans lequel vous serez propulsé contre votre gré : Columbia, une ville coupée du monde flottant dans les cieux où tout semble merveilleux. Récupérer la fille et quitter Columbia, ça ne semble pas bien compliqué, n’est-ce pas ?

Contenu du jeu


Maître Dark Sidious serait fier...
Columbia, la ville de lumière

La grande nouveauté du jeu est bien évidemment son cadre, la ville aérienne. Il y règne une ambiance particulièrement réussie du début du XXème siècle associée à (comme on le trouvait également dans les précédents BioShock) des avancées technologiques n’existant même pas aujourd’hui, comme par exemple un cheval robotique comme moyen de transport. La ville est très détaillée, et sans dévoiler l’intrigue, le jeu propose différentes facettes très différentes de Columbia pour se renouveler afin d’offrir une variété de décors assez bienvenue.
Le jeu, étant un FPS, est fatalement assez linéaire, mais certaines séquences du jeu vous pousseront à pouvoir aborder de différentes façons l’aventure. Il faut également préciser que chaque lieu propose différents éléments permettant de vous adapter au combat à venir selon votre style de jeu. Malheureusement, il n’existe pas de mode multijoueur ce qui limite les possibilités de jeu.

« Unlimited… Power ! »

BioShock Infinite propose un panel d’armes conséquent (allant du simple pistolet à la gatling) associé à huit pouvoirs, qui sont récupérés au fur et à mesure, permettant des combats très dynamiques et surtout assez diversifiés selon le ou les pouvoirs que vous utiliserez le plus. Les pouvoirs s’avèrent indispensables dans les plus hauts modes de difficulté, permettant par exemple de manipuler un ennemi pour en faire un allié temporaire, de jeter des boules de feu ou de lancer des éclairs tel un Sith en colère. Ces pouvoirs, appelés Toniques, sont parfois complémentaires et peuvent renverser l’issue d’un combat si utilisés à bon escient (n’allez pas tirer dans les nuages pour espérer attirer la foudre non plus…). Booker disposera également d’un bouclier pour résister aux dégâts qui se recharge comme dans de nombreux FPS. Les trois barres (Vie, Cristal correspondant aux Toniques et Bouclier) peuvent être augmentées lors de l’aventure.

Les équipements sont également un élément essentiel de BioShock Infinite. Il est possible d’en équiper 4 à la fois, et ces derniers permettent de disposer de bonus parfois vitaux pour l’aventure (invincibilité temporaire après avoir mangé, rechargement du bouclier deux fois plus rapide) mais leur obtention est majoritairement aléatoire, ce qui offre différents parcours de jeu variés.
Enfin, un nouvel élément de gameplay réside dans le Grappe-ciel, un gant-crochet permettant de s’agripper sur certains points d’accroche ou sur les nombreux rails aériens (aéro-trams) disséminés dans Columbia qui permettront très souvent de prendre l’avantage sur les ennemis, mais qui servira aussi d’arme de corps-à-corps pour effectuer des finish assez violents et jouissifs.

« Je ne crains pas Dieu, mais je te crains toi »

Vous n’êtes pas seul (ou ne le resterez pas longtemps) dans Columbia car la fille que vous devez ramener, Elizabeth, possède des dons très particuliers : elle est capable d’ouvrir des « failles » permettant d’invoquer des éléments de décors, des ressources voire des alliés lors des combats. Cela vous sauvera à coup sûr plus d’une fois, que ce soit faire apparaître un muret pour vous cacher, une arme alors que vous étiez à court de munitions, de la vie ou des cristaux, ou bien les incontournables alliés robotiques qui tueront les ennemis pour vous. Non contente de vous aider avec ses failles, Elizabeth pourra également d’elle-même vous offrir en cours de combat des munitions, soins et/ou cristaux pour vous sauver la mise ainsi que vous avertir de la présence d’un ennemi particulièrement coriace si vous ne l’aviez pas encore vu.

La cité sous-marine

Cette mouture PS4 comprend également les 3 DLC de BioShock Infinite. Si le premier est plus orienté sur des challenges, les 2 autres, "Tombeau Sous-Marin", sont une véritable expansion au jeu de base en proposant une aventure dans Rapture. Les fans des premiers jeux seront donc ravis de pouvoir visiter à nouveau la célèbre cité qui dispose donc d'un arc narratif dédié à Booker et Elizabeth.

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


Songbird, le protecteur de Columbia, vous rendra visite à plusieurs reprises
Plus beau, plus nerveux

Avant de détailler, le jeu est sublime graphiquement. Étant la version remastérisée d'un jeu initialement sorti en 2013, il s’agit d’une qualité graphique qui est digne des FPS d'aujourd'hui, mais le petit plus de BioShock Infinite, ce sont ses décors. Même si certaines textures peuvent paraître datées (certains journaux par exemple), le level design est bluffant et rattrape toutes les éventuelles imperfections. L’aspect sonore est également bon, que ce soit niveau sons ou musiques. Comme cité précédemment, les développeurs ont imaginé chaque terrain de combat sur plusieurs étages afin d’apporter un dynamisme nouveau à la série, renforcé par l’utilisation du Grappe-ciel.

Le jeu est par ailleurs encore plus fluide que sur PS3 avec son 1080p et 60 FPS, et très vite vous prendrez plaisir à cumuler utilisation d’armes, de toniques et des failles afin de perturber les ennemis et remporter la victoire. Par ailleurs, s’abriter derrière un seul point n’est plus suffisant : les ennemis étant souvent disposés sur de nombreux étages (ou pouvant même carrément utiliser les mêmes aéro-trams que vous afin de vous atteindre lorsque vous vous croyiez caché) il est nécessaire de bouger en permanence afin de garder l’avantage. En parlant des aéro-trams, sachez que vous en abuserez très vite après avoir compris leur intérêt : ils permettent de se déplacer d’un point à un autre à une vitesse très élevée, à esquiver les balles, mais aussi à disposer d’un avantage aérien conséquent, Booker pouvant sauter de l’aéro-tram (ou d’un point d’accroche quelconque) afin de plonger sur un ennemi à portée et bien souvent l’éliminer d’un coup. Il est cependant impossible d’utiliser des toniques une fois accroché, mais les armes à feu restent utilisables.

Et l’IA dans tout ça ?

Il faut bien évidemment parler de l’IA, et plus particulièrement d’Elizabeth étant donné qu’elle vous accompagne pendant presque tout le jeu. Rassurez-vous, elle ne constitue aucunement un poids mort bien au contraire. Son IA a été programmée de sorte qu’elle ne vous bloque jamais la route ou le champ de vision, et si cela venait à être le cas, elle chercherait immédiatement à dégager le passage. Un élément qui apporte à l’immersion dans le jeu est l'interaction d’Elizabeth avec les objets qui vous entourent lorsque vous explorez : elle peut fureter afin de déceler des objets clés (crochets, infusion au cas où vous auriez fait exprès de la rater…), s’appuyer sur un mur ou sur une chaise en vous attendant (à l’instar d’Ellie dans The Last Of Us) plutôt que bêtement rester debout. Et cerise sur le gâteau, en dehors des combats, elle vous proposera de l’argent trouvé (à accepter en appuyant sur une touche) ce qui maintient une certaine interactivité avec elle.

Mais vous n’êtes pas qu’avec Elizabeth sur Columbia, ce serait trop simple sinon. Il existe dans le jeu un panel d’ennemi (humains comme machines) qui bien souvent sont présents en même temps et vous obligent à réfléchir à la situation, et à quel tonique utiliser (à savoir bien souvent « Euh j’utilise Possession sur qui ? »). Certains ennemis sont insensibles à certains toniques et certains ennemis sont plus ou moins résistants (niveau durée d’effet) à certains toniques, réfléchissez donc bien avant d’en utiliser un ! Pour finir, l’un des ennemis les plus dangereux de BioShock Infinite est sans contexte le Handyman, le Big Daddy version Columbia, qui vous donnera du fil à retordre car il attaque quasiment sans pause, est très résistant, et peut même électrifier les aéro-trams si vous étiez en train de le fuir par ce moyen.


Oh oh, alerte au bug !

Le jeu ne possède globalement pas de bugs graphiques ou sonores, MAIS il existe un bug très pénalisant pour nous autres les chasseurs de trophées : un bug qui bloque l’obtention des trophées. Mais alors, vous allez me dire : c’est la catastrophe ? Pas vraiment au final car les conditions d’apparition du bug sont connues et donc parfaitement évitables. Le bug apparaît lorsque vous êtes déconnecté du PSN (sous réserve bien évidemment que vous y étiez connecté). Pour éviter ce bug il existe deux possibilités : la première consiste à se connecter avant de lancer BioShock Infinite et de ne pas se déconnecter en cours de jeu, la seconde, plus radicale et plus efficace, consiste à jouer sans jamais s’être connecté(e) au PSN (ce que j’ai fait, me permettant d’obtenir tous les trophées sans problème), ce qui n’est pas trop pénalisant puisque le jeu ne propose pas de multijoueur.

 

Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Pile ou Face, Mr DeWitt ?
Des armes, des toniques… Et des tas de bonnes choses

Le jeu est assez jouissif de par toutes les armes dont dispose Booker ainsi que les combinaisons d’équipements possibles. Entre décider de jouer la terreur au corps-à-corps à bondir sur les ennemis depuis l’aérotram, enflammer ceux qui vous entourent à l’atterrissage, charger un ennemi et l’achever au fusil à pompe ou bien jouer à distance avec le fusil de précision, envoyer des corbeaux dénicher les ennemis cachés ou encore alterner les plaisirs à faire tomber un ennemi de Columbia, foudroyer les ennemis proches à la mort de l’un d’eux, vous aurez plusieurs façons d’aborder le jeu. On ressent une certaine sensation de puissance tout au long de l'aventure, bien que certains ennemis soient là pour vous rappeler que vous restez tout de même vulnérable.

Je ne dévoilerai bien évidemment pas l’intrigue qui vaut à elle seule le coup de jouer à BioShock Infinite, mais sachez que découvrir ce que l’avenir réserve à Booker vous tiendra également en haleine jusqu’au final dantesque du jeu. L'évolution des deux protagonistes (surtout d'Elizabeth), la découverte de Columbia, de ses habitants et ses mystères, reste l'un des intérêts principaux du jeu : BioShock Infinite est avant tout un jeu sans manichéisme dont les messages auront forcément un effet sur vous.

L'aventure dans Rapture du double DLC est également très prenante en apportant son lot de réponses mais aussi de questions et saura vous tenir en haleine 7 à 10 bonnes heures de plus.

« Non, il ne rame pas. – Ah, je vois ce que tu veux dire. »

Après avoir fini le jeu une première fois (sous réserve de ne pas utiliser le code Konami), vous débloquerez le terrible mode 1999, niveau de difficulté ultime. Le jeu est plaisant à refaire en difficulté extrême de par la différence d’approche avec la première partie, le challenge que constitue le mode 1999 (vous ferez moins les malins face aux Patriotes motorisés croyez-moi), mais aussi par la façon dont vous percevrez l’univers du jeu. La deuxième fois que vous arpenterez les rues de Columbia et écouterez certaines conversations, vous en comprendrez enfin le réel impact, car finir une première fois le jeu vous offre des réponses, et une façon de mieux comprendre le reste de l’aventure. Vous pourriez être surpris par certaines phrases que vous aviez jugé jusque là anecdotiques.

 

Note : 5/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Le Patriote motorisé, l'un de vos pires ennemis en mode 1999
Note : prenez bien en compte l’existence du bug ainsi que les modalités d’apparition de celui-ci pour parer tout problème et obtenir les trophées sans problème.

De nombreux trophées accessibles…

BioShock Infinite propose des trophées liés à l’histoire ainsi qu’à la difficulté dans laquelle vous aurez fini le jeu (finir le jeu dans une difficulté débloque ceux des difficultés inférieures). En plus des trophées automatiquement récupérés, une bonne partie des trophées sont liés aux éliminations, à savoir tuer un certain nombre d’ennemis avec chaque type d’arme (chaque type d’arme et non chaque arme fort heureusement), tuer depuis l’aéro-tram, tuer en utilisant des toniques… Ces trophées seront obtenus assez vite lorsque vous vous y attellerez car il est possible de relancer un point de contrôle pour faire réapparaître les ennemis tout en maintenant le compteur de mort, pratique lorsque vous voulez en finir vite avec une arme que vous utilisez peu. Il est fort possible que vous obteniez une partie d’entre eux sans vous en rendre compte tant ils sont liés à votre façon de jouer. En outre, certains trophées requièrent des actions spécifiques qui sont bien souvent faciles à effectuer une fois que l’on sait comment faire. Il est à noter que tous les trophées liés aux actions ou éliminations possèdent un compteur interne affiché à l'écran régulièrement lors de certains paliers (5 morts par exemple) afin de donner une idée au joueur de son nombre d'éliminations actuel.

… ainsi que des trophées pénibles voire difficiles

Mais ce serait trop facile s'il suffisait d’obtenir ces trophées pour obtenir le platine, n’est-ce pas ? Aussi facile que Booker devant ramener Elizabeth en somme. Il y a plusieurs collectes à effectuer dans le jeu (Voxophones, Télescopes, Infusions…) et si la plupart d’entre elles sont cumulables entre vos parties, la collecte des infusions devra être faite sur une seule partie, soit trouver les 24 infusions. Il est cependant possible de recharger le chapitre correspondant à celui où vous aviez raté l’infusion et de reprendre l’histoire depuis ce point plutôt que depuis le début, mais cela demande de constamment regarder sur des guides pour s’assurer de ne rien louper. Tout comme pour les éliminations, un compteur apparaîtra fréquemment à l'écran pour vous rappeler votre progression dans chacun des trophées de collecte (sauf les infusions).

Et enfin, il y a le trophée lié au mode 1999. Finir le jeu en mode 1999 ? Non, finir le jeu en mode 1999 sans jamais passer par un distributeur Dollar Bill (à savoir celui qui permet d’acheter vie, cristaux, crochets et munitions). Ce sera LE trophée qui déterminera si vous voulez ou non le platine de BioShock Infinite car le mode 1999 peut être perdu si vous mourrez sans avoir assez d’argent pour ressusciter (vous serez ramené à l’écran d’accueil, mais il existe un moyen d’éviter cela), et les ennemis y sont plus que coriaces, et les ressources limitées faute de pouvoir les acheter. Utiliser vos toniques à bon escient sera de mise, et vous bénirez Elizabeth lorsqu’elle vous enverra de la vie ou des cristaux. Mais le mode 1999 n’est pas non plus insurmontable, et le challenge est tout de même bienvenu au vu de la relative facilité avec laquelle vous obtiendrez les autres trophées, et la douce sensation de victoire qu’apporte l’obtention du trophée reste un plaisir.

 

Note : 4/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
17/20

BioShock Infinite est un excellent jeu proposant un gameplay nerveux mais surtout un scénario aux aboutissements surprenants. Avec son message, il fait partie des jeux qui vous marqueront plus ou moins selon votre réception. Le challenge que représente le mode 1999 est cependant relevé et le platine n'est pas non plus accessible aux réfractaires du genre, mais pour peu que l'on s'accroche, il aura fière allure dans votre collection. Pensez cependant à prendre en compte l'existence du bug afin de jouer au jeu dans les meilleures conditions...
Le jeu ne propose peu ou pas de nouveautés pour ceux ayant déjà fait la version PS3, mais pour les néophytes, il s'agit d'un excellent jeu compris dans une compilation qui mérite d'être jouée.

Je recommande ce jeu :
Aux spécialistes du genre, Aux fans de la série, Aux curieux