Test : Apotheon


Apotheon
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Note des joueurs :
3.3/5 - 39 notes
Note des platineurs :
3.9/5 - 35 notes

Apotheon

ps4


31 trophées au total
0 trophée caché

3002 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 461 joueurs (15 %)
100% par : 461 joueurs (15 %)
Note du jeu
15/20
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Test du jeu
Apotheon

  • Test rédigé par V-Phantomhive le 13-02-2015 - Modifié le 07-12-2016



Introduction


Apotheon, une fresque mythologique épique.
Si la mythologie grecque a toujours constitué une source d'inspiration intarissable pour les dramaturges, poètes, philosophes, et même les scientifiques, il faut bien reconnaître que du point de vue vidéo-ludique, la civilisation hellénistique n'a été que très peu exploitée. Le plus souvent, le decorum grec n'a été qu'un prétexte pour créer des jeux d'aventure et/ou de plate-forme plus ou moins aboutis, tandis que les dieux constituaient de parfaits adversaires à combattre quitte à déformer quelque peu la réalité historique, ou tout du moins mythologique.

Difficile de ne pas penser à la série des God of War, beat'them'all nerveux et magistraux opposant un Kratos en quête de pouvoir à l'ensemble du Panthéon grec à travers des combats titanesques servis par une histoire ciselée mais finalement davantage centrée sur le personnage principal que sur la civilisation elle-même. Autre exemple avec Hercule, édité par Disney Interactive, certes accessible au plus grand nombre mais assez peu représentatif de la mythologie dans son ensemble.

L'approche proposée par Apotheon est toute autre. Loin d'être spectaculaire et arborant un design qui ne conviendra qu'aux puristes, le jeu se veut plus authentique, plus réaliste, d'une certaine manière. Alors que les dieux ont abandonné la Grèce et ont condamné son peuple à l'Oblivion, vous, Nikandreos, devrez partir à la conquête de l'Olympe pour tenter de comprendre la raison de ce délaissement soudain et pour tenter d'y remédier. Cette ascension vous donnera l'occasion de rencontrer des dieux baignant dans le luxe et l'opulence en proie à des querelles incestueuses. Développé par SickHead et AlienTrap, ce side-scroller tout en 2D est offert dès sa sortie aux abonnés du PlayStation Plus durant le mois de Février 2015, uniquement sur PlayStation 4.

Contenu du jeu


Sept dieux majeurs, cinq dieux mineurs, deux villes, quatorze lieux cachés et un inventaire gargantuesque. Vous êtes servis !
À la conquête de l'Olympe

Apotheon dispose d'un mode multijoueur local. Sans s'appesantir dessus, car ne présentant qu'un intérêt limité, sachez que ce dernier vous permet de combattre un ou une amie dans quatre arènes (dont une supplémentaire à débloquer après avoir fini le jeu) en configurant différents paramètres (armes, mouvements, etc.). Si l'initiative est bonne (notamment parce que le jeu en local se fait de plus en plus rare), ce n'est clairement pas l'un des atouts du titre, et encore moins un argument d'achat.

Le véritable attrait de ce jeu, c'est son mode histoire. Après un prologue prenant la forme d'un tutoriel pas franchement passionnant, vous parvenez enfin à atteindre les sphères célestes de l'Olympe grâce à la déesse Héra qui ne vous aide pas que par bonté d'âme. Vous rejoignez ensuite l'Agora, l'une des deux villes du jeu, et trois objectifs apparaissent alors sur votre carte : les Enfers d'Hadès, la forêt d'Artémis, et le palais resplendissant d'Apollon. Trois objectifs, et pas un : en effet, Apotheon laisse au joueur la liberté de décider de l'ordre dans lequel il souhaite défier les dieux, et ce sentiment de liberté sera présent tout au long de l'aventure.

Plutôt que de guider le joueur pas au pas, Apotheon prend le parti de faire du joueur le maître de sa réussite ou de son échec. Lorsque vous arrivez dans l'Agora, vous pouvez très bien décider de vous ruer chez Hadès, ou chez Apollon. Mais vous pouvez aussi choisir de prendre le temps d'explorer la cité, de rentrer dans les maisons pour y récupérer quelques pièces d'or ou munitions, et de faire un tour au marché pour parfaire votre arsenal. Prendre le temps d'explorer la ville dans laquelle on vient d'arriver est souvent payant : loin d'être anecdotiques, ces dernières contiennent non seulement des objets précieux qui vous permettront d'accéder à des zones secrètes ultérieurement dans l'aventure, mais aussi, et surtout, elles sont le lieu de résidence de certains dieux ! Au détour des ruelles de l'Agora, vous trouverez par exemple la maison toujours en fête de Dionysos, les champs de blé de Déméter ou le lieu de villégiature de la belle Aphrodite. Toutes ces rencontres potentielles constituent autant de quêtes annexes qu'il vous est possible, mais non obligatoire, d'accomplir. De manière très subtile, le jeu laisse ainsi au joueur la liberté d'écrire sa propre histoire, à son rythme.

Que vous décidiez ou non de rencontrer ces dieux mineurs, il est un dénominateur commun à toutes les divinités : chacune réside dans un lieu unique et nécessitera une approche différente pour espérer en triompher. Si la carte de l'Olympe peut sembler austère, sachez que chacun des mondes renferme une atmosphère qui lui est propre. Pour le dire autrement, il ne s'agit pas d'affronter les dieux à la suite sans aucune cohérence, mais bien de s'immerger préalablement dans leur univers pour avoir ensuite une chance de les rencontrer, et de les défier. Ainsi, une rencontre avec Hadès passera nécessairement par la traversée du Styx en compagnie du passeur Charon, qui vous mettra lui-même à l'épreuve. Artémis, la déesse de la chasse, vous imposera de traverser une forêt luxuriante et d'affronter différentes créatures féroces afin de prouver votre valeur. Si vous décidez de rentrer chez Dionysos, le dieu des fêtes et du vin, vous devrez vous livrer à une intense séance de beuverie pour que ce dernier daigne vous prêter ses pouvoirs. On pourrait continuer ainsi et détailler le processus de collecte des pouvoirs des douze dieux, mais ce serait vous spoiler : retenez seulement que chaque nouvelle rencontre renouvellera votre manière de jouer, en alternant phases de plate-forme, de réflexion, de course, d'exploration, et d'action. Des rencontres qui, encore une fois, sont laissées à votre libre appréciation quant à leur déroulement chronologique.

Dans la cour des grands

Lorsque l'on s'apprête à défier les dieux, il faut prévoir un armement conséquent. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Apotheon n'a pas fait les choses à moitié, en proposant au joueur un inventaire exhaustif et une composante de gestion très développée (pour le genre).

Concernant l'armure du héros, tout d'abord. Si vous démarrez pauvrement vêtu au début de l'aventure, vous obtiendrez progressivement un équipement de plus en plus performant. Jambières, protections dorsales et ventrales, casques... sont autant de pièces que vous pourrez trouver dans des coffres ou acheter au marché local. Interchangeables à tout moment, et ne pouvant jamais être détruites, leur principale fonction consistera à diminuer les dégâts reçus, vous permettant de vivre (un peu) plus longtemps. En fonction des quêtes secondaires que vous aurez accomplies, vous pourrez même obtenir un équipement original, mais nous n'en dirons pas plus !

Niveau offensif, notre cher Nikandreos a de quoi faire pâlir d'envie les plus grands collectionneurs du monde. Dans sa main gauche, vous pourrez l'équiper soit d'une torche, utile pour éclairer les grottes et autres souterrains, soit d'un bouclier, indispensable lors des affrontements. Si l'on part avec des boucliers réduits qui ne protègent qu'une toute petite partie du corps, on en obtient assez vite des plus conséquents, certains d'entre eux disposant même de pouvoirs spéciaux : renvoi des projectiles, régénération de la résistance, éclairement des zones sombres... etc.
Cette palette d'objets, déjà impressionnante avec les boucliers, trouve son paroxysme dans les armes. Dans la main droite du héros, vous pourrez équiper soit des armes à deux mains (arcs, frondes...), soit des armes dédiées aux affrontements frontaux. Et là, c'est un véritable arsenal de guerre. Épées, lances, javelots, haches, dagues, sabres, couteaux, poignards, pieux, tridents... Tout est bon pour perforer du dieu grec. Puisqu'une aucune limite n'est imposée, vous pouvez changer d'arme (et donc de stratégie) à tout moment. Dès que vous en ramassez une, elle est automatiquement ajoutée à votre inventaire, et utilisable dans l'instant qui suit et peut se remplacer à tout moment.

Mais ce n'est pas tout ! En plus de cet équipement digne d'une armée, vous pourrez aussi trouver et acheter différents objets pour vous faciliter les combats. Pêle-mêle, on trouve : des explosifs, des pièges à loup, des flasques pour invoquer des loups, des flasques pour invoquer des corbeaux (!), des flasques pour invoquer des squelettes, des potions pour vous soigner, des potions pour devenir invincible, des potions pour devenir invisible, des forges pour réparer votre armure... Bref, tout ce que l'on pourrait trouver dans un RPG digne de ce nom.



Vous l'aurez compris, Apotheon dispose d'un contenu plus que satisfaisant. Chacune des minutes du jeu est parfaitement meublée, car il y a toujours quelque chose à faire : un dieu à affronter, une quête à effectuer, un bouclier à réparer, une potion à crafter. Comptez dix heures de jeu en jouant activement, et quelques unes de plus si vous visez le 100%.

 

Note : 5/5

Aspect technique du jeu


Chaque environnement dispose d'une esthétique qui lui est propre.
Une direction artistique atypique assumée

Vous l'aurez sans doute remarqué à la vue de ces images : Apotheon bénéficie d'un traitement de l'image très particulier. Visuellement, le jeu s'apparente à une céramique qui prendrait vie et se déroulerait sous nos yeux à travers une succession de décors en 2D, toujours travaillés et colorés. Ici, la forme est aussi importante que le fond : la plongée dans le monde grec se fait non seulement via sa mythologie, mais aussi via ses arts (la céramique) à travers l'imaginaire collectif. Difficile de prendre position sur ce sujet : certains adoreront cette originalité, revendiquant une immersion de tous les instants, tandis que d'autres seront totalement rebutés, surtout en ayant à l'esprit God of War.

Quoi qu'il en soit, le travail apporté sur l'ensemble du jeu se révèle convaincant et cohérent. Chaque environnement possède une atmosphère harmonieuse. Le Royaume d'Hadès, sombre et lugubre, vous plongera dans une obscurité quasi totale ; la forêt d'Artémis, quant à elle, sera dépeinte par le biais de très beaux paysages alternant subtilement toutes les nuances du vert. Chez Poséidon, ce sera bien évidemment le bleu qui dominera, à la fois ciel et roi. Les contours étant parfaitement définis, on identifie sans la moindre difficulté les objets, les animaux, les personnages, le tout se superposant sans perdre en lisibilité. Un travail soigné et peaufiné.

Au niveau de la bande-son, le jeu n'est pas non plus en reste notamment grâce à des doublages entièrement parlés... mais anglais. Les voix sonnent toujours justes, et il en va de même pour les bruitages traitant des entrechoquements des armes. Les musiques sont légères et ténues : sans jamais s'imposer, elles contribuent à développer les différentes atmosphères véhiculées par le Mont Olympe sans jamais être dans l'excès ou dans la démesure, loin des thèmes guerriers des superproductions hollywoodiennes. Du travail d'orfèvre.

Apotheon, Dieu du Bug venu du Mont Crash

Malgré cette apparente maîtrise, le jeu souffre de sérieuses lacunes techniques. Si les développeurs ont promis de publier un patch visant à y remédier, il y a fort à parier qu'elles ne seront pas toutes corrigées, tant il y a.

Actuellement, le principal point noir du jeu réside dans ses crash. Très souvent, trop souvent, le jeu plante, pour des raisons incompréhensibles. Vous ouvrez un coffre ? Le jeu plante. Vous changez de zone ? Le jeu plante. Vous restez immobile sans bouger ? Le jeu plante quand même. Il serait mensonger d'affirmer que cela se produit de manière systématique : mais, à titre personnel, nous avons recensé 18 plantages en 15 heures, ce qui aboutit tout de même à une moyenne supérieure à un crash de l'heure. Si ce n'est pas foncièrement gênant du point de vue des sauvegardes (le jeu en gère trois en automatique), nos nerfs n'en restent pas moins mis à rude épreuve : devoir relancer le jeu simplement parce que vous avez eu l'audace de riposter à une attaque, c'est énervant.

Le tableau s'assombrit encore en raison de la présence de nombreux bugs, quelques uns prêtant à sourire, d'autres beaucoup moins. Si vous explorez le jeu dans ses moindres recoins, vous en découvrirez forcément : ce sera un escalier invisible vous donnant l'impression de "marcher dans le ciel", un mur pouvant être traversé, un coffre pouvant être ouvert alors que vous à l'étage du dessous, ou, encore mieux, la possibilité de vous retrouver hors du décor tel qu'initialement conçu. En l'occurrence, rien d'alarmant : à proprement parler, ces bugs ne gênent pas votre progression, ils ne sont ni plus ni moins qu'un indicateur d'un codage présentant quelques défauts.

En revanche, c'est beaucoup plus problématique au niveau des trophées, impactés eux aussi par ces bugs. Actuellement, le platine est impossible à obtenir, en raison de deux trophées qui ne se débloquent pas alors qu'ils le devraient. Là encore, les développeurs ont promis que ces manquements seraient corrigés lors de la prochaine mise à jour : on ne peut qu'espérer qu'ils tiennent parole.



Mise à jour du 23/02/2015 : Le patch tant attendu vient enfin d'être publié. Celui-ci est sensé corriger la majeure partie des problèmes évoqués ci-dessus, et rend désormais le platine du jeu accessible. Si vous lisez ce test après cette date, vous pouvez donc considérer que ces défauts techniques ne sont pas d'actualité. Néanmoins, nous n'avons pas pu vérifier l'efficacité du patch par nous-mêmes, et nous ne pouvons donc pas garantir que toutes les défaillances ont disparu.

 

Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Les affrontements contre les dieux ne prendront pas toujours la forme d'un combat frontal. Ici, l'ingénieuse Athéna vous demandera de résoudre une série d'énigmes.
Une fresque protéiforme dépaysante...

Apotheon, c'est une plongée de plein pieds dans la mythologie grecque. À travers la conquête de l'Olympe, le jeu nous offre la possibilité de découvrir les dieux de cette civilisation sous le prisme de la conquête et de leur future déchéance. Tantôt hargneux et vindicatifs, tantôt aimants et compatissants, on y découvre des divinités finalement très humaines, mais toutes uniques. En laissant au joueur la liberté des confrontations, on parvient à se créer sa propre histoire, sa propre destinée, d'une certaine manière. On vit les échecs et les victoires de Nikandreos à ses côtés : mieux, à sa place. Pour renforcer un peu plus l'immersion, diverses stèles narrant l'histoire de telle ou telle divinité émaillent le jeu, souvent composées de citations d'auteurs grecs tel qu'Homère.

Plus encore que les confrontations, ce sont les chemins qui y mènent qui sont les plus plaisants à découvrir. Chaque nouveau monde nous donne à réfléchir quant à notre manière d'agir et réveille la part d'explorateur qui est en nous. On s'émerveille des paysages sous-marins du monde de Poséidon comme l'on se terrifie dans les Enfers d'Hadès. Grâce à une bande-son de qualité et à des dialogues élaborés, le jeu parvient à capter notre attention, suffisamment pour nous pousser à acquérir un pouvoir, puis le prochain, puis le prochain... Ce voyage quasi initiatique permet de mieux comprendre le culte que les grecs vouaient à leurs dieux, ces derniers faisant partie intégrante de leur vie.

D'ailleurs, ces êtres supérieurs multiplient les clins d’œil extradiégétiques au spectateur : ainsi, on surprend Hadès à évoquer le mythe d'Orphée et Eurydice, tandis qu'Arès se remémore non sans colère son année de captivité. Et que dire de la relation conflictuelle entre Héra et Zeus et de la rivalité entre Hélios et Apollon ? Indéniablement, Apotheon prend le joueur à partie et établit avec lui une connivence interactive, loin de tout documentaire. Affronter un dieu, c'est en apprendre plus sur lui, chacune des épreuves étant directement liée à son champ de compétence.

... ponctuée de défauts persistants

Malgré tout le plaisir que l'on peut prendre à conquérir le Mont Olympe, de nombreux motifs d'insatisfaction viennent entacher l'expérience. Il y a, bien sûr, tous les problèmes techniques évoqués dans la section précédente, non négligeables. Mais il y aussi un élément propre au gameplay. En multipliant les armes et autres objets à confectionner, les développeurs ont inutilement chargé l'inventaire de jeu et ont amené de la confusion au sein des combats. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que la plupart du temps, notre personnage se promène avec sur lui 7 épées, 5 lances, 10 types de flèches, 15 bombes et 6 potions, toutes et tous avec des effets et des attributs différents. Si bien qu'en plein combat, il n'est pas rare que, totalement désemparé, on se mette à attaquer avec tout ce qui nous passe sous la main en espérant en finir au plus vite.
Bien sûr, les adeptes de stratégie pourront y trouver un avantage, mais honnêtement, quel est l'intérêt de créer des armes et des objets que nous n'utiliserons jamais ? Dans un RPG avec une longue durée de vie, cette variété, cette profusion, aurait été indispensable ; ici, elle est inutile, pire : handicapante. Il aurait sans doute été plus pertinent d'épurer l'inventaire et de restreindre la palette des armes quitte à leur attribuer des effets (feu, glace, eau...).

De plus, la conception des affrontements n'est pas de nature à favoriser l'utilisation de nombreux artefacts. Dans la mesure où l'on est toujours à 1 contre 3 ou 4, il faut souvent se rabattre sur une arme, efficace de préférence, et ne pas en changer en plein combat. Mais ce qui est encore plus surprenant, c'est que les ennemis se mettront à reculer lorsque vous leur porterez des coups, à avancer lorsqu'ils tenteront de vous en porter un, ou à sauter dans tous les sens si vous saisissez votre arc ou votre fronde. Loin des mêlées sanguinaires telles que l'on peut les concevoir inconsciemment, les affrontements dans Apotheon s'apparentent davantage à des ballets organisés dans lesquels il faut appuyer sur la bonne touche au bon moment, en priant pour ne pas avaler une potion de lumière alors que l'on voulait boire une potion de soin. Même si le tout s'assimile au fur et à mesure, il n'est pas rare de se retrouver avec la mauvaise arme en plein combat, ou de ne tout simplement pas savoir laquelle utiliser. C'est particulièrement vrai lorsque vous explorez les deux villes et que toute la garde céleste vous tombe dessus parce que vous avez eu le malheur d'invoquer un corbeau.

Enfin, la barrière linguistique pourra s'avérer rédhibitoire pour un grand nombre de joueurs. À la différence de quelques titres qui proposent un anglais "basique", l'anglais d'Apotheon nécessite clairement plus que des connaissances sommaires pour être parfaitement compris. Les stèles notamment resteront inaccessibles pour un ensemble de joueurs, ce qui est regrettable dans la mesure où le jeu souhaitait justement diffuser plus largement la culture grecque. Sans aller jusqu'à dire que cela nuit au plaisir du jeu, on ne peut cependant que s'attrister de laisser de côté des éléments descriptifs simplement parce que l'anglais proposé est beaucoup trop complexe.



Disposant d'une durée de vie satisfaisante, de trois modes de difficulté et d'un jeu en local, Apotheon possède pour lui de très bons arguments, en raison d'une narration impeccable et d'une direction artistique des plus originales. Néanmoins, sa prise en main laborieuse et son anglais intégral pourront en rebuter plus d'un, surtout si on ajoute à cela les problèmes techniques déjà mentionnés.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Les différentes quêtes secondaires vous amèneront dans de nouvelles zones d'exploration insoupçonnées. Dommage que le trophée lié à celle-ci soit buggé...
Un Dieu des trophées généreux et inspiré...

Apotheon dispose d'une liste de trophée en parfaite osmose avec les thèmes qu'il aborde. Une grande majorité des trophées sont liés aux pouvoirs des dieux, majeurs comme mineurs, ce qui vous poussera à tous les rencontrer. Une autre partie concerne les quêtes annexes, toujours intéressantes à réaliser car vous donnant accès à de nouvelles zones. Enfin, on retrouvera quelques trophées traditionnels liés à la difficulté ou aux collectes : sur ce second point, il n'y a pas d'inquiétude à avoir, la plupart des coffres étant indiqués sur la carte locale et leur nombre total sur la carte mondiale.

La liberté accordée au joueur dans son évolution scénaristique se retrouve dans sa chasse des trophées : en fonction des dieux rencontrés, il est possible d'obtenir tel trophée plutôt qu'un autre prioritairement, et vice-versa. Ne demandant quasiment aucun effort particulier au joueur, ayant des icônes inspirés, des valeurs très souvent élevées et un trophée de platine, cette liste a, à priori, tout pour convaincre. À priori...

...mais buggé

... car il ne faut pas oublier les trophées buggés ! Si, en l'état actuel des choses, un glitch permet d'obtenir le trophée lié à la difficulté Olympienne en une seule partie, les choses sont nettement moins avantageuses du côté du trophée Treasure Hunter et Divine Wrath. Le premier, comme nombre de ses confrères, vous demande de mener une quête annexe qui vous mène jusqu'à un navire échoué. Normalement, le trophée devrait se débloquer dès lors que l'on pénètre dans ce navire : ce n'est pas le cas. Le deuxième, quant à lui, vous demande de trouver toutes les armes rares de l'Olympe : mais même lorsque vous les avez toutes en votre possession, celui-ci se refuse à vous accorder ses faveurs. Impossible de savoir quelle arme pose problème, naturellement. Dans l'attente d'un patch éventuel, un mot résume parfaitement la situation : FRUSTRATION !



Mise à jour du 23/02/2015 : Le patch tant attendu vient enfin d'être publié. Le platine du jeu est désormais accessible, et la note de section a été modifiée en conséquence.

 

Note : 4/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
15/20

Dans la balance des qualités et des défauts, Apotheon est quasiment à l'équilibre. Si son scénario original suscite de l'intérêt et si sa direction artistique fascine, ses problèmes techniques agacent et ses trophées buggés frustrent. Le jeu se ferme encore des portes en raison d'une prise en main laborieuse et d'un anglais intégral. À destiner prioritairement aux amoureux de la civilisation grecque et aux joueurs les plus conciliants.

Je recommande ce jeu :
Aux spécialistes du genre, À un public averti