Test : Assassin's Creed Unity


Assassin's Creed Unity
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Note des joueurs :
4.1/5 - 363 notes
Note des platineurs :
4.1/5 - 237 notes

Assassin's Creed Unity

ps4


58 trophées au total
7 trophées online
6 trophées cachés 1 DLC

12952 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 4919 joueurs (38 %)
100% par : 2765 joueurs (21 %)
Note du jeu
14/20
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Test du jeu
Assassin's Creed Unity

  • Test rédigé par Aelon le 19-04-2015 - Modifié le 07-12-2016


Introduction


"Rien n'est vrai, tout est permis" prend tout son sens
On ne présente plus la série Assassin's Creed d'Ubisoft, rapidement devenue l'une de ses séries de jeux vidéo les plus prolifiques. L'arrivée des consoles de nouvelles générations a bien évidemment entraîné l'arrivée de la licence sur PlayStation 4 avec Assassin's Creed Unity. Sorti en France le 13 novembre 2014 (Assassin's Creed Rogue sortira la même année sur PlayStation 3 pour ne pas délaisser ceux ne possédant pas de PS4), le jeu reprend les mêmes bases que les précédents, à savoir de l'action et aventure avec, grande nouveauté, une grande part d'infiltration.
Parsemé de problèmes en tout genre à sa sortie et à la suite de nombreuses plaintes des joueurs, Ubisoft finira par décider d'offrir aux joueurs le contenu additionnel "Dead Kings" voire même un autre jeu de l'éditeur pour ceux ayant acheté le season pass avant l'offre, sans oublier de sortir de nombreux patchs pour corriger les problèmes relevés par les joueurs...

Après un prologue pour le moins déroutant, vous incarnez un jeune Arno Dorian dont le père se fait assassiner. Orphelin et perdu, Arno est recueilli par la famille de son amie Elise De La Serre. Suite à un nouveau coup du sort, il se mettra en quêtes de vengeance et de réponses. Cependant, Arno devra évoluer à Paris qui est alors en pleine Révolution Française : période marquée par le sang, le changement, la barbarie et les opportunités. C'est au milieu du chaos, des crimes et des combats incessants que l'assassin devra tenter de se venger, mais également de servir la cause de sa confrérie contre les Templiers toujours plus forts, et celle de la France par extension...

Contenu du jeu


Les différents équipements, en plus de boosts, offrent une apparence personnalisée à votre Arno
Liberté, Égalité, Fraternité

La licence s’intéresse enfin à l’histoire de France, et à une des époques les plus demandées par les fans : la Révolution Française ! C’est donc dans la ville de Paris très détaillée que vous évoluerez. Il s’agit en effet de l’une des plus grandes qualités de cette série : sa représentation des endroits historiques. Avec les capacités de la PS4, c’est une ville somptueuse qui s’offre à vous. Les monuments sont tous parfaitement détaillés pour permettre une immersion totale (Le Louvres, Notre-Dame, l'Hôtel de ville, etc) et imaginés à l’époque de la Révolution pour coller à l’adaptation. Versailles est également une ville disponible, pour quelques missions et quelques collectibles, avec notamment son château resplendissant et témoin de la chute de ses occupants. La taille de la ville est immense, la plus grande de la série à ce jour (surtout Paris, Versailles est 3 à 4 fois plus petite) mais il est possible de se téléporter à différents points précis afin de se déplacer plus vite dans une ville tentaculaire.

Qu’y a-t-il dans cette ville aussi grande ? Les points de synchronisations sont toujours présents, permettant après un peu d’escalade de dévoiler une portion de la carte et de ses activités. La ville est densément peuplée, avec notamment les gardes nationaux qui patrouillent (en bleu) et sanctionnent tout crime, les révolutionnaires (en vert) qui vous soutiendront si vous êtes attaqués et enfin les extrémistes (en rouge) : ces derniers représentent tous les travers de l’idée de base de la Révolution, à savoir violents, cupides, arrogants et injustes (ils harcèlent des citoyens innocents puisqu’en position de force). Il vous faudra alors être prudent si vous souhaitez éviter les conflits car les extrémistes chercheront vite à se battre.

Le scénario principal d’Assassin’s Creed Unity est somme toute très classique, il s’agit plus d’une excuse pour intégrer des grandes figures de la Révolution Française que d’un réel moyen de faire avancer l’histoire de la série avec des éléments novateurs. Celui-ci vous tiendra en haleine une bonne quinzaine d’heures si vous foncez, ce qui serait fort dommage. En effet, et pour la première fois dans la série, les combats sont désormais plus retords (fini les contres qui tuent en 2 touches, il faudra être un peu plus habile) et les ennemis plus agressifs. Les missions de l’aventure principale sont listées par "difficulté" ce qui correspond à la qualité de votre équipement : une mission à 3/5 quand vous avez un équipement de 1/5 vous résistera bien plus que si vous aviez plus pris votre temps et étiez arrivé avec un équipement plus adapté.
Pour se faire, le jeu propose une pléthore d’activités annexes : missions secondaires, rénovations de quartiers et de votre repère, récits parisiens, enquêtes (avec des meurtres mémorables de la Révolution), failles Helix, énigmes de Nostradamus, coffres et cocardes à collecter… En rajoutant le contenu du DLC offert "Dead Kings" et l'apparition de la lanterne et du fusil-guillotine ainsi que sa bonne dizaine d'heures de jeu supplémentaires, vous obtenez un contenu gargantuesque !
Je ne m'attarderai volontairement pas sur la partie "Présent" du jeu, honteusement bâclée et n'avançant absolument pas le schmilblick (tout comme Rogue d'ailleurs).

L’équipement d’Arno est le plus abouti de la série. En plus d’un panel d’armes assez complet (lames, pistolet, fumigènes, pétards, lame fantôme, pièces), il est enfin possible de personnaliser l’apparence de votre assassin pour lui donner un look soit bourrin soit discret voire un mélange des deux. Les équipements (tête, torse, bottes, bras et ceinture) apportent des bonus non négligeables à Arno en plus d’une apparence originale. Si d’aventure le look vous déplait, il est possible d’utiliser des tenues complètes qui masquent votre vrai équipement pour avoir un style d’assassin plus classique.
En plus des équipements, il est possible de débloquer des compétences pour Arno permettant de devenir toujours plus puissant : coups spéciaux, pouvoirs… Les pouvoirs s’appliquant d’ailleurs à vos alliés en coopération, comme par exemple la création d’une zone qui régénère vos munitions, la capacité à se déguiser temporairement, à se soigner etc.

Le système de free-run a été revu par rapport à celui du III, IV et Rogue (aussi appelé "Je grimpe sur le premier truc qui passe")… Mais j’y reviendrai. Arno peut désormais descendre très vite façon parkour, très pratique. Grande nouveauté, une touche permet de s’accroupir afin de devenir plus discret : cette commande permet de voir en permanence les ennemis sur la mini-map et d’effectuer des meurtres à la lame secrète très discrets. Il est également possible de se mettre à couvert afin de se cacher.

Enfin, abordons le multijoueur plus en détails. Terminé les sessions en affrontement, le jeu ne contient que des missions de coopérations (à mon plus grand bonheur), ainsi que la possibilité de se balader librement dans la ville de Paris à plusieurs.
Ces missions sont de deux types : assassinat et/ou vol. Dans le premier cas, il faut éliminer des cibles précises (logique), tandis que dans le deuxième cas, il vous faudra coopérer et être le plus discret possible pour voler des objets précis affichés sur la carte (avec des leurres pour les missions à gros butin !). Les missions vol punissent sévèrement toute brutalité étant donné que vous démarrez la mission avec le butin maximal qui chute au fur et à mesure des combats ! Préparez-vous à vous infiltrer au lieu de faire des couches de cadavres devant vous comme dans Assassin’s Creed I à IV, ce que vous pourrez cependant faire dans les missions assassinat (et à 4 à balancer des fumigènes en alternance, ça vire vite au bain de sang).

 

Note : 5/5

Aspect technique du jeu


Changement de style, le multijoueur d'Unity repose sur la coopération
Une révolution graphique…

Bien, efforçons-nous d’être concis et complet, car il y a tant à dire…

Le jeu est visuellement très beau, le passage de la PS3 à la PS4 pour la série Assassin’s Creed est réussi, graphiquement. La précision des détails des monuments, maisons et rues ainsi qu’enseignes de commerce, les textures sur Arno et ses différents équipements, la modélisation des visages (qui jusque-là était un point noir de la série) ainsi que celles des armes, bref, un gros progrès grâce à la PS4 pour cette licence qui commençait à stagner sur PS3 sur le plan purement graphique avec le IV et Rogue pas franchement plus travaillés que le III.

La distance d’affichage est également très bonne, permettant d’accompagner comme il se doit vos sessions de parkour à travers Paris. Le cycle jour-nuit est toujours de la partie et est correctement travaillé pour fonctionner sans encombre. La gestion de l’éclairage est également à souligner, particulièrement dans Dead Kings avec la lanterne et ses souterrains de Saint-Denis.

La fluidité est bonne, mais l’inverse aurait été un comble pour un jeu qui prône la vitesse et l’agilité me direz-vous (à juste titre). Lors des combats, il faudra soit observer les ennemis qui font un geste caractéristique, soit écouter leur cri qui accompagne le geste ou le changement de couleur de leur barre de vie (disons que vous ne pouvez pas vous louper) afin de contrer leur coup et pouvoir riposter avec les vôtres : ce sera essentiel lors des combats contre des groupes d’ennemis comprenant une brute et/ou un capitaine.
Les déplacements d’Arno ont en outre été travaillés pour être les plus réalistes possibles et procurer une réelle impression de parkour, notamment quand vous entamez une descente rapide. Tout comme lors d’infiltration où il sera possible d’alterner entre différentes couvertures.
Le multijoueur est également bien géré, pour peu que votre connexion soit bonne.

C’est au niveau du son que va démarrer la liste des soucis du jeu. N’ayez pas d’inquiétude, les doublages français sont dans l’ensemble très bons tout comme la bande-son du jeu ou les bruitages… Oui, mais voilà : il n’y a plus de musique d’ambiance lorsque vous vous baladez librement dans Paris, et, sur ce point, on fait un grand pas en arrière par rapport aux précédents jeux. Il est possible que cela plaise à une partie des joueurs, mais ceux qui étaient habitués à explorer les villes des précédents jeux avec musique risquent d’être déçus.

… Qui s’accompagne de sa myriade de soucis techniques

Il y a un réel progrès sur le plan technique, mais à quel prix ?

Pour commencer, sachez que le parkour n’est toujours pas totalement au point, bien qu’il ait été grandement amélioré dans Unity. Certes, votre assassin en free-run ne ressemble enfin plus à un enfant jouant à chat-perché avec Casper, mais tout de même, vous escaladerez plus que de raison certains murs car vous les approchiez de trop près. De même, lors d'une descente rapide, Arno en fait parfois quelque peu à sa tête et descend soit trop soit pas assez par moment, mais tout cela reste peu imputable à l’appréciation du jeu car on sent l’avancée malgré tout.

On regrettera notamment l’IA du jeu qui reste tout de même largement améliorable. Ce ne sont pas les écervelés de Rogue, mais ils lâchent très vite l’affaire une fois que vous sortez de leur champ de vision, et sachez que les toits restent LE moyen de fuir étant donné que la majorité des ennemis ne chercheront pas à vous suivre une fois en haut, les tireurs continueront cependant de vous mitrailler avec une précision insolente et une puissance redoutable.

Ensuite, malgré la bonne distance d’affichage des bâtiments, celle des passants est plus limitée. Le jeu souffre en effet d’un lourd clipping (le clipping correspondant à l’apparition soudaine d’un élément à l’écran quand ils se trouvent dans une distance suffisante), surtout lorsque vous entamez un parkour au sol dans les rues de Paris : préparez-vous à voir apparaître brusquement des groupes entiers de passants parfois même très près de vous tant le jeu a du mal à vous suivre, sans altérer la fluidité cependant : Révolution Française oblige, c'est parfois des émeutes que le jeu doit générer avec très souvent plus de 60 à 70 (voire plus de 100) révolutionnaires ameutés devant des bâtiments à agiter torches, fourches et drapeaux, en plus des citoyens circulant normalement.

Le jeu a connu un nombre ahurissant de bugs à sa sortie (dont vous avez probablement déjà eu connaissance tant certains étaient comiques) qui ont été corrigés au fur et à mesure dans l’ensemble. Malheureusement, tout n’a pas été supprimé et c’est donc avec certains bugs/glitchs plus qu’handicapants que vous devrez évoluer. Pour exemple, un bug entraîne l’impossibilité pour Arno de dégainer son arme et/ou de frapper avec, vous transformant en petite cible mouvante pour vos ennemis (car évidemment, le bug survient lors de combats), tandis qu’un autre fera ressusciter (ou peut-être est-ce qu’il n’est tout simplement pas mort ?) un ennemi vaincu qui sera alors intouchable mais pourra lui vous harceler à coups d’épée… Notez cependant que ces bugs pourraient ne pas vous concerner.
Les petits bugs tels qu’un personnage qui flotte au-dessus du sol par exemple sont bien plus excusables car il s’agit d’un immense open-world, ce qui entraîne très souvent ce genre de petits défauts.

Enfin, sachez que le DLC Dead King pourrait vous faire grincer des dents si vous le lancez trop tôt, étant donné qu’il verrouille votre progression dans le jeu de base en considérant que vous avez fini le jeu en le lançant et vous bloque donc l’obtention de tous les trophées liés à l’histoire que vous n’auriez éventuellement pas obtenu.
Pour finir, ceci n'abaissera pas la note étant donné le très faible nombre de recensements à ce jour (suite à différents patchs), mais sachez qu'il y a une possibilité que certains trophées du jeu de base (notamment concernant les rénovations) ne se débloquent pas, ils se débloquent en recommençant une partie cependant, tout comme dans le DLC...

 

Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer


La discrétion est réellement mise en avant dans ce jeu comparé à ses prédecesseurs
Discrétion ou Brutalité ?

Lorsque le jeu fonctionne correctement (en dehors donc des bugs cités précédemment), c’est un pur plaisir. Sillonner les rues et toits de Paris est un vrai bonheur au vu de sa modélisation (les parisiens et/ou connaisseurs de Paris pourront reconnaître certains coins, certaines rues, c’est dire si la modélisation est fidèle). De même, bien que le parkour soit toujours perfectible, vous apprendrez vite à parer les éventuels ratés d’Arno ou les tolérerez vite (ou du moins bien plus que ceux de Connor et surtout de ceux de Shay et Edward sur leur bateau), ce qui n’altérera pas trop votre plaisir de jeu et d’exploration.

Si vous la faites d’une traite (à vos risques et périls donc), l’aventure principale vous tiendra en haleine une dizaine à quinzaine d’heures environ, tandis que finir le jeu à 100% vous demandera facilement le triple voire le quadruple : il y a de quoi vous occuper longtemps.
La rejouabilité est pour la première fois bonne grâce à l’infiltration.

En effet, l’aspect infiltration est globalement réussi et permet surtout d’aborder une mission (solo ou en multijoueur) de différentes façons, à savoir foncer dans le tas avec une arme lourde et un sac plein de fumigènes tel un… eh bien un assassin des anciens jeux, ou avancer à tâtons en éliminant les gardes en silence afin de n’éveiller aucun soupçon. Tout ça c’est bien gentil sur le papier mais deux actions majeures ont été supprimées/oubliées : siffler pour attirer les gardes (oui, vous avez bien lu : dans le premier Assassin’s Creed qui prône l’infiltration on perd la possibilité d’attirer les gardes vers soi et donc de rester caché…) et la possibilité de soulever un corps pour le cacher, alors autant vous le dire de suite, étant donné que vous ne pouvez ni attirer ni cacher les ennemis tués autrement qu’en les tuant depuis une couverture, l’infiltration en prend un sacré coup quand vous tuez un ennemi en toute discrétion et qu’un autre le trouve car Arno n’a pas voulu le planquer ailleurs. Il y a bien un moyen d’attirer les gardes sans se ruiner en pétards et en restant discret : se montrer accroupi suffisamment longtemps pour le pousser à sortir de sa route prédéfinie pour le faire venir dans un endroit isolé… Oui, c’est assez ridicule et surtout très frustrant si vous optez pour une partie complète en infiltration.
La disparition de la lame secrète comme arme de combat est également à noter, mais c’est justifié par leur volonté de rendre plus difficiles les combats.

Le panel d’armes et d’équipements permet en outre de vous spécialiser. Le jeu appuie cela par quatre traits visibles dans le menu qui augmentent selon votre équipement choisi : mêlée, santé, discrétion et portée. Vous pouvez donc vérifier le profil actuel d’Arno afin de créer le véritable monstre en combat (privilégiant la mêlée et la santé donc) ou le fantôme (privilégiant la discrétion et la portée pour vos lames fantômes). Ces aspects impactent réellement le gameplay étant donné qu’une forte valeur de mêlée permet d’éliminer à vitesse grand V vos opposants tandis qu’une discrétion élevée diminue les chances d’être détecté par les gardes.

Des activités annexes conséquentes et plaisantes à faire

Le jeu propose également des petits challenges de parkour appelées "Failles Helix" dans lesquels Arno sera propulsé dans une autre simulation que Paris de la Révolution Française (Paris occupée lors de la seconde guerre mondiale par exemple) et devra collecter des "données" pour faire monter le score et débloquer l’accès à la fin du challenge. Les challenges sont très funs avec un level-design soigné, offrant donc une vraie pause dans le jeu (la raison pour laquelle vous devez entrer dans ces failles selon l’histoire est en revanche aussi anecdotique que la partie "Présent" du jeu).

Les énigmes de Nostradamus et récits parisiens ne proposent rien de très original par rapport à ce que les anciens jeux proposaient. Les récits parisiens reviennent très sommairement à devoir tuer un personnage ayant une histoire travaillée (mais ressemblant souvent aux ennemis classiques du jeu… dommage) tandis que les énigmes consistent à trouver des signes dissimulés dans tout Paris. Malgré tout, ces activités restent suffisamment soignées pour être très sympathiques. Nouveauté de ce jeu, les meurtres à résoudre vous permettront de faire passer Arno pour Sherlock Holmes avant l’heure car ils vous demanderont d’écouter les témoins et suspects, de trouver les preuves à rassembler pour désigner un coupable : il y a plusieurs suspects, à vous de trouver le bon au vu des preuves !

Je ne m’attarderai pas ici sur les collectibles qui auront droit à leur développement dans la partie qui suit, et vous allez comprendre pourquoi.

 

Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Aaah les coffres d'Unity, le pire cauchemar des chasseurs du platine
Des challenges classiques pour un platine

Des trophées sont liés à la progression dans l’histoire (par séquence comme pour les trophées des autres Assassin’s Creed), obtenus tout naturellement dans le jeu de base ou Dead Kings. On retrouve aussi le trophée qui demande de faire tous les défis lors des missions principales : comme par exemple faire deux meurtres à la lame fantôme ou ne pas toucher le sol. Il s’agit de petits challenges qui relancent l’intérêt d’une mission en vous poussant à l’aborder d’une façon totalement différente.
En plus d'augmenter la rejouabilité des missions, sachez qu'il est possible de les faire en plusieurs fois, finir un défi le validera définitivement et vous laissera le champ libre pour effectuer le ou les autres défis optionnels. Des défis bienvenus et sans prise de tête.

En dehors de l’aventure principale, il vous sera demandé d’effectuer au moins une fois chaque mission multijoueur. Il est possible de les effectuer seul ou à plusieurs (bien que les faire à plusieurs soit forcément plus plaisant), fonctionnalité bienvenue dans le cas où peu de joueurs seraient intéressés par telle ou telle mission, vous forçant alors à attendre indéfiniment quelqu’un pour espérer la faire. Les failles Helix sont également à faire au moins une fois chacune, mais comme je l’ai mentionné, elles sont toutes soignées et agréables à jouer tout en proposant un vrai petit défi de parkour.

On trouvera également plusieurs trophées qui nécessitent d’effectuer des actions spécifiques peu difficiles ou alors sympathiques à faire, tel qu’assassiner un certain nombre d’ennemis avec un type d’arme précis, regarder la vue d’un balcon ou une pièce de théâtre, effectuer des rénovations, libérez des avant-postes, etc. Il s’agit donc d’actions qui, si vous ne les aviez pas déjà faites au hasard, seront faites avec plaisir tant cela prolonge l’expérience de jeu.

Mais une terrible sensation de trop-plein

Fantastique cette première partie de trophées, n’est-ce pas ? La suite risque de vous faire changer d’avis voire même carrément de vous écoeurer (je pèse mes mots).
Il y a un vrai problème avec une partie des trophées d’Assassin’s Creed Unity : les développeurs ont-ils pensé aux joueurs visant le platine ? Il y a sérieusement de quoi se poser la question quand on voit les trophées liés aux collectibles ainsi qu’à certaines activités annexes.

Tout d’abord, les résolutions de meurtre, nouveauté de ce jeu et pourtant toutes bien travaillées, ne sont pas toutes à faire : il suffit d’en effectuer une seule pour obtenir le trophée les concernant ! "Chouette alors ! Un platine rapide à obtenir !" me direz-vous sans doute.
Malheureusement non. Autant les meurtres à résoudre sont étrangement boudés par les trophées, autant les missions de clubs de réunion, non. Il vous faudra tout d’abord rénover chaque club (simple et rapide) pour débloquer 2 à 3 missions par club (20 au total) qui consistent quasiment systématiquement à tuer une ou plusieurs cibles : pour l’originalité, on repassera.
Les récits parisiens ? Ah non, eux aussi sont boudés par les trophées, il faudra seulement finir des récits précis pour débloquer un coffre caché (je vais revenir sur les coffres par la suite) !
Les missions d’entraînement sont également toutes à faire une fois : non, elles ne permettent pas de débloquer un coup étant donné que pour débloquer un entraînement il faut avoir obtenu le sujet de celui-ci. Au final, il s’agit surtout d’une perte de temps étant dans la mesure où chaque entraînement concerne un aspect du gameplay que vous maîtriserez avant de le faire…

Et nous y voilà enfin. L’ultime partie des trophées du jeu qui risquent de vous dégoûter/faire rager/passer sur TF1 pour meurtre à cause des jeux vidéo.

J’avais cité les énigmes de Nostradamus dans le contenu du jeu, qui sont en fait des énigmes vous indiquant vaguement la localisation d’une glyphe cachée quelque part dans Paris à trouver avant de débloquer la glyphe suivante. Il y a 18 énigmes dans le jeu de base (7 dans Dead Kings, vous en reprendrez bien un peu n’est-ce pas ?) contenant chacune au moins 3 glyphes ! Faites le calcul, vous allez passer un certain temps à cavaler dans Paris pour des glyphes qui au final vous débloquent 3 énigmes finales (après tout vous n’en serez plus à 3 près) qui offrent une tenue d'Altaïr en noir de Thomas de Carneillon (ou une arme dans Dead Kings) ainsi qu’un trophée de BRONZE !

Comment ? Un simple trophée de bronze pour avoir fini 18 séries de chasses aux glyphes ? Attendez la suite : les collectibles.

Les collectibles... Sorte de bête noire des chasseurs de trophées dans les jeux vidéo. Unity ne fera évidemment pas exception à la règle, il s’agit plutôt d’un cas d’école. Avant de détailler les collectibles et le cauchemar que constitue leur collecte, présentons-les. Il s’agit de collectibles cachés (il ne sont pas montrés sur la carte de base, ça ne serait pas drôle sinon) à révéler sur la carte en passant suffisamment près pour qu’une vision d’aigle puisse les mettre en surbrillance, que vous l’activiez ou non. Une fois révélé, il faudra alors l’atteindre en vous repérant avec la vision d’aigle pour connaître sa localisation exacte (sous terre ? dans une maison ?) pour ensuite le récupérer.
Il est possible d’acheter un bonus révélant coffres et cocardes sur votre carte moyennant des points Helix que vous obtiendrez au fur et à mesure de l’aventure, mais il faudra les avoir économisé, sinon c’est micro-transaction pour s’en procurer.

Alors, tout d’abord, il faudra obtenir tous les points Sync du jeu. Ces collectibles offrent des points de compétence qui permettent d’acheter différentes compétences très utiles pour Arno (voire même impératives pour les autres collectibles, notamment les compétences de crochetage). Alors ça semble intéressant comme collectibles, surtout dans les missions en solo où les points Sync sont sur votre parcours ou ne vous en détournent pas trop, mais quand ils sont cachés dans des lieux improbables en multijoueur, c’est absurde. Certains points Sync des missions multijoueur sont tout simplement introuvables sans un guide, comme par exemple un point situé au sommet d’un clocher situé à côté d’un des bâtiments où se trouve votre cible : cela casse complètement la coopération puisque vos alliés feront la basse besogne pendant que vous devrez aller escalader un clocher pour récupérer un simple point Sync.
Il faudra en outre collecter 100 cocardes rappelant les plumes du II ou encore les fragments d’Animus de Rogue, un classique des Assassin’s Creed assez chronophage.

Et enfin, le véritable calvaire de cette liste de trophée : les coffres. Pas moins de 294 coffres seront à ouvrir. Oui, 294. Et non, ils ne sont pas tous simples d’accès. En dehors de celui disponible après certains récits parisiens et à l'accès spécifique, une grande partie des coffres sont à l’extérieur, ou simples d'accès, et gardés par 4 ou 5 extrémistes qu’il faudra alors éliminer pour s’approcher du coffre (et ça sera VITE répétitif et ennuyant quand vous aurez décimé votre trentième groupe d’extrémistes gardiens d’un coffre), mais les autres sont carrément derrière des portes à crocheter, parfois de niveau 3 avant de devoir crocheter un coffre de niveau 3 lui aussi. Car oui, une fois atteint un coffre, il vous faudra souvent le crocheter pour l’ouvrir, et quand c’est un coffre à crocheter après une ou 2 portes elles-mêmes à crocheter, c’est le ras-le-bol. Rajoutez à cela des coffres cachés dans les égouts demandant un petit parcours difficile à deviner sans guide et vous aurez le trop-plein que constituent ces coffres… Pour un trophée de bronze !

 

Note : 2/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
14/20

Assassin's Creed Unity est un bon jeu (depuis les nombreux patchs) au contenu gigantesque mais difficilement suivi par l'aspect technique, probablement perfectionné dans les suites déjà annoncées sur PS4.
Il s'agit d'un jeu très agréable à jouer autant en solo qu'en multijoueur avec une ville de Paris magnifique mais qui souffre d'une liste de trophée malheureusement mal faite, qui vous poussera à en faire parfois trop, parfois trop peu.

Je recommande ce jeu :
Aux habitués des 100%, Aux fans de la série, À un public averti